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Lanildut n'est pas la France…qui n'est pas l'Europe.

Dans Le Monde en date des 8 et 9 septembre 2002, un article de Cécile Ducourtieux s'intitule : " Succès sur toute la ligne pour le cybercentre de Lanildut ". Le sous-titre se veut néanmoins plus largement révélateur des heurts et malheurs des espaces multimédia français : " La plupart des espaces publiques numériques, écrit à juste titre la journaliste (évoquant Brest, Strasbourg, Pantin), ont pourtant du mal à s'imposer ".

L'aventure avait pourtant bien commencé. On espérait somme toute deux, voire trois innovations de ces lieux. On y espérait non point tant des lieux de formation alternatifs (cela n'a jamais été le but recherché), mais des lieux innovants en termes de pédagogie, ne fut-ce que du cyberespace. Las, les emplois-jeunes que l'on y affecta, munis d'une formation plus que minimale et de leur seule bonne volonté, furent bien en peine de conférer la moindre réalité à de tels espoirs.

On espéra aussi faire de ces lieux de véritables aides au suivi de projets et donc à la création d'entreprises et d'emplois. A de très rares exceptions près, on n'y parvint quasi jamais et cela même aux temps à cet égard bénis de la bulle Internet. Autre échec donc.

Accessoirement, certains allèrent jusqu'à espérer en faire de véritables instruments d'aménagement du territoire, des lieux plurifonctionnels, en étroite liaison, avec musées, centres de culture scientifique ou autres institutions culturelles. A part peut-être la région des Pays de Loire qui les intégra dans une vision globale, on n'a à vrai dire pas vu grand chose.

Ou plutôt si : une rhétorique creuse dont le point focal s'avérait être d'abord une réelle ignorance des enjeux éducatifs, culturels et économiques d'aujourd'hui. Il y avait là pourtant de vraies opportunités en termes d'innovation au quotidien. Claudie Haigneré n'a pu qu'en faire le constat à l'occasion de l'Université d'été d'Hourtin. Et bien des responsables de la Commission de même. En la matière, tout ou presque est à recommencer.