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SEMINAR ARENOTECH "
EUROPEAN PROJECTS, EXCELLENT NETWORKS |
| Introduction au rapport du Séminaire à l'Hôtel de Ville de Paris en juin 2003 Quelques
mots et formules clefs La
genèse d’une société locale de la connaissance met en œuvre des vecteurs
complexes et multiples. Elle ne suppose pas seulement une identification
de leurs apports réciproques, mais également une réelle connaissance de
leurs articulations suivant les horizons culturels en jeu. Une société de la connaissance déclinée ou non à l’échelle locale est un horizon mental avant tout constitué de liens, de mises en rapport, de connexions diverses. D’où l’importance de la création de nouveaux espaces et de nouveaux lieux aux contours encore difficiles à imaginer. Inventer de nouveaux lieux : Prenons l’exemple de Lahti, au nord d’Helsinki. La région était plongée dans une profonde dépression - quasiment tout au long de l’ultime décennie du siècle dernier - d’un environnement économique pour l’essentiel basé sur la fabrication traditionnelle de mobilier et les constructions mécaniques. Surtout, la collectivité ne possédait pas de véritable université locale, alors que les entreprises peinent à trouver les idées nouvelles nécessaires à un processus d’innovation sans l’appui d’universités, de laboratoires de recherche et de services high-tech. Un projet de stratégie régionale d’innovation a été mis sur pied et porté par Neopoli, un centre technologique régional. On sait que l’une des causes premières d’un déficit en matière d’innovation résident souvent dans un manque d’expertise dans la préparation des plans de développement [1]. Un service de gestion de l’innovation a été crée - Innopipe -, hébergé par le centre local que possède à Lahti l’Université technologique d’Helsinki, structure complétant l’action des centres de technologie. Innopipe soutient aujourd’hui entre 80 et 100 projets par an, qui durent de 3 à 12 mois environ. Ce qui a fait surtout la différence est un centre d’inspiration, qui encourage une réflexion tournée vers l’avenir. Il s’agit d’un lieu où les gens peuvent se rencontrer pour brasser des idées, élaborer des plans de développement ou des campagnes marketing. C’est une sorte de guichet unique où les gens reviennent autant de fois qu’il le faut. L’on ne peut que constater qu’un tel dispositif territorial - qui a fait l’objet d’une très large communication - a redonné une réelle confiance à l’ensemble des acteurs territoriaux. Penser un edutainment patrimonial :
par exemple ... apprendre l’image On évoque en effet à juste titre l’importance de conférer à tous nos contemporains - et non pas seulement aux plus jeunes - des capacités d’analyse de l’image. Pour cela, le concept d’apprentissage ludique, s’il est amené à couvrir des champs d’application potentiels considérables, ne doit pas nous amener à oublier très vite ses limites en la matière. Seules les innovations technologiques majeures que nous connaissons aujourd’hui, issues d’ailleurs notamment des laboratoires de recherche européens, peuvent nous y aider, de même - pour ce qui est surtout du domaine patrimonial - qu’un engagement fort en ce sens des collectivités territoriales. Trois axes majeurs se présentent à nous aujourd’hui en vue d’une approche pédagogique technologiquement exigeante, mais fondamentalement emprunte d’une démarche ludique respectueuse des horizons culturels. Il s‘agit là des trois principales voies mises en avant par les récentes analyses d’ARENOTECH.
Les scénarios prospectifs restent naturellement à écrire. Le programme de « Musée virtuel de la Méditerranée » de l’ONG ARENOTECH aura notamment pour mission de s’y employer. Gérer l’imaginaire local : La création artistique et culturelle a constitué, tout au long d’une histoire occidentale pluriséculaire, une composante majeure des stratégies de mise en exergue et d’attractivité, ceci aussi bien sur les plans religieux, politique ou économique. Nous avons tous noté le rôle nouveau des facteurs culturels sur les chantiers économiques de la globalisation et singulièrement la constitution de pôles de compétence territoriaux : ceux-ci apparaissent comme les chantiers les plus exemplaires de la globalisation, dans la mesure où leur succès est clairement dû souvent à un rôle nouveau des facteurs culturels dans l’aménagement des villes et régions européennes. Les polarités économiques et autres effets d’agglomération constituent aujourd’hui l’une des composantes des fortes mutations territoriales auxquelles nous assistons. Celles-ci s’inscrivent en effet dans une forte recomposition du système productif global où la place des vecteurs culturels s’avère prédominante au point de surprendre certains acteurs de la vie intellectuelle et des divers domaines de la création. L’ouverture de nouveaux espaces économiques coïncident notamment de la sorte avec celle de nouveaux lieux culturels - de véritables espaces pour des acteurs culturels locaux mis en réseau -. Une géographie européenne de la cyberculture dans le domaine des arts multimédia et de l'animation numérique permet ainsi d’observer le développement d’activités qui constituent aujourd’hui pour leur ville aujourd’hui de réels facteurs d’attractivité économique. Créer une géographie locale de l’immatériel :
par exemple... imaginer de vrais espaces virtuels de savoirs locaux La connaissance du tracé des réseaux haut et très haut débit, les zones de couverture des opérateurs de téléphonie mobile qu’il s’agisse de terminaux GSM ou GPRS, des espaces multimédia, des points d’accès Wi-Fi, des lieux de formation dans un quartier ou une petite villes, l’url des portails de services municipaux, des portails thématiques, des sites d’information géographique, des weblogs locaux les plus utiles, des spécificités des moteurs de recherche et la connaissance des algorithmes qui permettent une bonne diffusion de l’information…Mais ce ne sont là à l’évidence que des moyens nouveaux ou originaux parfois d’approcher ou d’appréhender des savoirs. Il s’agit de gérer les savoirs eux-mêmes, de les structurer en vue d’un bon usage à l’échelle locale : c’est donc une véritable gestion locale de l’information qu’il convient de mettre en place. Mais aussi : Mais aussi : En guise de conclusion très provisoire… Ce sont, sous des formes très diverses, de véritables entités locales de dissémination informationnelle et de gestion des connaissances qu’imaginent aujourd’hui certains créateurs. D’autres évoquent le nanomonde dans la culture globale. Peu importe au fond aujourd’hui la matérialisation de tels exercices de prospective. Ce qui compte, ce sont les besoins qui apparaissent et les exigences qui s’imposent à l’échelle territoriale. Les métaphores montagnardes des fossés et des fractures n’ont guère de consistance à ce stade. La société locale de la connaissance est et reste encore avant tout aujourd’hui un projet d’inclusion numérique. [1] Témoignage de Matti Lintuniemi (Université technologique d’Helsinki). |