Un projet européen précurseur : MOSAIC

Le projet européen MOSAIC (Museums over States and Virtual Culture) qui s’est déroulé dans le cadre du programme TEN TELECOM en 1997 - 1998 a eu l’occasion de tracer un véritable état des lieux - le premier probablement en ce domaine - en vue de la constitution future dans les années à venir d’un réseau européen de musées virtuels.

C’est très largement à partir des préconisations qui en sont directement issues que se sont dès lors engagées recherches technologiques et réalisations de terrain tant en Amérique du Nord qu’en Europe. Outre le travail de veille qui a été engagé à cette occasion et que l’ARENOTECH poursuit depuis lors à travers ses séminaires européens sur les " Musées virtuels " - le dernier vient de se dérouler dans le cadre du Centre européen du patrimoine virtuel de l’Abbaye de Fontevraud et le prochain aura lieu à Salamanque -, cette étude de faisabilité qu’était en fait MOSAIC entendait avant tout tracer un vaste panorama prospectif illustrant les grands axes des propositions et analyses formulées par les différents partenaires tels que le CINECA au sein de l’Université de Bologne ou encore le Politecnico de Milan.

La réflexion française, accompagnée par un important travail de dissémination à travers l’Europe, portait quant à elle pour l’essentiel sur le rapport futur du patrimoine virtuel au territoire. Tous les partenaires du projet eurent en effet l’occasion de souligner qu’il n’était pas question de limiter la muséologie virtuelle au cadre d’un écran informatique, indiquant ainsi combien la réalité augmentée avait vocation à apporter une contribution pour le moins conséquente sur le terrain même des espaces patrimoniaux.

Un autre enjeu majeur pour les partenaires du projet était de réfléchir sur la définition de ce que ne manqueront pas d’être à l’avenir de véritables centres - pilotes qui auront pour objet la divulgation à l’échelle internationale du patrimoine culturel.

La constitution de tels espaces numériques - sur le modèle par exemple du centre créé par la Banque de Rome dans la capitale italienne - se base sur la présence notamment de salles immersives, mais surtout sur une infrastructure permettant de participer à distance à des travaux de laboratoire ou à des conférences.

La raison d’être de tels lieux - de véritables espaces multimédia constitués pour mettre à disposition contenus culturels et patrimoniaux - est de contribuer aussi et peut-être surtout à créer des opportunités de travail dans de nouveaux métiers et en tout cas de se faire les promoteurs d’une culture basée sur un accès aux plus récentes réalisations en la matière.

Les contributions de l’ARENOTECH au projet ont notamment montré comment l’attractivité territoriale des années à venir serait la résultante commune de la gestion de son identité et de sa volonté de développer l’innovation technologique dans l’ensemble de ses savoirs faire.

Les réflexions de prospective territoriale, singulièrement en ce qui concerne les usages futurs en termes culturels et patrimoniaux des réseaux à haut débit d’une part et des terminaux mobiles de l’autre, ont abouti, à la fin du projet, à la création par l’ARENOTECH du Club d’Analyses Prospectives qui rassemble régulièrement chercheurs et acteurs territoriaux notamment autour d’enjeux culturels et sociétaux.

On se reportera notamment à l’article de Net local   de Olivier Devillers
sur les musées virtuels -
http://www.arts-sciences.org - "photo (c) Ville de Metz"
C’est essentiellement en Allemagne, au sein du Frauenhoffer Institut - le ZGDV était partenaire du projet - que se sont construites les actions les plus pertinentes et les plus novatrices (on se reportera à la publication New Media for Cultural Heritage de l’Université de Technologie de Darmstadt, Département " Informatique et Science ", troisième trimestre 2001).

MOSAIC