RAPPORT SUR L’ARENOTECH ET LA CONDUITE DU PROJET EUROPEEN MOSAIC.
I - LA NAISSANCE DU PROJET EN 1996
La formulation des objectifs qui seront les nôtres a commencé pour nous avec l’organisation d’un séminaire que j’ai dirigé avec André Loechel au Laboratoire de Recherches des Musées de France, le 18 octobre 1995. Ce séminaire a été suivi par l’organisation d’un second sur le thème « Art, Internet et les services en Ligne » à Université de Paris VII - Denis Diderot, le 27 février 1996, dont les conclusions ont elles-mêmes été une nouvelle fois reprises dans la communication « Art, histoire et Nouvelles Technologies », dans le cadre des “Rencontres d’Ecume” organisées par l’Ecole Supérieure de Commerce de Dijon (Salines d’Arc-et-Senans, 25 mars 1996).
Il était évident qu’une structure devait être crée pour porter les idées qui germaient autour de nous, au-delà même du groupe de recherche qui se développait. Ce développement s’est immédiatement traduit pour moi par deux conférences tenues à Madrid le 18 avril 1996 : « Les nouvelles formes de transmission du savoir au service de l’enseignement » à l’Université Nationale d’Enseignement à Distance de Madrid, et « Art et Langages: un défi de la transdisciplinarité », une communication au Congrès International LINGUA 96.
Il a été décidé, à l’occasion de l’organisation du colloque « Art, Enseignement et Multimédia » dans le cadre du Salon International des Musées au Musée Correr de Venise, le 25 avril 1996, de créer notre association, qui est ainsi née officiellement de l’Appel lancé au Musée Correr le 24 avril 1996, et regroupant les acteurs engagés au sein de la Communauté européenne - et dans les pays liés à celle-ci - dans la genèse d’une société de l’information et de la cognition. Une telle initiative trouvait également sa racine dans l’expérience du groupe de recherche “Syntagma 3” au sein du système de télé-enseignement ETSIT qui a rassemblé dès 1994 une trentaine de spécialistes de diverses disciplines, autour d’un projet européen d’enseignement de la langue espagnole par satellite que j’ai eu l’occasion de diriger personnellement : ceci constitue l’une des raisons pour lesquelles l’ARENOTECH a fait appel à moi afin de gérer MOSAIC pour la partie française.
Cet appel allait dès les semaines qui suivirent la manifestation vénitienne donner naissance à de nombreux colloques et séminaires dans le domaine des mutations éducatives et culturelles contemporaines ayant pour objectif commun ce qui sera l’esssence même du projet MOSAIC. Une telle synergie lui a permis de rassembler une grande partie des initiatives associatives en Europe ayant trait à l’impact des technologies de la société de l’information sur l’ingéniérie éducative et des possibilités offertes par l’accès multimédia au patrimoine culturel. A noter ainsi la co-organisation du Séminaire “Esthétique de la création » au Musée d’Art Moderne de Nice, en collaboration avec l’Université de Nice, le 9 décembre 1996, l’organisation de présentations en liaison avec la mairie de la ville de Pantin, le 14 novembre, ou avec l’ASTS le 19 septembre, mais aussi dans le cadre de deux séminaires : « Le Multimédia en Espagne et au Mexique » et « Education, Collectivités Locales et Société de l’Information » (Pôle Universitaire Léonard de Vinci les 27 septembre et 25 octobre).
Un moment important a également été la communication et la co-organisation du séminaire « Biens Culturels, Réseaux, Multimédia » à l’Université Polytechnique de Milan le 16 septembre. Ce séminaire continue d’ailleurs chaque année sur sa lancée et manifeste le lien très fort qui nous rattache au Politecnico - ce d’autant qu’a été annoncée par un représentant de la Commisssion l’acceptation de notre projet commun -. Dès avant l’été, nous avions d’ailleurs eu l’occasion de préciser nos objectifs en la matière lors du séminaire « Art, éducation, nouvelles technologies » par exemple au Conservatoire National des Arts et Métiers le 11 juin, ou encore de notre mémorable séminaire de conclusion pour l’année universitaire à l’Université de Paris VI le 4 juillet 1996.
Les débuts d’une stratégie communicationelle.
Depuis les débuts, nous avons souhaité que les médias accompagnent notre réflexion (le Gazzetino de Venise, les Dernières Nouvelles d’Alsace, Canal 51, Nice-Matin, Radio-France International…). MOSAIC - et les idées qu’il véhicule, sera ainsi omni-présents pendant près de cinq ans, et ce pour un projet durant officiellement dix-huit mois.Retour