Séminaire "Les nouveaux métiers de l'Internet"(Projet européen Pro Internet)Organisé
par la Fondation des Territoires de Demain
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L’éducation et la formation auront des formes multiples tout au long du jour et de la vie. Nos outils de communication et singulièrement ceux de la mobilité en seront les vecteurs privilégiés. Nous irons ainsi vers un «monde réel augmenté», où des compléments virtuels de savoirs accompagneront et illustreront les services divers que nous connaissons sur notre territoire. Maints espaces publics seront des espaces de l’innovation rassemblant usagers et citoyens aux côtés des acteurs économiques et des chercheurs, se faisant tous «passeurs de savoirs» au travers de l’expression de leurs besoins respectifs. De plus, l’ÉCONOMIE DE L’INNOVATION ET DE LA CONNAISSANCE qui se met en place se basera sur l’identité du territoire, sa culture, sa langue, son histoire, sa gastronomie, sa biodiversité, sa valeur environnementale... En somme, sur le savoir et les connaissances contenues dans le territoire et développés par les habitants de ce territoire; la recherche scientifique, le développement et l’innovation technologique. Tout ceci introduit une rupture sociétale et économique importante. Et cela impose l'installation de nouvelles formes de «management» adaptées aux nouvelles formes de co-innovation. Les différents acteurs de ces territoires se trouvent donc face à de multiples difficultés sociales et psychologiques. Les emplois de demain se développeront donc sur tous ces champs. Le savoir est une valeur économique au sens premier du terme où la formation et la création des nouveaux emplois liés à Internet passe par la mise en oeuvre de mécanismes adaptés à la complexité du modèle et à la diversité linguistique et culturelle. Fondation des Territoires de Demain.
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Laura Garcia Vitoria
Directrice scientifique de la Fondation des Territoires de Demain
«Le savoir est le pouvoir»,
Francis Bacon, Meditationes Sacrae (1597)
La place du savoir, des sciences et des technologies dans le contexte de crise actuel donne aujourd’hui lieu à une intense réflexion au sein du champ économique. L’économie de la connaissance tente en effet de dépasser la préoccupation majeure des économistes pour les biens matériels et de porter l’attention sur des éléments intangibles qui ont à voir avec la production de savoir, de science, de compétences techniques et aussi de «capital humain». Leur intégration dans nos instruments de mesure économiques n’est pas évidente, comme l’a montré le récent débat auquel j’ai participé la semaine dernière à la Banque Européenne d’Investissement à Luxembourg. Notre collègue de l’OCDE insistera certainement sur cette question dans sa présentation.
C’est en réalité là le vrai sujet pour notre Fondation concernant les métiers de l’Internet d’aujourd’hui et surtout de demain. C’est au fond aussi et surtout la raison d’être de notre présence dans le programme PIN et dans le militantisme dont nous faisons preuve à son égard au travers de nos actions de dissémination dans les horizons culturels et linguistiques les plus divers.
Ces métiers en effet rassemblent la majeure partie des problématiques à l’œuvre dans la genèse d’une société basée sur le savoir. Elles sont en liaison aussi avec les chantiers qui sont les nôtres et les outils que nous utilisons, comme vous tous, au quotidien. Je me limiterai ici à citer quelques exemples.
C’est le domaine de la webTV que nous utilisons souvent - encore hier soir pour ce qui est de l’émission largement consacrée à PIN - et qui fait appel à de multiples savoirs fort peu enseignés et encore bien mal répertoriés. François Caron - qui vient de créer en partenariat avec la Fondation un «laboratoire vivant» dédié à ces nouveaux médias - développera tout particulièrement ce point cet après-midi, lorsqu’il s’agit de créer un véritable observatoire en ligne et surtout lorsque les nouveaux médias croisent des utilisations réellement novatrices en matière d’e-learning. Hafid Ramdany nous le montrera aussi au travers de l’exemple concret de notre site.
C’est le domaine aussi des réseaux sociaux
et du management des communautés et André Dan qui en est
l’un des meilleurs experts aujourd’hui nous montrera là
encore les deux facettes qui nous intéressent le plus: les métiers
ainsi mobilisés d’une part et l’utilisation potentielle
de ces outils par nous tous dans le cadre de la dissémination du
projet d’autre part.
