DE LA JOURNEE DU 24 AVRIL

NOUS POUVONS TIRER DES A PRESENT QUELQUES CONSTATS ET PROPOSITIONS

1. La mise à disposition des structures éducatives du matériau d'informations disponibles dans les institutions culturelles publiques au travers des nouveaux supports d'information nous semble être aujourd'hui l'une des priorités majeures de la politique universitaire et éducative dans les semaines qui viennent.

Les participants au colloque ont souhaité en effet vivement que ce concept fasse partie des propositions concrètes avancées tant dans le cadre des actuelles consultations sur l'avenir de l'université que dans celles de la commission chargée en ce moment même d'établir la nature de l'action future du Ministère de la Culture.

2. De nombreuses instances dans le domaine des réseaux et des transports de l'information connaissent actuellement une forte mutation ou encore sont en instance de création. Ainsi en est-il du comité de Télématique qui doit être institue -suite au récent "amendement Fillon " pour suivre notamment l'évolution d'Internet. Le monde de l'éducation semble devoir non seulement être directement représenté en de telles instances.

Mais surtout se faire l'écho des demandes innombrables de tous ceux qui sont investis d'une mission de formation et d'éducation. Connecter les établissements ne suffit pas, la réflexion autour de " Renateu II " s'avère à ce jour souvent dépourvue de contenu comme l'a démontré le séminaire organisé sur ce thème à Jussieu le 12 avril dernier. Une action forte avec des propositions concrètes et immédiates en la matière sous semble urgente.

3. La présence française dans le domaine "éducation et nouvelles technologies " n'est guère suffisante - notamment au niveau de la réflexion sur le contenu - (en dehors bien sur de vagues propositions institutionnelles souvent sans impact sur les réalités éducatives). La méconnaissance des mécanismes communautaires. Mais aussi des pratiques des institutions partenaires semble être à la source de multiples tentatives vouées à l'échec.

Une action forte est à ce jour indispensable pour retrouver la place qui devrait être la nôtre dans les futurs projets européens en la matière. Ce d'autant plus qu'une date constitue ici un rendez-vous majeur : celle de l'appel d'offres conjoint de toutes les Directions Générales de la Commission le 15 décembre prochain en matière de multimédia éducatif. La rentré 1996 apparais ainsi comme un moment de vérité : tant d'universités étrangères recherchent ainsi un partenariat français fort pour tels projets : il a été proposé à nos collègues de BERLIN et de MILAN de nous en parler.

4. La création d'un lien de réflexion et surtout d'action en la matière n'en est que plus urgente. Nous avons tente de faire le point sur la problématique des "nouvelles images " et des nouveaux supports de transmission de connaissance, et ce en mettant en avant les recherches les plus novatrices en matière d'ingénierie didactique.

La journée du 24 avril a rassemblé 200 personnes qui avaient en commun avant toute la volonté de créer une véritable structure de réflexion et surtout d'action autour de l'utilisation des nouvelles technologies dans l'éducation. Beaucoup reste naturellement à faire pour compléter un tableau encore bien incomplet des secteurs ou une telle réflexion se fait indispensable.

On ne peut être que surpris à ce propos par l'extraordinaire pauvreté prospective de certaines analyses institutionnelles : dans le domaine de l'apprentissage des savoirs, Pierre Levy a évoqué récemment le rôle de ce que serons les agoras virtuelles ou encore des concepts comme ceux "d'écologie cognitive et d'épistémologie dynamique ". Ne convient-il cas d'en tenir très largement compte lorsque l'ont définit le devenir des institutions universitaires et éducatives ?

Il convient donc ...