|
L’aventure de la présente tribune a commencée en 1998 avec l’idée développée au sein d’un club parisien alors bien connu pour son attachement au développement des technologies de l’information au service d’une société civile qui s’estimait d’autant mieux outillée pour affronter les défis de développement culturel et technologique qu’une partie du monde politique. Il s’agissait alors d’utiliser sur Internet les antécédents historiques d’un tel positionnement et la démarche des cahiers de doléances nous apparut à cet égard comme pertinente : l’objectif n’était certes pas de reprendre le processus en tant que tel, mais de réfléchir à ce qui pouvait le mieux permettre l’expression des opinions les mieux fondées et de donner la parole à ceux qui, du fait même de leurs activités quotidiennes, étaient bien placés pour connaître ce dont ils parlaient. Il s’agissait donc d’écouter notamment ceux qui étaient à même d’esquisser une véritable approche prospective de l’évolution économique et sociale. Notre groupe aboutit clairement à ses fins en évoquant à la fin du siècle dernier des sujets tels que l’instauration d’une gestion de la relation citoyen dans les collectivités. On se rappellera notamment d’une séance à l’Hôtel de Soubise où une conservatrice nous présenta quelques exemplaires de cahiers de doléances et où le débat porta sur les stratégies rhétoriques mises en oeuvre à la fin du XVIIIème siècle et sur leurs potentiels équivalents contemporains. Au fil des ans, les discussions - la plupart du temps en ligne - et les informations qui nous étaient transmises se firent plus nombreuses et diverses. Des synthèses en étaient mis en ligne sur le site d’ARENOTECH, l’ONG qui dès le début participa à l’aventure et qui continuera d’ailleurs de nos accompagner. Le Club d’Analyses Prospectives organisa de son côté, dans ce cadre, de mémorables dîners-débats, autour notamment des nouveaux horizons de gestion de la connaissance. Aujourd’hui, l’émergence d’une économie et d’une société basées sur le savoir et l’expertise nous semble mériter que l’aventure puisse continuer de manière plus ample et plus ouverte. En débattre apparaît plus que jamais comme essentiel et urgent. C’est le Club ALOR (A l'ombre de la République) qui en constitue le noyau d’analyse et de débat : la Tribune Libre sera son espace d’expression et celui de tous ceux qui voudront nous y rejoindre. |