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L’ENTREPRISE
DURABLE, L’ÉCO-QUARTIER,
LES ACTEURS TERRITORIAUX
ET L’ÉCONOMIE DE LA CONNAISSANCE
Organisé dans le cadre du "Salon
de l'entreprise durable"
Palais de Congrès de la porte de Versailles, 20
et 21 octobre 2009 |
DES QUESTIONS ET DES CONSTATS PRÉALABLES
«IL
N’Y A PAS D’ÉCO-QUARTIER MODÈLE À VISITER
POUR CONVAINCRE LES ÉLUS QUE C’EST POSSIBLE, QUE CELA VA
MARCHER. TOUT EST À DÉFRICHER, À EXPLORER, À
DÉMONTRER» (La revue durable, avril 2008).
En France «...SEULS 3% DES PERMIS DE CONSTRUIRE DÉPOSÉS
AUJOUD’HUI CONCERNENT DES BÂTIMENTS BASSE CONSSOMATION QUI
VONT POURTANT DEVENIR LA NORME LE 1ER JANVIER 2013. DE PROMOTEURS COMME
KAUFMAN&BROAD N’ONT MIS SUR LE MARCHÉ AUCUN LOGEMENT
BBC. D’AUTRES, COMME LES NOUVEAUX CONSTRUCTEURS, ASSURENT QUE 10%
DE LEUR PRODUCTION RÉPOND DÉJÀ À CETTE NORME»…
(La Tribune 15 octobre 2009)
Quelle politique, qui, comment et pour qui construit-on
ces éco-quartiers? Quel est le modèle économique
de ces éco-quartiers? Qui en décide? Qui les conseille aux
collectivités territoriales et aux instances étatiques?
Qui en assure la maîtrise d’œuvre? Qui décide
des normes? Qui les évalue? Qui compare et distribue les labels?
Qui seront les bénéficiaires des financements publics de
promotion de ces quartiers? En quoi ces éco-quartiers s’inscrivent
ainsi dans une économie de la connaissance? Quel bénéfice
aura-t-il cette distribution pour l’Europe et ses contribuables?
Cela est d’autant plus important que les
règles et les normes sont souvent extrêmement complexes,
aussi complexes que celles de l’ingéniérie financière
et on sait où a menée la non-régulation des produits
financiers au grand dam des contribuables!
Allons-nous vers une bulle des investissements dans les
écoproduits à défaut d’expertise véritable?
Qui y habite, quels sont les pré-requis pour y habiter?
Va-t-on créer des niches de privilèges? Quel dispositif
comptons-nous mettre en œuvre pour donner naissance à de nouvelles
règles à suivre pour être accessible à tous?
«LA PLUPART DES BREVETS DE TECHONOLOGIES PROPRES
EST DÉPOSÉ AUX ETATS-UNIS… 274 INNOVATIONS SUR LES
ÉNERGIES RENOUVELABLES ET LES VÉHICULES NON POLLUANTS, ÉLECTRIQUES
OU HYBRIDES, ONT ÉTÉ DÉPOSÉES AU DEUXIÈME
TIMESTRE 2009. DEPUIS DEBUT 2009, LE JAPON FAIT LA COURSE AVEC 75 BREVETS
DÉPOSÉS DEVANT LA CALIFORNIE (29) L’ETAT DU MICHIGAN
ET L’ALLEMAGNE» (La tribune 31 août 2009)
Il ne suffit donc pas de préconiser des
normes, il faut déposer des brevets! Là encore il s’agit
d’un axe essentiel pour une société basée sur
la connaissance.
«DES ASSOCIATIONS FORMENT LES ÉLUS»
(La revue durable, avril 2008). Qui en évaluera donc le contenu
scientifique, le savoir et le savoir faire?
Là encore reste à bâtir tout un pan d’économie
de la connaisance!
Autre modèle de développement durable:
au Brésil à Curitiba.
Source (La Tribune 25 aout 2009):
* Les habitants de la ville ont 33 parcs et jardins;
* La moyenne des espaces verts pour les habitants est de 50 mètres
carrés;
* Le métro sans rail aux stations faites de cylindres transparents
sont posés sur des quais que frôlent des bus orange et argentés;
* Les quartiers sont bâtis de manière horizontale;
Le succès est dû à la planification
depuis une quarantaine d’années par l’institut urbain
de Curitiba qui est financé par la municipalité, il imagine
et pilote les grands chantiers destinés à améliorer
les conditions de vie des habitants. Mais le modèle s’essouffle,
victime de conflits entre l’administration municipale et l’État
du Paraná!
