7e Congrès européen de la Culture - Pamplune, 23-26 octobre 2002
Section X (« Femmes et Culture »).

Les bâtisseuses de la société de la connaissance.
Femme, éducation et emploi dans la science et la technologie.
Laura Garcia Vitoria, Présidente de l’ARENOTECH
(Association européenne Art - Education - Nouvelles Technologies)

Version espagnole

Responsable pour l’Espagne et la France pour ARENOTECH du projet européen WEST (programme CONNECT) de la Direction Générale de l’Education et de la Culture de la Commission européenne, aux côtés notamment de la Cité de la Science de Naples et de la Cité des Sciences et de l’Industrie de Paris, il nous a été donné de tracer un panorama général du rapport de la femme à la culture scientifique à l’ère des réseaux et des infotechnologies.

C’est le bilan de cette analyse que nous nous proposons de vous présenter à l’occasion de ce Congrès, ceci avant même notre intervention aux journées européennes de la recherche, les 13-15 novembre à Bruxelles, intervention où nous comptons exposer un certain nombre de nos préconisations pour ce qui est notamment de la femme dans la cité [1], mais aussi pour ce qui est de sa place dans les nouveaux horizons d’identité de nos territoires.

Mais il faudra pour ce faire se situer préalablement en posture d’observation des mutations contemporaines en matière de rapport aux nouveaux usages de communication  électronique et prêter une écoute attentive aux prospectivistes en la matière.

Nous souhaitons également ouvrir ici, avec le concourt de l’ensemble des participant(e)s à cette section, de tels résultats sur l’avenir. Nous verrons ainsi - et ce sera notre propos ultime - combien s’avère indispensable et urgente à nos yeux la création d’un réseau européen rassemblant tous les acteurs potentiels en ce domaine.

Le développement des technologies du numérique et la diffusion de leur usage représentent une réelle opportunité pour la femme.

Si naturellement elle possède l’outillage culturel qui nous est aujourd’hui nécessaire à tous pour disposer du recul nécessaire pour gérer au quotidien l’intégralité de nos héritages culturels, le positionnement de la femme à l’horizon scientifique du siècle à venir pourra s’écarter des schémas superficiels dans lesquels les dernières décennies ont voulu l’enfermer.

Force est de constater que tel n’est pas le cas pour bon nombre d’entre elles aujourd’hui, comme le montrent maintes études reçues par l’Observatoire européen des espaces multimédia dont il m’a été donné d’assurer la présidence.

On voit ainsi combien, il y a encore de cela trois ans, le sexe des personnes discriminait fortement, et de manière presque systématique, les pratiques générées par non seulement la présence de l’ordinateur à domicile [2] (la présence d’un terminal informatique était il est vrai encore moins inscrit dans des régimes de pratiques stabilisées), mais également par l’organisation tant pratique que symbolique de l’espace domestique qu’il induisait, espace dont nous savons précisément combien il est fortement structuré par des règles, des habitudes et des logiques sociales révélées par une histoire pluriséculaire [3]. Ces dernières années ont cependant montré comment au fur et à mesure l’accès au terminal et les formes nouvelles d’apprentissage qu’il véhiculait permettait à la femme de se construire un territoire personnel où des savoirs même modestes de gestion de l’information constituaient de véritables ferments de structuration de ce territoire.

J’ai eu la possibilité de suivre personnellement de tels processus au sein de clubs de veille technologique et ai tenté d’en tracer les modalités au travers d’une douzaine de communications [4]. Il est tout à fait intéressant de relever combien l’accès aux réseaux à haut débit a contribué à cette mutation, faisant notamment croître le pourcentage des internautes féminines dans les statistiques des utilisateurs d’Internet et opérant une véritable rupture d’usage. Tout porte à croire que la diffusion des technologies les plus récentes - l’utilisation singulièrement des réseaux sans fil et les premières possibilités en matière de domotique - confortera un tel élan. Tout porte à croire qu’il en sera de même encore avec les terminaux mobiles et les usages qu’ils s’apprêtent à introduire dans nos comportements (transmission et échanges d’images, contrôle à distance de machines, systèmes de navigation et de localisation…).

