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"La société démocratique a besoin d'une histoire véridique". Dans son livre "Vérité et véracité", le philosophe britannique Bernard Williams réaffirme la valeur de la vérité. Il la défend contre les sceptiques postmodernes, qui nient son existence, et contre les tenants du bon sens, qui la donnent pour acquise. Les penseurs postmodernes mettent systématiquement le mot "vérité" entre guillemets, comme s'il agissait d'un concept qui n'existerait pas réellement. Il s'agit d'un procédé bien curieux qui vous mène à penser que si vous ne croyez pas que la vérité existe, alors vous ne pouvez pas attendre des autres qu'ils croient que ce que vous dites est vrai, y compris quand vous affirmez que la vérité n'existe pas. Ces théoriciens et autres qui nient l'existence de la vérité se coupent du monde réel et portent atteinte à la réputation des sciences sociales, ils ne sont que de représentants du "café du commerce, des émigrés du monde du pouvoir réel". L'autorité d'un penseur repose sur la rigueur et la sincérité, sur son attachement à rétablir la vérité puis à la relater sans la maquiller. A lire... |