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La réforme de l'Enseignement supérieur par l’immobilisme
Par Jean Louis P. MOSER
Le propos reproduits ici l'ont été
librement
et n'engagent pas les institutions auquels appartiennet leurs auteurs
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L’article
parue dans le journal « LE MONDE » du mercredi 21 septembre 2005 à
propos de la réforme, m’inquiète et me fait douter de la volonté à réformer
l’enseignement supérieur voire l’enseignement tout court. Depuis des lustres,
tous les hommes politiques préconisent une modernisation de l’enseignement,
mais les propositions laissent encore de beaux jours au système du mandarinat
universitaire. Son avenir reste assuré……. et celui des Grandes Ecoles aussi.
- Il faut moderniser.
- Il faut augmenter les budgets.
- Il faut réformer………….
Mais surtout ne remettons pas en cause nos statuts,
nos positions hiérarchiques et nos privilèges. Voila ce qui est dit et écrit
par certains membres du corps de l’enseignement supérieur.
- L’article du Monde aurait pu être signé par l’un d’eux.
- Le constat décrit dans cet article et les propositions qui en résultent
ne changeront pas la problématique et surtout n’apporteront pas de solution
de fond.
- L’université est peuplée de
mandarins qui ont pour vocation la défense de leur corporatisme.
- L’intérêt personnel supplée les obligations liées leurs missions.
Pour réformer durablement les Universités :
- Il faudrait considérer les universités comme des viviers pour les entreprises,
pour la recherche (fondamentale et expérimentale) et le développement. Les
étudiants ne sont pas les sherpas des professeurs/chercheurs.
- Certains étudiants reproduisent depuis trop longtemps le même mode
de pensée et d’autres, la grande majorité, en sont révoltés.
- Combien de ces éminents professeurs/chercheurs sont en dérogation d’enseignement
et laissent la charge du transfert de savoir à leurs chargés de cours (souvent
les doctorants du professeur) ou des enseignants vacataires?
- De même si on observe attentivement les publications de ces enseignants,
elles sont souvent extraites des travaux effectués par leurs étudiants.
- Lorsque ces éminentes personnalités se trouvent devant un aréopage d’étudiants,
les cours émanent directement du livre qu’ils ont écrit, il y a un certain
temps sans mise à jour récente. Bien sur l’achat de cet ouvrage est obligatoire
et incontournable pour l’obtention du diplôme.
- Il serait peut être intéressant que ces professeurs/chercheurs se remettent
en cause et tiennent compte de leurs missions et de leurs obligations.
- Trop rares sont les professeurs/chercheurs pour qui l’enseignement et la
recherche sont de réelles implications. Ceux la sont les oubliés du système.
Ils manquent de moyens financiers et techniques qui sont littéralement absorbés
par le star système de l’enseignement supérieur.
Cessons l’Eloge de la Suffisance
pour l’Eloge de la Connaissance.
Le deuxième point que je souhaite aborder :
l’autonomie des Universités.
- Si le concept est excellent, le constat de l’application reste à modifier
fondamentalement.
- Le Président et les membres du conseil d’administration sont élus.
- La main mise par les corporatistes fait le reste. Les petites et grandes
manœuvres n’amènent pas le meilleur manager à la tête d’une aussi grande
entreprise.
- L’université doit être dirigée par des personnalités compétentes, au fait
de la réalité sociétale, environnementale et économique et ne doit pas satisfaire
les divers ego des enseignants à la recherche de compromis et d’avantages
divers et variés.
- On observe des filières, préconisées et défendues par les universités, qui
dirigent les étudiants directement vers des contrats de chômage à durée indéterminée.
- Une coopération opérationnelle entre les acteurs économiques et les universitaires
devraient être mise en place avec un réel souci de proposer aux étudiants
qui sont les « clients » des universités des réelles possibilités
d’avenir.
- Il faut désenclaver l’Université en la considérant comme un acteur dans
le dispositif économique de notre pays.
- Pour ce faire, je propose un changement de paradigme. L’université devient
un « prestataire » au service de ses « clients » qui sont
les étudiants, le monde économique, la recherche et le développement.
- Des stratégies de Benmarking et d’Intelligence Economique sont à mettre
en place par des équipes opérationnelles et compétentes.
- Il ne s’agit pas d’ouvrir la vanne budgétaire pour satisfaire des ego sur-dimensionnés
mais de répartir ce qui existe de manière réfléchie et factuelle et par voie
de conséquence les acteurs financiers privés, se sentant partie prenante,
participeront également à croissance et au développement des universités.
- L’Université n’est pas un champ
clos mais un acteur à part entière du développement de la France
Cessons le culte du protocole pour le transférer
vers le culte de la réussite