 Dès à présent les statistiques européennes sont encourageantes. Selon une récente étude de Jupiter MMXI, société spécialisée dans la mesure d’audience et les études sur Internet, les femmes européennes sont de plus en plus nombreuses sur le Net. Entre février 2001 et février 2002, le nombre de femmes internautes en Europe a augmenté de 29%. Très précisément, en février 2002, nous étions plus de 25 millions de femmes internautes en Espagne (29% des internautes espagnols), Italie (31%), France, Allemagne (39% dans les deux pays), Suisse, Suède (46%) et Royaume-Uni (42%). A noter que les internautes espagnoles passent plus de temps en ligne que les autres et sont grandes utilisatrices de messageries instantanées et de partage de fichiers.

Ainsi que nous l’ont bien montrées certaines séances du Club d’Analyses prospectives que j’ai voulu créer notamment pour avoir une meilleure visibilité sur ces questions, le rapport au corps et à l’identité de la messagerie multimédia, le rapport au temps et à l’espace sont aujourd’hui perçus et analysés par les prospectivistes comme de formidables leviers potentiels en matière de parité et qui sont vus comme devant donner naissance à une nouvelle division des rôles et des compétences entre conjoints.

La diffusion sexuée des activités ne pourra plus s’opposer, comme c’était le cas au début, à une diffusion de l’usage d’Internet vers les non-utilisateurs et notamment les femmes. Loin de représenter pour elles une simple modification incrémentale de leur monde artefactuel et culturel, les pratiques de communication électronique ont tendance même à aller au-delà d’une simple adaptation nécessaire à un nouveau système socio-technique : elles se révèlent porteuses d’une nouvelle identité sociale. Un autre horizon des possibles est alors ouvert pour la femme …et pour l’homme.

Où en sont donc les femmes dans la genèse d’une société de la connaissance ? A quel rôle peuvent-elles prétendre à l’ère des réseaux et du virtuel ? Telles sont précisément les questions qui se retrouvaient au coeur des analyses que nous avons proposées dans le cadre du projet européen WEEST, soutenu par la Commission Européenne dans le cadre du programme CONNECT de la Direction générale « Education et Culture ».

Les objectifs du projet [5] étaient d’abord d’analyser les liens et synergies établis entre les secteurs de l’éducation et de la formation et la place nouvelle que peut occuper la femme dans le domaine culturel, et ce grâce aux technologies de l’information de manière générale, en termes par exemple de valorisation de ses projets. C’est dire que le but de WEEST [6] était d’abord d’encourager la participation féminine au secteur scientifique et technique (http://europa.eu.int/comm/education/connect/it-042. html). Il est hors de propos d’énumérer ici l’ensemble des conclusions tirées par nos partenaires eux-mêmes et ma propre équipe de ce qu’il nous a été d’entendre et d’apprendre. Je souhaiterai simplement rappeler ici quelques caractéristiques du matériau que le projet a permis de commencer à mettre en ligne (il va sans dire que nous espérons naturellement aller ensemble bien au-delà dans les années qui viennent).

Le projet visait à impliquer en particulier le monde de l’éducation et celui de l’orientation professionnelle afin de donner un nouvelle perspective au problème de l’égalité des chances, en partant d’actions de base et en s’adressant notamment aux jeunes dans leur choix d’études et d’orientation professionnelle.

Il est important de se rappeler à cet égard que l’égalité des chances dans le domaine des sciences et technologies - la parité culturelle en quelque sorte - est ainsi certes toujours fonction de l’éducation initiale, mais aussi (et de plus en plus) du fait d’une prise de conscience favorisée par la vulgarisation de nouveaux modèles scientifiques, des modèles qui se font à présent proches, de notre corps et de notre environnement immédiat et qui d’ores et déjà permettent de faire en sorte que 25% des chercheurs dans la recherche publique et privée en France par exemple sont des femmes [7]. Suite à de nombreux débats, il nous apparut vite essentiel au sein de l’ONG ARENOTECH de noter que la mutation en cours s’inscrit d’abord dans le cadre de la genèse aujourd’hui perceptible d’une société de la connaissance où les valeurs percues comme majoritairement féminines dans l’histoire occidentale apparaissent comme des valeurs plus centrales dans la vie économique et la créativité technologique nécessaire à la construction d’une véritable société de la connaissance.

