Les premiers nanotransistors à base d'ADN et nanotubes de carbone

Dans le cadre de leurs recherches sur la miniaturisation des circuits électroniques pour augmenter leur vitesse et leur puissance, des scientifiques israéliens de l'Institut de technologie Technion ont fabriqué un nano-dispositif électronique fonctionnel en utilisant les propriétés de recombinaison de l'ADN pour déclencher et organiser un processus d'auto-assemblage de nanotubes de carbone mesurant un nanomètre de diamètre.

Ont d'abord été employées des protéines pour permettre aux nanotubes de carbone de se fixer sur certains emplacements spécifiques des brins d'ADN, suite à quoi Erez Braun - qui dirige ces recherches - a transformé le reste de la molécule d'ADN en fil conducteur.

Pour fabriquer ce nano-composant à base d'ADN, ont été déposées sur la partie centrale d'une longue molécule d'ADN les protéines d'une bactérie, puis des nanotubes de graphite recouverts d’anticorps qui se lient à ces protéines et enfin une solution contenant des ions argentés et qui s'est déposée sur les molécules de phosphate de l'ADN (uniquement aux endroits où aucune protéine n'était fixée).

A été ainsi obtenu un dispositif constitué de nanotubes de carbone reliés par des connexions conductrices : grâce aux propriétés recombinantes de l'ADN, ces nanotubes se sont automatiquement auto-assemblés. Le dispositif fonctionne comme un transistor quand une tension est appliquée. http://www.arenotech.org