LOGRONO,
24 y 25 de marzo 2003
LE RESEAU EUROPEEN DES VILLES NUMERIQUES :
le réseau des acteurs européens de l’innovation territoriale
André
Jean-Marc Loechel, président
Ce qu'il convient d'appeler "ville numérique"
est d'abord et avant tout un territore de polarité et d'attractivité,
un territoire de l'innovation.
Selon une excellente formule de Nicos Komninos, professeur
à l’Université Aristote de Thessalonique, nous sommes, au travers des processus
d’innovation, en présence de mécanismes d’interaction entre espaces numériques
et systèmes de savoirs.
Une telle définition permet de préciser les objectifs de l’action de notre Réseau,
qui est d’abord historiquement l’entité qui relie les acteurs territoriaux
actifs au sein de l’ONG ARENOTECH. Une filiation qui s’avère loin d’être neutre
quant à la philosophie qui nous anime, à savoir - pour ce qui nous concerne
ici - comprendre :
Chacun, suivant naturellement son horizon culturel et géographique, aura des
éléments de réponse un peu différents.
Nous rappellerons d’abord ici les huit grands axes de l’analyse qui est la
nôtre pour ce qui est des problématiques liées à l’innovation à l’échelle
locale et régionale :
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les deux potentiels de la
ville numérique qui sont d’offrir d’une part un environnement favorable
à l’innovation technologique, mais également d’autre part d’être capable
de produire, gérer, distribuer de la connaissance. Il nous apparaît
important que les chantiers de l’ARENOTECH en matière de mise en ligne du
patrimoine puissent ainsi constituer des outils exemplaires et concrets
de production territoriale de connaissances.
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la ville numérique doit d’abord
et avant tout fournir un environnement d’apprentissage tout à la
fois dans le domaine réel (pour la population), mais aussi virtuel (transfert
de connaissances). Nous souhaitons tout particulièrement mettre en place
un accompagnement à cette fin
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si la promotion et la dissémination
des technologies innovantes ont assuré la constitution de « véritables
« îles de l’innovation », c’est d’abord une nouvelle organisation
spatiale de la production et du travail qui apparaît dans l’Europe de ce
dernier quart de siècle. Nous devons tous contribuer à imaginer de nouvelles
formes d’aménagement du territoire
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les activités basées sur des
technologies nouvelles ont besoin de conditions socio-économiques et
culturelles spécifiques pour émerger et se développer, dans la mesure
surtout où la pratique innovante apparaît de plus en plus souvent comme
la fille de la proximité spatiale. Un important travail de dissémination
des meilleures pratiques reste à faire à cet égard
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les régions apprenantes
et les systèmes régionaux d’innovation supposent dans leur agencement
des aménagements institutionnels relativement complexes et une visibilité
que les acteurs territoriaux sont loin toujours de posséder, alors même
que des modèles théoriques pertinents existent et ont été publiés depuis
maintenant près de quatre ans. Les liens entre agences de développement
régional et les institutions universitaires doivent à cet égard être
renforcées au travers notamment de rencontres européennes de dissémination
de projets et de réalisations : il s’agit là clairement de l’un des
objectifs forts de notre réseau
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ce qui est important aujourd’hui
sur le(s) site(s) web d’une institution territoriale est précisément la
mise à disposition de l’ensemble de la collectivité d’outils d’apprentissage
et d’espaces virtuels permettant les interactions les plus développées.
Créer des espaces dits de « démocratie en ligne » lorsque la ville
a perdu une partie de ses emplois au cours de ces dernières années
ne saurait constituer à soi seul une stratégie d’usage des réseaux crédible
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les observatoires de l’innovation
- maintes structures en ont crées - n’ont pas remplis véritablement à ce
jour leur mission à l’échelle internationale, échangeant somme toutes leurs
données de manière structurelle. C’est le concept même d’observation
qui, on le sait, pose problème depuis peu, et singulièrement ses finalités.
Ainsi que nous l’avons souligné à l’attention de la Convention pour l’avenir
de l’Europe, ce que nous nous appelé une agence de l’identité ET de l’innovation
s’avère aujourd’hui plus que jamais nécessaire pour les collectivités
territoriales européennes : nous espérons en tout cas que les présentes
journées pourront contribuer à la création d’une telle entité
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c’est là l’une des raisons également
pour lesquelles il nous semble particulièrement urgent de développer à l’attention
des acteurs territoriaux des matériaux de dissémination et tout particulièrement
non des rapports supplémentaires (il en existe déjà tant) qu’une publication
de synthèse sur l’innovation territoriale (un petit « livre vert »
annuel, avec des analyses de cas mis très régulièrement en ligne de manière
complémentaire). Là encore, nous espérons tout particulièrement qu’il nous
sera possible d’y travailler ensemble suite à ces journées.