Les résultats des entretiens ont ainsi avant tout, en ce qui nous concerne, mis l’accent sur place de l’intelligence émotionelle dans l’usage des réseaux et nous avons été amené à montrer combien la nouvelle structuration des savoirs aujourd’hui à l’oeuvre est amené à constituer ainsi une part importante de l’horizon culturel qui est le nôtre. Par ailleurs, la rencontre de nombreuses femmes scientifiques, et parfois parmi les plus éminentes dans leur champ professionel, nous a permis dans le cadre de ce projet d’analyser le caractère potentiellement transférable non seulement de leurs expériences intellectuelles, mais aussi du vécu de leur activité dans le domaine culturel.

C’est en fait tout le champ de l’organisation du travail scientifique et intellectuel dont elles nous ont montré la profonde mutation sous l’effet des technologies de la communication, mutation qui là encore a vocation à s’inscrire dans l’ensemble du champ culturel européen.

Bien sûr, chacun s’accorde à souligner que persiste une sous-représentation des femmes dans les secteurs scientifiques et technologiques, qu’il s’agisse de la recherche ou du monde de la production. Mais, outre l’évidence de l’observation, un tel constat - nous l’avons montré dans maintes communications - n’apporte que de bien pauvres préconisations.

Si, bien avant les obstacles que posent la carrière scientifique aux femmes, beaucoup de filles abandonnent l’idée d’entreprendre des études supérieures dans ces secteurs, c’est d’abord et avant tout, on le sait bien, en fonction de représentations mentales dont la gestion sociale et intellectuelle s’avère aujourd’hui encore fondamentalement différente.

D’autre part, dans l’analyse du « postmatérialisme » qui caractérise selon lui le dernier quart de siècle, Ronald Inglehart  [8] a bien souligné en effet une commune méfiance à l’égard de la science et de la technologie de la part des femmes comme des hommes d’aujourd’hui.

L’ensemble des partenaires ont par censéquent souhaité développer leur action en rassemblant toutes les données disponibles sur un site web auquel je ne puis que vous renvoyer (http://www. cittadellascienza.it/weest/).

Nous avons voulu nous orienter dans le cadre du projet dans plusieurs directions. D’abord nous tenions à mettre en évidence des facteurs potentiels de diffusion d’une nouvelle image de la science mettant en valeur la contribution des femmes ; nous avons ainsi mis en ligne une exposition intitulée de manière, il est vrai, un brin provocante “l’autre moitié de la science”. Notre objectif était de retracer la participation des femmes à la science dans le passé et aujourd’hui, en particulier pour les enseignants intéressés à développer ce thème avec leurs élèves [9]. De nombreux portraits de femmes engagées dans une carrière scientifiques à différents niveaux, si bien dans le milieu de la recherche que dans celui de l’industrie, y sont présentés. La section présente aussi références et liens vers des sites permettant d’approfondir les thèmes de l’exposition (diffusion de supports pédagogiques pour favoriser l’apprentissage des sciences à l’école et la formation tout au long de la vie, mais également réalisation d’un portail qui oriente filles et garçons vers la formation et les carrières scientifiques [10]). D’ores et déjà, l’image de la recherche dans un certain nombre de domaines fait qu’en France six branches ont un taux de féminisation allant de 20% à 49% des effectifs : la pharmacie, la chimie, l’agro-alimentaire, l’énergie, le transport et les communications et … les services informatiques. On notera également en ce sens l’action du comité français de pilotage pour l’égal accès des femmes et des hommes aux emplois supérieurs des fonctions publiques, qui se traduit par exemple par une volonté de représentation équilibrée dans les jurys de concours [11].

