|
Les nouveaux weblogs de la vie publique ou le retour à Versailles
Les plus optimistes parleront d’émergence
de l’agora électronique [1], d’autres craindront le pire devant
la naissance de la blogosphère française. Si nos hommes politiques sont
allés chercher l’idée aux Etats-Unis (ils auraient pu s’inspirer d’excellentes
réalisations en Europe), une première différence s’impose immédiatement :
il est de coutume, dans les blogs américains, de conserver en ligne
l’ensemble des envois, quelques soient les opinions émises par les auteurs
des textes envoyés ; certains de nos responsables publics ne partagent
malheureusement guère ce respect de l’avis de chacun, arc-boutés sur
les vielles pratiques de l’interdit et du défendu républicains - on
ne montre pas, on ne dit pas, on n’est pas…-, On se met ainsi à rêver, pratiquant une prospective rétrospective - pratique, que l’on nous pardonne cette formule, si chère par les temps présents aux consultants organisateurs de colloques internationaux (quoique réservés aux intervenants français) sur l’avenir de nos villes… « Le bon vieux temps de 2020 » aurait ainsi été un bien meilleur titre pour l’une des journées à laquelle il nous a été donné récemment de participer.
Un long silence s’en suivit et nous repartîmes pour Paris. Depuis, en parcourant les weblogs de quelques politiciens, il nous est difficile de ne pas voir là en effet une autre différence avec l’agora électronique américaine. Laura Garcia Vitoria [1] Laetitia Mailhes, Les Echos, 3 mars 2004
|