Je ne souhaite pas être plus longue, nous avons de multiples analyses
à échanger. Je ne doute pas en tout cas que cette journée
sera pleinement fructueuse.
Paris le 11 jun 2010
Le marché du travail est marqué par l'émergence de fonctions entièrement nouvelles et par l'évolution des fonctions plus traditionnelles. Quels sont ces jobs de demain? Le monde évolue, il est bouleversé sur tous les plans: économique, écologique et social. Les entreprises doivent donc inventer ou réinventer de nouvelles manières de travailler quels sont ces métiers? Dans son "Guide des nouveaux métiers 2010", Michael Page répond à ces questions.
1. Community manager.
Vu l’évolution permanente d’internet et des médias
sociaux, les entreprises ont besoin d’un profil chargé d’assurer
la promotion de la marque et de ses produits via des plateformes telles
que Facebook, Youtube, Twitter... De bonnes capacités rédactionnelles
et une maîtrise des outils marketing web 2.0 sont requises. De 30.000
à 65.000 euros.
2. Chargé d’affaires en restructuration de dette.
Le "debt restructuring consiste à restructurer tout ou partie
du passif de l’entreprise en difficulté afin de renégocier
auprès des différents créanciers des conditions de
remboursement permettant la survie", explique Michael Page. Crise
oblige, ce métier a le vent en poupe. Des profils universitaires,
calés en finance et ayant des connaissances sur les cycles économiques
sont recherchés. De 80.000 à 100.000 euros.
3. Responsable achats en développement durable.
L’écologie est un enjeu incontournable pour les entreprises.
Ce responsable doit donc (faire) adopter de nouveaux critères de
décisions et des comportements parfois en totale contradiction
avec les "réflexes historiques de l’entreprise".
Ingénieur commercial? Un troisième cycle en achat et/ou
en développement durable ne sera pas superflu. De 50.000 à
80.000 euros.
4. Fundraiser.
Les associations, les ONG ou la culture (à travers le mécénat)
sont à la recherche d’un responsable de la collecte de fonds.
Titulaire d'un diplôme de l'enseignement supérieur de type
Sciences-Po ou Ecole de Commerce, il doit maîtriser le marketing
direct et la communication. En outre, il doit être en mesure de
se construire un réseau de personnes influentes. De 30.000 à
65.000 euros.
5. Responsable e-business.
De nombreuses entreprises, dont celle des secteurs voyage-tourisme, bancassurance
et distribution voient leurs activités basculer sur le net. Ce
responsable doit piloter les ventes réalisées en ligne.
Des formations en commerce et marketing sont requises. De 30.000 à
120.000 euros.
6. Responsable normes et doctrines comptable.
Plus les groupes cotés sont grands, plus ils ont de filiales et
entités à consolider. L’internationalisation de l’activité
des entreprises complique encore davantage la comptabilité et nécessite
donc un expert-comptable ayant une solide expérience en audit international.
De 80.000 à 140.000 euros.
7. Responsable de la diversité.
Fonction émergente, elle concerne essentiellement les grosses structures.
Elle interviendra par exemple dans le pilotage de formations sur la diversité
et le développement de programmes internes visant à prévenir
la discrimination. Ce poste est destiné à des diplômés
de l'enseignement supérieur disposant de quelques années
d’expérience en ressources humaines. De 45.000 à 75.000
euros.
8. Responsable gouvernance Internet.
Des sociétés cotées en Bourse ou dont l'image doit
être scrupuleusement préservée ont besoin d’une
personne en charge d’une veille active et de la mise en place d’un
système de prévention ou d’alerte sur le web. Plusieurs
formations d’écoles supérieures sont possibles pour
ce poste mais les années d’expériences sur le web
primeront. De 60.000 à 75.000 euros.
9. Trésorier.
"La dégradation violente de l’activité des entreprises
avec comme conséquence une trésorerie détériorée,
un allongement des délais de paiement et une frilosité des
banques à financer les entreprises, a considérablement renforcé
le poids des Trésoriers", constate Michael Page. Ce job est
essentiellement destiné aux cursus de gestion (ingénieur
ou non) ou à des profils comptables. De 50.000 à 180.000
euros.
