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De Roland Barthes - dans ses Mythologies (1957) notamment - à Umberto Eco - dans quasiment l’ensemble de ses œuvres et singulièrement ses travaux de sémiologie tels que l’Oeuvre ouverte (1962) -, nombreux sont ceux qui pourtant nous auront avertis tout au long de la seconde moitié du siècle passé : nous ne pourrions en rien travailler les uns et les autres aux constructions de sens qui accompagnent nos démarches au quotidien si nous nous mettions à oublier les trames symboliques sur lesquelles se sont construites nos sociétés et si, par un malheur qu’il nous faudrait expier bien longtemps, nous n’accordions l’attention et la place qu’il convient aux signes qui sont ceux de nos convictions et de nos engagements. Quels ignorants auront donc oublié que la barbe se voulait d’abord signe d'apostolat et de pauvreté, manifeste fort de qui critiquait la modernité et son soi-disant bon sens où se trouvent si bien enracinés le refus de l'altérité, la négation du différent, le bonheur de l'identique et l'exaltation du semblable. Barthes nous aura pourtant alerté sur le danger qu'il y a à confondre le signe et le sens et à ne plus voir les signes apparents au risque de perdre le sens caché au travers de ce qui permet précisément de reconnaître et de distinguer. Les pseudo-débats actuels autour des signes religieux et où le port de la barbe par exemple a pu être évoqué comme pouvant être potentiellement de mauvais aloi n’ont ainsi pu qu’exhiber au premier plan l’invraisemblable inculture qui justifie des propos que seule peut excuser la totale ignorance de tous les travaux menés au cours des deux derniers siècles au moins sur ces questions. On aura donc même oublié l’héritage de Constantin - ce n’est pas et de loin le seul domaine où se manifeste un tel oubli - et par exemple la force du symbole de Nicée sur lequel l’Europe s’est construite. Et si nous écoutions nos amis polonais ou espagnols ?. http://www.arenotech.org A lire, à lire, à lire...:
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