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Le gouvernement étatise encore plus les associations
Il a d’abord proposé un "nouveau partenariat entre l’Etat et les associations". En quoi consiste ce partenariat ? En l’arrosage d’argent public. Le Premier ministre annonce le versement de 100 millions d’euros complémentaires pour soutenir et développer l’action associative dans les quartiers défavorisés. Il devrait d’abord savoir comment sont utilisés les 7 milliards d’euros consacrés à la politique de la ville. Et avec quels résultats ? Ensuite, il s’engage à ce que 50% des subventions soient versées
dès le premier trimestre (sic) et confie à la Caisse des dépôts et consignations
le soin d’organiser un "Centre de ressource national" permettant
de faciliter la mobilisation de l’épargne publique. Argent public dépensé
sans aucune évaluation, encore un "machin" administratif créé
et le recours au financement grâce à l’épargne et la Caisse des Enfin, le Premier ministre s’attaque au statut de bénévole en instaurant des "aides concrètes" comme les "titres repas" ou "la couverture assurance dont le financement pourrait être en partie pris en charge par l’Etat". Un connaisseur raffiné de la langue française comme Dominique de Villepin devrait savoir qu’un bénévole est quelqu’un qui "fait quelque chose sans obligation et gratuitement" (Le Petit Robert). Si l’Etat se met à l’aider grâce à différents avantages, sa mort est déjà programmée. La société civile est déjà étouffée en France, mais ces dernières dispositions vont sûrement contribuer à sa destruction complète. NL La
Lettre de l'iFRAP |