Axes de travail du RVN présentés à la réunion de l’INT
Evry 30 septembre 2002

UN PROJET

I - Un constat global

A - Une première urgence dans notre constat : aux yeux du RVN, une mise à disposition de documentation et d’analyses (sous toutes les formes possibles) s’avère aujourd’hui indispensable et urgente dans le domaine de l’utilisation et de l’impact des technologies du numérique.

Trop de rhétorique, trop d’aberrations, trop d’inexactitudes obscurcissent et tronquent en effet l’horizon de visibilité de bien des responsables. Un pôle de compétences à une échelle transrégionale et transnationale s’avère nécessaire.

1 - un lieu de ressources est aujourd’hui indispensable (physique, mais aussi virtuel avec une mise en ligne d’un certain nombre de matériaux, de cours…).

2 - un lieu de débat également, de rencontres, de séminaires, de colloques. 

3 - un lieu de formations aussi (à la fois initiales et continues).

Il convient une réponse globale aux multiples demandes de formation (collectivités, acteurs territoriaux, responsables culturels et associatifs… )

Un tel pôle peut prendre la forme - par exemple - de « Centre européen (ou international) de recherche et de formation sur les territoires numériques »

B - Une seconde urgence dans la réalisation au niveau de la Commission

1 - Par rapport à la stratégie de Philippe Busquin à la Commission européenne, il faut aujourd’hui un réseau d’excellence dans de domaine  rassemblant entités privées, publiques et associatives. Le RVN ne saurait à l’évidence en constituer un à lui tout seul.

Il faut y associer toutes les compétences en matière technologique, et notamment dans le domaine des télécommunications.

Le lieu à créer peut très aisément constituer le cœur d’un tel réseau d’excellence T&T (« Télécommunications et Territoires »).

2 - La même nécessité prévaut en vue de la collaboration à des réseaux thématiques (dans le domaine du e-learning, de la mise en ligne du patrimoine…).

C - Une troisième urgence : des financements sont aujourd’hui disponibles, et ce très clairement à trois niveaux :

1. financements d’entités locales (technopôles, réseau des pôles images qui cherche précisément une adresse…) et régionales (franciliens)

2.  financements européens (6e PCRD - cf. les journées européennes de la Recherche les 11 - 13 novembre à Bruxelles)

financements événementiels.

2 - Une collaboration se révèle donc nécessaire, de manière naturellement ouverte par rapport aux structures qui souhaiteront s’y joindre.

A - Les projets du RVN

Le Réseau est aujourd’hui soucieux de regrouper ses actions en choisissant un certain nombre de champ d’intervention.

On citera notamment les douze programmes que nous avons retenus à ce jour dans le cadre des activités du RVN, outre le projet de réseau d’excellence européen T&T « Télécommunications et Territoires » évoqué ci-dessus

1.  la mobilité dans la ville numérique (nouveaux espaces urbains, usages innovants d’outils communicants…) avec le partenariat d’organismes de transport.

2.  la sociabilité dans la ville numérique : la mise en relation des habitants.

3.  la ville numérique pour tous : le handicap dans la ville de demain (déficience visuelle et infotechnologies, organisation d’un colloque international dans le cadre de l’année du handicap…).

4.   l’innovation et l’attractivité territoriales, leur rapport avec la réalisation d’infrastructures et la mise en œuvre de stratégies identitaires.

5.  l’image territoriale, sa construction et les mécanismes de son évolution, le rôle des technologies numériques dans son élaboration.

6.  le guichet électronique : les nouveaux rapports administratifs au sein de la cité.

7. la mise en ligne du patrimoine des collectivités territoriales et la réalisation de projets de musées virtuels en liaison avec l’ARENOTECH. Premier projet : musée virtuel de la Méditerranée.

8.les lieux d’accès aux réseaux et espaces multimédia (en liaison avec notre Observatoire européen des Espaces Multimédia).

9.   les nouveaux rapports des savoirs aux territoires et la participation à des chantiers tels que le Réseau des villes apprenantes, les Cités savoirs (projet de Nice), les quartiers apprenants, les espaces interrégionaux de connaissance (celui qui est en cours de constitution), la mise en réseau des villes anciens comptoirs grecs dans l’Antiquité, les projets de la Banque mondiale en la matière.

10. la participation à la création et à la gestion d’un réseau thématique sur le thème « femmes et technologies.

11.    la constitution d’un réseau européen de pôles - images.

12.    la prospective territoriale, en liaison avec notre Club d’analyses Prospectives.

B - Le RVN : les collaborations

Bien des terrains présentent des orientations communes avec d’autres acteurs (possibilités de parrainage, relations privilégiées avec certaines associations).

La définition, en effet, d’une Maison de l’Innovation correspond en effet en tous points aux besoins tels qu’ils nous apparaissent, que ce soit en matière :

1.            de lieu de synergie pour la recherche et la formation

2.            de vitrine des services et des technologies

3.            de pôle d’analyse des besoins des acteurs locaux et des territoires et de transfert de l’innovation.

3 - Dans cet objectif notamment, une convention peut énumérer les espaces de convergence et les premières actions possibles.

1.  une esquisse de séminaire mensuel qui dès à présent puisse permettre à quelques acteurs de réfléchir à la constitution du réseau d’excellence : recevoir des responsables de la commission, du conseil régional et de responsables intéressés par un tel objectif 

2.  une salle qui puisse constituer l’embryon du lieu évoqué ci-dessus

3.  une page sur le web relative à la constitution d’un réseau européen d’excellence

4. une présentation des formations existantes (mais aussi envisagées pour l’avenir) pour répondre aux demandes et questions qui nous parviennent  en la matière

5. la participation à des formations, voire la présentation de cours (avec notamment une analyse de territoires et de villes européennes dans leurs stratégies « réseaux », mais aussi « usages »)

6.  la proposition de sujets pour les mémoires et thèses, avecla documentation et le suivi nécessaire aussi à cette égard

7.  la mise à disposition d’adresses et d’interlocuteurs pour la réalisation de des travaux d’étudiants, mais aussi de collègues et chercheurs

8.   un suivi en commun de certaines expérimentations et opérations

9. une participation à des jurys (afin notamment de répondre à des demandes en la matière)

10.  la constitution d’un calendrier  des manifestations et colloques dont on puisse valider l’intérêt pour les collectivités 

11. des espaces communs et des propositions d’interventions dans des ateliers à certains événements

12.des comptes-rendus à mettre en ligne de colloques, réunions, séminaires

13.    l’organisation de voyages d’études (pour répondre à une demande considérable de collectivités, mais aussi pour des étudiants).