10. Expert bilan carbone.
Vu le renforcement constant des normes environnementales, ce métier
est appelé à connaître un véritable boom. Cet
expert aura pour mission principale "de proposer des solutions concrètes
pour la maîtrise des dépenses énergétiques
et la réduction des émissions de gaz à effet de serre".
Tout ingénieur pourra prétendre à ce poste à
condition de disposer d’une spécialisation en environnement,
en énergétique ou en thermique. De 35.000 à 50.000
euros.
Le rapport «The shape of jobs to come» dresse la liste de 100 professions potentielles dans le secteur des technologies. Il a été établi par un groupe de futurologues du bureau d’études londonien Fast Future à la demande des autorités britanniques. Coup d’œil prospectif sur le monde de demain…
1. Chirurgien de la mémoire.
Les chirurgiens de la mémoire seront bientôt en mesure de
créer du contenu cérébral supplémentaire,
c’est-à-dire d’offrir une extension de mémoire
aux personnes qui le souhaitent. Les plus concernées sont celles
dont le cerveau est menacé d’explosion par une trop grande
quantité d’informations.
2. Fabricant de membres.
Une autre spécialité médicale consistera à
fabriquer des membres vivants. Une nouvelle jambe pour un footballeur
blessé, par exemple. Vu l’évolution des techniques
et de la science, la chose devrait être possible dans une vingtaine
d’années. Cette nouvelle profession en appellera d’autres,
puisqu’il faudra des designers, des magasins spécialisés
et des réparateurs.
3. Gestionnaire de bien-être pour seniors.
Du fait du vieillissement de la population, beaucoup de personnes pourront
se lancer dans le métier de gestionnaire de bien-être pour
seniors. Il s’agit d’ailleurs de la fonction en devenir la
plus populaire, ainsi que le révèle une enquête sur
les professions du futur effectuée auprès d’environ
500 personnes dans 12 pays. Ces spécialistes pourvoiront aux soins
de santé et aux besoins individuels des personnes âgées
en recourant à toute une série de nouvelles thérapies
médicales, parmi lesquelles des traitements médicamenteux,
des techniques de santé mentales, des traitements naturels et des
cures de fitness.
4. Avocat virtuel.
L’avocat virtuel résout les problèmes juridiques entre
ressortissants de pays et de régions régis par des lois
différentes. Au vu de la tendance actuelle, qui veut que nous passions
de plus en plus de temps en ligne, on peut s’attendre à ce
que dans les dix ans à venir, de plus en plus d’avocats choisissent
la toile comme terrain d’action. Leur travail consistera à
démêler l’écheveau juridique autour de cas qui
dépassent le cadre des frontières nationales, comme celui
du hacker qui attaque un ordinateur au Luxembourg alors qu’il survole
la Bulgarie en avion.
5. Manipulateur de climat.
Vu les préoccupations suscitées par le changement climatique,
nous assisterons à l’émergence d’un nouveau
type de climatologues dont la mission consistera à intervenir dans
des zones précises en modifiant des systèmes énergétiques
ou en construisant des zones naturelles, par exemple, afin d’endiguer
le réchauffement de la planète. Pour ce faire, ils pourraient
décider, par exemple, de remplir les océans de fer ou encore
de déployer des parapluies géants pour protéger les
populations du soleil.
6. Policier météo.
La manipulation des nuages et la création de pluie, qui se pratiquent
déjà dans certaines parties du monde, ont des répercussions
sur des milliers de kilomètres carrés. Les policiers météo
auraient pour mission de contrôler qui est autorisé, par
exemple, à propulser des particules d’iode d’argent
dans les nuages pour provoquer la pluie.
7. Éthicien des nouvelles sciences.
La science devenant de plus en plus pointue dans la technique du clonage,
nous pourrions, à terme, avoir besoin d’une nouvelle armée
d’éthiciens. Au fait des plus récents développements
scientifiques, ceux-ci devraient aider la société à
faire les bons choix en examinant notamment quelles évolutions
elle peut tolérer. Ils s’interrogeront donc moins sur la
capacité de faire des choses que sur l’autorisation de les
entreprendre.
