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Etre prospectiviste en l'an 2000…

Cyberedito

Il est un fait que pour beaucoup d'entre-nous analyses prospectives et évocation de l'an 2000 constituaient une même réalité sémantique. Leur dissociation nous amènent donc à une réflexion salutaire sur l'essence même d'une pensée prospective et sur sa pertinence réelle. En réalité, le concept a aujourd'hui toutes les chances de changer de réalité. Ceci pour quitter enfin - du moins nous l'espérons - l'évocation plus ou moins justifiée de fantasmes plaqués sur une vision présentée comme scientifique de l'avenir. Du moins toutes ces formes d'anticipation ne nous intéressent-elles guère ici.

Il est en revanche un autre champ dont la pertinence est aujourd'hui reconnue de tous. Devant les nombreux outils dont nous disposons pour changer des réalités bien ancrées dans le présent - celles du travail, de la transmission des savoirs, de la place de la femme dans une économie heureusement en voie de mutation rapide…-, il est infiniment urgent de fournir à tous les acteurs une réelle visibilité, et donc la possibilité de songer à d'autres modèles.

Donner à savoir, pourrait-on dire en cherchant une première définition réaliste de nos objectifs. Et nous pensons en cela à tous nos amis de la presse - en ligne ou non - qui nous accompagnent depuis le début. Aux enseignants, bien sûr, qui souhaitent souvent avec passion aller au-delà des expériences et reconquérir la véritable maîtrise des contenus. Aux créateurs dans tous les domaines, et notamment dans le monde de l'entreprise. Aux investisseurs également, dont les interrogations naissent si souvent d'une réelle méconnaissance des réalités du terrain telles qu'elles se profilent pour les années à venir. Aux collègues de la Commission Européenne aussi, qui s'inquiètent souvent des silences apparents de tant d'acteurs d'une société de la cognition en genèse.

Transcender les réalités, transcender les expériences aussi et penser aux meilleures stratégies pour affronter dans un avenir proche les difficultés du présent, telle nous semble être le véritable enjeu d'une pensée de la prospective.

Et c'est en ce sens que je souhaite vous transmettre les vœux de toute notre équipe. Laissons de côté maintenant les faux acteurs et les faux prophètes. On ne bâtit pas, sauf à vouloir tromper tout le monde, une pensée de l'avenir sur l'ignorance, celle du présent comme celle du passé. On ne construit pas un travail en réseau sur des intérêts individuels d'un autre âge. Le siècle qui va s'achever a parfois trop misé sur les miroirs déformants des champs de foire. C'est un tout autre espace - cyber ou pas - qu'il va nous falloir élaborer et…penser. Ensemble. Laura Garcia

La Lettre

Dîner-debat : Gestion et transmission de savoirs

Dîner-debat : Intranet et gestion de connaissances (Word RTF)