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REVUE
VIRTUELLE ARENOTECH
La société apprenante 1/2004 LES VILLES DE LA CONNAISSANCE |
II - Les projets de Barcelone à la veille du Forum mondial de la culture
Pour évoquer Barcelone - souvent présentée comme une ville clef de l’administation électronique territoriale, il était indispensable d’esquisser ce rapide cyber tour d’Espagne. On comprend en effet que, quelques soient les spécificités catalanes bien connues, nous y trouvons développés des axes qui caractérisent de manière générale les cités ibériques les plus innovantes. Les termes d’innovation et surtout de connaissance s’y retrouvent de même dans la plupart de ses programmes relatifs aux technologies informationnelles.
C’est tout d’abord la dimension culturelle qu’il convient de relever : faire de la ville d’ici 2010 l’un des hauts lieux de convergence des flux d’une nouvelle culture numérique, sur la lancée même qui ont été ceux de son histoire même, et y assurer un « accès intelligent » pour tous qui y vivent et y travaillent.
On a beaucoup parlé de Barcelona activa, une agence de développement local crée pour assurer la promotion économique et de développement de l’emploi et de la coopération entre les entreprises ; parmi ses créations, on connaît le cibernarium, mais il faut citer aussi Barcelona Net activa, un portail de contenus et de services en ligne.
La transmission d’une information qui puisse se présenter réellement sous une forme interactive constitue de même l’un des objectifs majeurs du plan stratégique de Barcelone Métropole.
Les objectifs pour 2005 ne souffrent guère d’ambiguïté pour ce qui est de notre présente thématique : « Barcelone, est-il en effet écrit dans le troisième plan stratégique, doit s’identifier comme un territoire d’innovation constante » ou encore comme la « Ciudad del Conocimiento al alcance de los ciudadanos, y capital de sectores de nuevas actividades y de servicios en un marco de eficiencia y calidad ».
On
y rencontre certes les nécessités de l’alphabétisation digitale et de
la connexion électronique pour tous, mais aussi et surtout un plan de recherche
en partenariat avec les universités pour renforcer la création d’une société
locale de la connaissance, l’élaboration d’outils destinés au suivi d’une telle
construction territoriale et même création d’un « diseno urbano »
basé sur les infotechnologies. Le transfert de technologie est naturellement
omniprésent, ceci au travers de la création de centres adéquats permettant la
création d’entreprises à partir de technologies innovantes et surtout soutenir
avec force les projets permettant de créer des usages applicatifs à partir des
laboratoires de recherche : c’est la raison d’être par exemple du plan
« Barcelona biomedica ».
Le programme « Barcelone numérique » s’est donné - entre autres - pour objectifs la création de centres commerciaux virtuels (n’imaginant d’ailleurs pas qu’une grande ville européenne ne puisse se fixer à elle-même un tel défi), faciliter naturellement les infrastructures de connexion et surtout construire une administration numérique afin de mettre à disposition de tous les acteurs du développement urbain et, au-delà, de l’ensemble de la population - avant même les services électroniques - l’information la plus exhaustive possible.
Gestion de l’identité catalane au travers de l’organisation
du Forum mondial de la culture d’une part, mise à disposition de tous d’une
visibilité maximale sur toutes les possibilités de la ville en matière de compétitivité
innovante d’autre part : deux ingrédients majeurs qui permettent de caractériser
une ville numérique - un concept qui, on l’a vu lors de la journée
européenne organisée par le RVN à Logroño, suppose souvent en Espagne
comme dans un certain nombre d’autres pays
une approche certainement plus large et peut-être plus ambitieuse qu’ailleurs
-.