8. Psychologue des réseaux sociaux.
La révolution des réseaux sociaux fait naître quantité
de liens d’amitié entre internautes. Mais les ennemis virtuels
existent aussi. Les victimes d’attaques personnelles en ligne pourront
désormais consulter un psychologue des réseaux sociaux.
9. Producteur d’aliments génétiquement modifiés.
Les producteurs de demain pourront cultiver des légumes et élever
du bétail génétiquement modifiés pour développer
l’offre de denrées alimentaires. D’ici à 20
ans, ils seront capables d’influencer la teneur en protéines
des aliments pour le bien de notre santé. Les scientifiques travaillent
d’ores et déjà sur une tomate intégrant un
vaccin et sur le lait thérapeutique de vache, de brebis et de chèvre.
10. Enseignant virtuel.
À terme, on pourra utiliser des avatars intelligents ou des personnages
virtuels pour aider voire remplacer les enseignants dans les classes.
Tout le défi consistera à syntoniser le mieux possible les
élèves et leurs enseignants virtuels d’un point de
vue humain.
11. Agriculteur vertical.
D’ici à 2020, les agriculteurs verticaux devraient pouvoir
augmenter considérablement l’offre de denrées alimentaires
en utilisant les gratte-ciels des centres-villes. Ils devront maîtriser
pour cela un grand nombre de disciplines, que cela soit dans les sciences,
dans le commerce ou dans l’ingénierie.
12. Architecte de l’espace:
Le tourisme spatial figure d’ores et déjà à
l’agenda de certaines compagnies. Pour se lancer dans l’aventure,
elles auront besoin de pilotes et de guides spatiaux mais aussi d’architectes
pour créer dans l’espace des logements et des lieux de travail
pour ce personnel. L’université de Houston planche déjà
sur un projet de ce genre, qui porte sur la création d’une
maison verte sur Mars, d’une base d’opérations sur
la lune et d’engins d’exploration.
13. Organisateur de quarantaine.
Si un virus mortel se propage à la vitesse de l’éclair
dans plusieurs pays, seules quelques personnes seront préparées.
Très vite, il y aura pénurie de personnel infirmier et médical.
Au fur et à mesure que le nombre de morts augmentera et que des
quartiers entiers seront mis en quarantaine, on aura besoin de personnel
pour surveiller les passages et gérer les opérations. Le
métier d’organisateur de quarantaine est sans conteste l’un
des plus singuliers métiers du futur.
14. Rangeur virtuel.
La révolution numérique créer aussi des besoins en
matière de rangement. Nous allons avoir besoin de destructeurs
de fichiers numériques. Les personnes qui doivent gérer
trop de fichiers importants feront appel à des gestionnaires pour
mettre de l’ordre dans leur vie électronique. Le rangeur
virtuel triera nos e-mails, organisera tous nos documents et gérera
nos mots de passe et nos profils électroniques.
15. Constructeur de véhicules alternatifs.
Nous aurons besoin de designers pour plancher sur des moyens de transport
construits avec des matériaux alternatifs et fonctionnant avec
des combustibles alternatifs.
1. Spéciliste de l'optimisation du trafic sur
Internet: optimise les partenariats sur le web et les référencements
afin de maximiser le trafic des stes internet donc il est responsable.
2. Expert en linguistique informatique: especialiste de langues et de
la programation utilise l’outil informatique pour mettre au pôint
des sustèmes de reconnaissance vocale, audio de prise de notes
et de traduction instantanée, des répondeurs audio automatiques,
de traduction éditorial ou de notices d’instruction.
3. Responsable de commaunauté virtuelle: est moderateur du site
internet d’une entreprise, doit faire preuve de creativité
pôur rendre attractifs les forums de son site et les faire vivre.
4. Editeur de blog: gère le blog editor: il est moderateur et redacteur.
5. Biostaticien: développe et utilise la thèorie et la métodologie
biostatistique.
6. Ingenier bio-informaticien: Spécialiste des algorihmes, développe
des méthodes et des programmes informatiques qui facilitent le
travail des biologistes.
7. Ingeniere photonique: expert de l'ingenierie optique, le photonic enginer
conçoit et met en aplication des technologies qui utilisent la
lumière comme vecteur de transmission d'information et d'energie.