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Programme
Le concept de savoir organisationnel apparaît au milieu des années soixante-dix. A la base de l’apprentissage organisationnel se développe l’idée qu’un système est une construction cognitive et qu’il peut donc apprendre et ainsi développer son intelligence et résoudre des problèmes complexes. Pour Alain Bouvier, « une organisation intelligente ou apprenante est un système d’action, de conduite de l’action et d’apprentissage collectifs, qui s’organise pour apprendre en permanence, capitaliser ses savoir-faire et ses compétences, pour les transmettre et se transformer volontairement pour atteindre ses objectifs en fonction des évolutions de son environnement, de ses ressources, de sa culture, et des représentations des groupes d’acteurs en son sein » [1]. Elle s’inscrit clairement dans le paradigme systémique et la pensée complexe. Un système, une ville, un territoire peut ainsi être dit intelligent lorsqu’il réunit certaines caractéristiques récemment énumérées par Alain Bouvier [2]. S’il privilégie naturellement les apprentissages de l’ensemble des acteurs, il est surtout constitué et structuré à partir de savoirs - notamment des savoirs organisationnels - et de savoir-faire. Il favorise et valorise naturellement toutes formes de partenariats et de coopération et naturellement le travail en réseau, mais il est surtout imprégné d’une culture de l’expérimentation, de l’innovation, de la qualité et surtout du benchmarking. Il a naturellement une culture aussi de l’évaluation - doté qu’il est d’indicateurs et d’instruments de mesure - et se trouve fortement articulé à son environnement. Laura Garcia Vitoria. L’analyse
du réseau européen des villes numériques relative
aux futurs axes strategiques Ma
ville numérique - Mi
ciudad digital Expériences
(ancien site du RVN) [1] Alain Bouvier, Management et Sciences cognitives, Paris, 2004 |