La
créativité :
une vision stratégique d’avenir pour intégrer les
territoires locaux en leur donnant une forte cohésion sociale
M.-P. VERLAETEN - http://www.arenotech.org
Centre international de l’Economie mondiale des Savoir
Conclusion- La créativité : un défi majeur…d’amour…. Ou un autre principe de gouvernance mondiale.
39. La créativité est une aspiration vers une source que l’on a en soi. Elle est du savoir d’être, quelle qu’en soit la détermination (le paradigme) dans un monde de savoir pour avoir. Elle a donc tout du chocolat Lindt « quelques grammes de finesse dans un monde de brutes » ! Mais elle est inévitable aujourd’hui car les changements requis sont trop nombreux, trop globaux, donc, trop difficiles à penser dans un paradigme ontologique et cognitif fermé, même dominant. Ils entraînent donc trop d’oppositions d’intérêts dans un monde au devenir incertain. Ce monde est dangereux. La créativité ne peut y rester une « belle endormie »
Mais un baiser ne suffit pas pour l’éveiller, il faut l’organiser dans l’entreprise et dans la société dans laquelle on vit et puis la pousser aussi comme une culture planétaire d’êtres conscients, féconde de leur diversité et leur intersubjectivité, proposant sous cet éclairage des devenirs à partager au village planétaire et à sa terre.
40. La créativité de tous, quels qu’ils soient, à propulser, est un des défis majeurs du nouveau millénaire. Par delà les considérations d’enjeux économiques, sociaux et politiques, c’est en fait un défi d’amour ( = de paix ) entre les hommes et vers la Terre dont ils dépendent en tant qu’espèce biologique. L’amour est un comportement individuel pour faire éclore de la conscience et de l’intelligence planétaires et donc aussi une autre croissance en nature et partage. Il s’agit d’un autre principe de gouvernance mondiale. Le monde ouvert du village planétaire complexe le requiert.
Oser, penser différemment : « Un peu d’amour m'sieurs, dames ! »
Front stratégique d’action immédiate
41. La créativité est une interactivité d’enjeux individuels et collectifs, économiques et citoyens, locaux, nationaux et internationaux. Elle est une vague puissante qui entraîne les territoires locaux dans des processus d’intégration globale c’est-à-dire dans lesquels des fronts de contraintes économiques, sociales, politiques, d’intérêts privés et publics, de citoyenneté et d’universalité, de cultures variées sont pris en compte Il vaut donc la peine de la pousser partout. Avec une sagesse mesurée, l’auteur du papier propose de s’y atteler dans le cadre d’un laboratoire local, une ville, par exemple. Il conviendrait d’utiliser les TIC disponibles sur le territoire local pour organiser une consultation de la population sur la créativité. Sur un site ad hoc, celui de la mairie, par exemple, une information sur les enjeux de la créativité serait accessible et il serait demandé aux citoyens accédant au site de faire des propositions pour pousser la créativité dans la ville c’est-à-dire dans ses entreprises, ses maisons d’enseignement, ses services publics, ses espaces divers etc. Les propositions seraient étudiées par un groupe de travail rassemblant des acteurs locaux en vue d’applications publiques et privées. Ce qui est visé est la création d’un forum permanent de la créativité locale. Saint Raphaël pourrait se doter d’un tel forum qui s’appellerait alors « Méditerranée-Créativité ».
Dans le dialogue urbain, des moyens financiers doivent être promis si non il y a peu de réponse. Agir ainsi n’est pas faire preuve d’utopie. En effet, les TIC existent et une des questions qu’ils posent actuellement est comment les intégrer à la croissance de façon structurelle tout en aidant les opérateurs impliqués à supporter les endettements que l’on connaît. Les études disponibles indiquent que les gains de productivité attendue depuis longtemps, nécessaires à la rentabilité économique et à la cohésion sociale, viennent de stratégies globales et non de tactiques répétées. A la lumière des vagues techniques du passé, on peut avancer que les TIC contribueront aux changements tendanciels de productivité si elles sont intégrées à une culture apportant des réponses aux questions posées par les uns et les autres, par le monde ouvert. Ce papier propose que cette culture soit celle d’une créativité d’être. Le dialogue local proposé donnera par conséquent une autre dimension aux développements des TIC.
Il ne fait aucun doute que l’accent mis par une collectivité locale sur la créativité n’attire l’attention surtout si au fur et à mesure que ce « chantier » se développe des modalités de communication de qualité sont organisées a fortiori si elles ont lieu dans des endroits mettant les patrimoines locaux en lumière. http://www.arenotech.org