Le site a été conçu pour être un lieu de rencontre, de dialogue entre les jeunes et des femmes scientifiques, mais aussi un espace d’échange entre les experts de l’éducation et de la formation impliqués dans une perspective de parité. Nous avons souhaité diffuser de nouvelles méthodes d’enseignement qui respectent les différences d’apprentissage et de communication entre filles et garçons, ceci en évoquant expériences significatives et débats sur une éducation aux sciences qui tiennent compte de ces différences et qui encouragent les filles à entreprendre des carrières scientifiques, techniques et technologiques. Enseigner de façon paritaire, en exaltant les différence entre filles et garçons et non pas en les annulant, est un critère à ce stade essentiel.

Mais il nous également semblé essentiel, en fournissant supports et états des lieux qui puissent encourager les filles à entreprendre des carrières scientifiques, de comparer les actions et les études menées dans les pays partenaires (portraits de femmes, expériences significatives, statistiques et adresses) [12]. L’une des toutes dernières émane ainsi de l’Institut of Electrical and Electronics Engineers (IEEE) soulignant à la fin de l’an dernier une rentabilité supérieure pour l’entreprise apportée par les informaticiennes. Au point de voir - en ce secteur et aux Etats-Unis - les plus hauts revenus profiter à présent aux profils féminins… Une femme bénéficiant de 20 à 24 ans d’expérience dans le domaine des technologies de l’information touche un salaire moyen de 11 037 dollars par an, alors qu’à profil identique les hommes ne dépassent pas, en moyenne, les 99 600 dollars par an.

Nous avons pour ce voulu constituer un catalogue d’expériences significatives, des outils pédagogiques, des publications et bien évidemment un forum ouvert aux professionnelles de l’éducation et de la formation afin d’échanger des expériences en Europe. Souvent d’ailleurs, de tels débats sont indispensables pour évaluer les résultats attendus de certaines mesures telles que la prime au recrutement féminin dans l’enseignement supérieur suisse instaurée dans le cadre du programme « égalité des chances» de ce pays. Outre une telle incitation financière à l’emploi des femmes professeurs, l’important budget prévu à cet effet doit aussi permettre la mise en réseau des femmes dans l’enseignement supérieur helvétique, leur formation en cours de carrière et l’accès à des programmes de coaching, la mise en place enfin de structures d’encadrement pour les jeunes enfants, le tout sous l’égide de l’Office fédéral de l’Education et de la Science. C’est ainsi que l’Université de Berne a été amené à fonder un centre interdisciplinaire pour la recherche sur les femmes et les relations entre hommes et femmes et que le rectorat de celle de Genève a demandé à sa faculté de psychologie pour mener une étude sur le parcours professionnel de son personnel féminin.

Notre projet européen nous a ainsi démontré au fil des jours que sans visibilité sur les diverses politiques mises en place ni débat sur des mesures de ce type, tout discours sur la parité s’avère très vite dépourvu de toute portée.

En somme, toute une partie du site avait ainsi pour but de stimuler le monde éducatif à tenir ainsi compte, on l’a dit, du profil sexué dans l’enseignement des sciences, mais aussi d’informer et former les enseignants et les professionnels de l’éducation par l’échange d’expériences significatives et de bonnes pratiques d’animation et de développement en ce domaine : si la recherche et le monde de l’industrie est souvent présenté par les média, comme un univers où règne l’isolement et la compétition et donc d’abord réservé aux hommes, les évolutions technologiques récentes ont contribué à rendre des changements possibles au travers de l’utilisation des technologies les plus pointues dans la vie quotidienne.

