2020, L’EUROPE DES TERRITOIRES.

Résumé de l’intervention
d’André Jean-Marc Loechel

(Réseau européen des Villes Numériques)

L’Europe des villes et régions dans la géographie institutionnelle communautaire est déjà, heureusement, une réalité pour de nombreux acteurs locaux.

Mais pour préciser ce que pourraient être les transformations institutionnelles à cet égard les plus pertinentes à l’horizon des deux décennies à venir, il nous semble tout à fait essentiel d’observer les profondes mutations économiques et culturelles à l’oeuvre au sein des collectivités locales européennes, qui nous mettent en présence d’une réorganisation géographique majeure en genèse à l’échelle de la Communauté.

Evoquer ainsi les réseaux de cités du savoir et de communautés territoriales apprenantes en cours de constitution en lieu et place de structures étatiques assurant seules la transmission des connaissances, observer de manière générale les développements des métropoles numériques et des pôles de compétence territoriaux nous indique clairement ce que pourra être une Europe des territoires si toutefois nous savons développer les rouages nécessaires en matière d’agencement des pouvoirs et si nous acceptons de sortir des schémas institutionnels qui, s’ils correspondaient de fait aux exigences matérielles et mentales des cinquante dernières années, n’ont plus grand chose à voir avec les bouleversements culturels et technologiques que nous pouvons observer aujourd’hui.

Pour aider cette communauté européenne des territoires à se construire, il nous faut donc d’abord et avant tout regarder et analyser toujours et encore les réalités et pratiques émergentes. Tant l’usage des réseaux que la mise en réseau des collectivités constituent de réelles opportunités pour mesurer de nouvelles formes de construction de pouvoirs - entre collectivités et agglomérations par exemple - pour répondre notamment aux exigences d’identité.

Ce concept d’identité, s’il se trouve souvent rapporté aux entités nationales, les transcendent aujourd’hui complètement et c’est donc très certainement à ce niveau qu’une autre approche institutionnelle de la construction européenne apparaît possible.