ORIGINES DE L’HOMME CONTRE ORIGINES DE L’UNIVERS :

LA BATAILLE DE MARSEILLE

Les collectivités territoriales doivent définir de véritables stratégies et une réelle politique de la mémoire.

Il n’est pas une publication qui n’ait évoqué le projet du « grand Longchamp » dont le réaménagement sera l’un des projets phares de la cité phocéenne au cours de la présente décennie, avec naturellement le Musée de la Méditerranée du Fort Saint Jean et naturellement l’ensemble de l’opération Euroméditerranée - dont la Belle de mai, futur pôle image de la ville, après en avoir été le symbole, tend à devenir le maillon faible -.

Un comité scientifique a été crée par la ville, dirigé par Christian Poitevin chargé d’une mission de réflexion « Art, science et nature ». Mais d’autres propositions émanent également d’Henry de Lumley. Et naturellement les propositions apparaissent irréconciliables du fait notamment, on l’aura compris, d’oppositions strictement personnelles.

Une telle situation apparaît au plus haut point paradoxale et met en lumière les errements passés d’une véritable politique de la mémoire. On n’en indiquera ici que le point le plus invraisemblable aux yeux de bien des membres du conseil scientifique d’ARENOTECH.

En effet, de part et d’autres, les infotechnologies sont placées au rang d’outils majeurs dans la réalisation d’un tel projet : simulation virtuelle d’une part (de la grotte Coquer notamment), théâtres optiques, films 3D et consoles de visualisation de l’autre.

Ce qui n’est décidément pas compris dans les démarches qui sont celles aujourd’hui de maints décideurs, c’est qu’il ne peut y avoir que contradiction entre:

Le conseil scientifique d’ARENOTECH, pour ces raisons mêmes, a choisi la première de ces démarches, malgré l’envie naturelle d’y accueillir et accepter amis et collègues de diverses disciplines. Nous sommes donc bien placés pour certes nous réjouir de la mise en place de conseils scientifiques ces derniers mois auprès des maires de certaines grandes villes par exemple - la ville de Nantes en tout dernier lieu -, mais dont l’objectif ne peut être l’accompagnement de projets tels que celui ici évoqué.

Une illustration de l’aberration d’une telle approche : comme à l’habitude dans la plupart des collectivités territoriales, aucun site web n’a été crée pour débattre du projet, les rapports n’ont guère été mis en ligne, les réunions non retransmises, les comptes-rendus non diffusés le soir même - ils n’ont en fait à ce jour pas été diffusés du tout -… Alors pourquoi donc évoquer partout - surtout, disons-le, dans une ville souvent relativement exemplaire en la matière - la nécessité d’une consultation des enseignants, voire de la partie la plus concernée de la population ? Et pourquoi surtout parler de technologies, voire de société de l’information ? Et si l’on retrouvait les bons vieux cartels et les vieilles vitrines du XIXème siècle?