Montrer aux jeunes des exemples de femmes impliquées dans ces métiers et pouvoir dialoguer avec elles a été par là-même une composante majeure du matériau informationnel que nous avons voulu mettre en ligne. Trois chat ont été organisés dans le cadre du projet au cours du premier semestre 2001 entre femmes scientifiques et jeunes élèves. C’est par de telles actions qu’il est possible de souligner par exemple le rôle de la femme dans la création d’entreprises innovantes, même si les chiffres les plus récents montrent l’ampleur du chemin encore à parcourir : l’an dernier, les femmes représentaient ainsi 19% seulement des lauréats de la catégorie « création - développement » du concours français d’aide à la création d’entreprise de technologies innovantes et 3% des lauréats de la catégorie « projets émergents ». En outre, 17% du personnel des projets incubés soutenus par le Ministère de la Recherche  sont des femmes, qui représentent par ailleurs 19% des dirigeants des entreprises crées par ce dispositif.

Informer sur les opportunités offertes par le monde de la recherche scientifique et de l’industrie a donc été la raison d’être majeure d’un portail dirigeant vers des sites retenus utiles et intéressants pour l’orientation des jeunes vers les carrières scientifiques, techniques et technologiques [13]. Soulignons là encore que, dans le 3ème cycle des universités françaises, les femmes en représentent d’ores et déjà la moitié en l’an 2000, contre 39% il y a quinze ans.

Avec WEEST, un large éventail de connaissances a donc été mis à la disposition de chacun.

Mais le projet a surtout ouvert la voie à une meilleure connaissance des processus à l’œuvre dans la transmission des savoirs scientifiques.

Il a également largement contribué à ce que, dans le cadre du VIe programme-cadre de recherche et développement qui commence ces jours-ci, d’autres projets européens puissent être aujourd’hui en préparation sur ce même thème.

C’est notamment la raison pour laquelle il nous faut regrouper nos analyses, nos volontés et nos travaux afin de participer ensemble à ces appels d’offres à venir. Mais il en est une autre.

Nous appelons ici même à la constitution d’un réseau européen

« Femme, culture et technologie ».

Ce réseau a clairement vocation à s’inscrire dans la volonté de la Commission de voir naître des réseaux d’excellence réunissant celles et ceux qui en Europe veulent accompagner dans leur vie et dans leur profession des stratégies d’innovation. Le concept est né à l’occasion de la semaine européenne de la science à laquelle il m’a été demandé de participer l’an dernier et où ma proposition a trouvé un large écho.

Il s'agit avant tout de rassembler, dans des domaines tels que ceux des entreprises innovantes ou de la prospective (deux exemples parmi d'autres), mais aussi dans le monde de l’enseignement et de la recherche des femmes qui - au travers de leur travail au quotidien mais aussi de leur réflexion - contribuent aujourd'hui à renouveler notre regard sur l’évolution technologique. Elles ont besoin aujourd'hui d'un accompagnement, notamment les plus jeunes d'entre elles, et je dirai même que nous en avons toutes et tous besoin. L'objectif de la constitution de ce cadre est donc d’abord double.

Il s’agit en tout premier lieu bien sûr pour ce qui est de notre équipe de conserver des liens entre tous les acteurs avec lesquels il nous a été donné d'entrer en relation, à l'occasion du projet WEEST et de nos multiples interventions. L’Institut de la Femme de Navarre doit pouvoir jouer à cet égard, je l’espère, un rôle de tout premier plan [14]. Il s’agit ensuite de créer, pour vous comme pour nous, un cadre de développement de certaines de nos préconisations afin de répondre aux futurs appels d'offres de la ligne d'action « Femmes et technologies » portée par le VIe programme-cadre de recherche et développe-ment de la Commission évoqué précédemment. Il nous faut en conséquence constituer un outil aussi léger que possible afin de nous donner l'occasion de participer aux multiples actions et appels prévus [15].

Mais au-delà de telles nécessités, c’est l’image même de la femme [16], ses actuelles mutations et ses potentielles destinées qui devra être au cœur des interrogations et des questionnements que le Réseau aura à mettre en exergue. Ce sont aussi les attentes qu’elle génère et les craintes qu’elle peut faire naître chez certaines et certains d’entre nous qu’il lui faudra gérer. En somme apporter visibilité et accompagnement à ceux qui dans le monde économique et culturel ne sauraient se contenter de constats premiers et de schémas superficiels.