Mi ciudad digital del futuro

Ma ville numérique de demain

Lettre à un journaliste en 2003

Au travers certes des infrastructures de communication, se pose la question de la « mobilité intelligente » et d’un espace public ouvert à la communication grâce aux technologies Wi-Fi et de téléphonie mobile (ce qui importe ici, c’est de bien confronter les usages innovants, en Scandinavie notamment (Tampere…).

Ce sont des technologies multiples en tout cas qui assureront cette infrastructure, avec naturellement des partenariats publiques - privés, un rôle majeur pour les collectivités territoriales et bien évidemment l’implication de chacun dans la création de contenus innovants et spécifiques dans la télévision locale (commercialisation par Samsung de téléphones avec télévision analogique et bientôt numérique, avec Nec), en matière de mise en ligne du patrimoine…

C’est aussi la gestion de l’identité urbaine et de l’attractivité économique de son image qui s’avère essentielle (nous préparons actuellement un projet, destiné aux collectivités territoriales, de Musée virtuel de la Méditerranée et travaillons sur des concepts permettant la gestion de cette identité).

Mais c’est aussi la question de l’emploi dont plusieurs paramètres peuvent être modifiés grâce à une vraie gestion territoriale de l’innovation et donc de la formation (portails municipaux de formation sur Internet, élément majeur de la formation de proximité).

Les technologies les plus importantes de demain ? si les terminaux mobiles de toute nature joueront naturellement un rôle important, c’est à nos yeux surtout la modélisation virtuelle qui permettra dans les années qui viennent à travailler avec des modélisations purement virtuelles qui n’auront plus guère besoin de l’ordinateur proprement dit. Ceci nous semble constituer un élément central dans la ville de demain.

La ville numérique idéale présente aujourd’hui des traits extrêmement ressemblants à ceux de la ville idéale de la Renaissance telle que les artistes du XVème siècle notamment l’ont représenté, notamment dans le domaine de la gestion des espaces publiques.         
C’est le cas au niveau de liens nouveaux crées entre les habitants, mais également et avant tout en matière de redimensionnement de la perception visuelle - de nombreuses représentations de la ville idéale sont contemporaines des premiers pas de la perspective.

C’est aussi vrai en matière sonore (du fait d’un nouveau rapport au son issu du développement de certaines technologies numériques).

Elle implique aussi les mutations dans l’acte d’informer (publicité interactive dans les rues), de circuler (informations pour la conduite introduites dans la route même) et bien évidemment de vendre (nouveaux types d’espaces et d’animation). Et ceci naturellement sans même évoquer le développement d’une économie du savoir, où la connaissance est le matériau premier.

Les bénéfices de la mise en œuvre des technologies numériques et de l’ensemble des technologies de la convergence peuvent être conséquents pour les habitants : de nouveaux services en ligne, un espace de vie transformé en espace de formation continue  - création de véritables systèmes régionaux d’apprentissage…-, nouveaux horizons pour les rapports entre habitants…

Notre crainte ? Le danger les plus conséquent ? Il réside dans un bavardage non informé ne permettant plus aux habitants d’avoir une réelle visibilité sur les technologies à notre disposition aujourd’hui et demain : manque de recul (une connaissance des impacts des technologies sur la vie urbaine des siècles passés) et plus encore manque de connaissances prospectives (technologies et usages déjà testés dans les laboratoires aujourd’hui).

L’information de tous les acteurs (économiques, culturels, politiques…) et de chaque habitant, tel est l’enjeu majeur de la ville numérique de demain, raison pour laquelle les contributions du monde de la presse de manière générale nous apparaissent d’une importance toute particulière.Laura Garcia Vitoria