La créativité :
une vision stratégique d’avenir pour intégrer les territoires locaux en leur donnant une forte cohésion sociale

M.-P. VERLAETEN - http://www.arenotech.org
Centre international de l’Economie mondiale des Savoirs

* disant des évolutions possibles :

* appelant créativité : de la tension d’être (4) vers (1) + celle de la sortie de son paradigme.

1.Sortir de son paradigme paraîtra bien difficile à tous ceux qui ont déjà toutes les difficultés à essayer d’être en son sein. En effet, il faut bien reconnaître qu’en « vivant »  sous la tension d’être (devenir conscient), on a le plus généralement quelques doutes voire des peurs même, à la fois sur la capacité personnelle d’organiser et aussi sur ce que l’on organise et sur l’accueil des autres. La créativité ressemble donc à un pari sur un cheminement, dans un labyrinthe en outre, plutôt qu’à une pédale actionnée pour produire les gaz qui conviennent. Cette créativité semble très masculine en image et en doute puisqu’elle s’accompagne d’une peur presque existentielle ( ! ! !) touchant à une certaine puissance que, tout le monde comprend, c’est-à-dire une survenance et une temporalité de maintien de certains effets. Beaucoup, dans ce cas, ont peur d’être des acteurs dans la pièce du bedeau qui fait la génuflexion, comme le dit Pierre Perret ! Dans ce cadre, la créativité semble être féminine au sens que, pour être créatif, il faut, quand on est adulte, être disponible, c’est-à-dire se maintenir dans un certain état ou encore s’offrir comme cela, non aux autres, comme Marylin, mais à soi. L’enfant, de ce point de vue, n’a pas de problème. En effet, garçon ou fille, il apprend en associant tout et n’importe quoi sous les yeux ravis de ses parents. Il ne doute pas. La créativité sort de lui tout naturellement. Ses parents, eux, l’ont peut-être un peu perdue de vue dans le pilotage de leur moi selon des repères, intégrés, certes, mais qui leur sont parfois très étrangers, c’est -à- dire extérieurs, dans la compréhension profonde d’eux, des autres et du monde y relative. Et c’est pourquoi leur ravissement est si grand. L’enfant leur paraît être un magicien de tout et de rien. Il leur fait penser à l’univers du rêve qui, sauf en cas de cauchemar, les libère de quelques barrières et leur paraît être celui de leur potentialité : être le leur donc. En somme, ils voudraient que Platon ait raison face à Aristote, c’est-à-dire vivre leur être dans un monde objectif, sans contingence avec celui de l’existence et trouver le bonheur ainsi. 

Etre E.T....