Néanmoins:
* les autorités annoncent de nouveaux avantages fiscaux pour les
propriétaires voulant convertir leurs terrains vierges en parcs
et en jardins publics,
* pour préserver les rives de plusieurs cours d’eau, polluées
par la multiplication de logements, la ville a obtenu un prêt de
60 millions d’euros de l’Agence Française pour le Développement,
* un appel d’offre a été lancé pour la construction
d’une usine capable de traiter 100% des 240 tonnes d’ordures
ménagères produits chaque jour par la ville.
Autres exemples:
Des programmes internationaux où la France
est absente, par exemple les projets européens «Cute»
ou encore «Hyfleet»…, y compris en Amérique du
Nord et du Sud, Afrique, Asie…
Des projets de référence:
* 1. Allemagne
a. Zurich, une des 146 villes EEA® European Energy
Award Gold
b. Vuppertal, utilise les conduits d’eau de la ville pour produire
de l’éléctricité
c. Brême, l’auto partage
d. Fribourg-en-Brisgau, un Exemple de planification durable
* 2. Le métro de surface de Curitiba, Brasil
* 3. Scheveningen au Pays Bas, la mer comme source d’énergie
* 4. Suède:
a. Vaxjö, Collectivités sans CO2
b. Malmö, alimenter le réseau de chauffage urbain d’un
nouveau quartier de 1000 logements entièrement à partir
d’énergie renouvelable produite localement
* 5. Venise, Italie, limitation du trafic automobile,
introduction d’une réglementation énergétique
dans la construction, prise en compte d’un critère de consommation
énergétique pour les activités de production…,
ce ne sont que quelques exemples des mesures prises dans la matière
* 6. Royaume-Uni:
a. Kirklees, rénovation de la ville, un village
solaire comportant au total 500 maisons solaires, une maison de retraite
et un spa….
b. Londres, les constructions neuves sont déjà tenues
de produire 10% de l’énergie qu’elles consomment
à partir de sources d’énergie renouvelables in situ…
* 7. Hokkaido, Japon, hydrogène et pile à
combustible
* 8. Utsira, Norvège, convine l’énergie
éolienne et la production et le stockage d’hydrogène
sur l’île d’Utsira
* 9. Toronto, Canada, du prix faible émission
de carbone 2005
* 10. La Californie, crée une économie
dynamique et compétitive à faible émission de carbone.
* 11.
Le modèle français : L’Ardèche
Programme du Mercredi 21
octobre 2009
Vers de nouvelles relations entre entreprises et territoires: quelles
nouvelles priorités d’action Développement Durable
dans un contexte de crise sociétale, économique et financière?
A l’heure où les entreprises cherchent leur
compétitivité dans de nouveaux intangibles et choisissent
ou confortent leurs localisation au travers de nouvelles externalités
et nouveaux partenariats, leur rapport avec le territoire qui les accueille
est amené à changer en profondeur.
Questions:
* Comment les entreprises européennes peuvent ainsi accélérer
la mise en œuvre urgente de vraies politiques de développement
durable avec une vision à long terme?
* Les acteurs territoriaux en Europe et dans le monde dévoilent
ils vraiment que le Développement Durable tel qu’il est perçu
aujourd'hui est une vraie ressource pour des Collectivités Territoriales
Développent de Demain?
* Un regard sur ce qui se passe en dehors de la France, permet de redéfinir
ce que nous entendons par DD de demain?
* Une Collectivité Territoriale peut-elle vraiment baser une démarche
de DD de demain sans qu’elle soit basée sur l’économie
de la connaisance émergente et ses atouts?
* Si la diversité et la gestion de l’identité territoriale
sont au cœur des débats d’un territoire, se posent aussi
d’autres questions essentielles pour la durabilité et la
sécurité des entreprises comme le respect de l’identité
linguistique?
* Plus encore, une Collectivité Territoriale qui s’engage
dans un développement durable à long terme ne doit-elle
pas également revisiter son propre fonctionnement interne et sa
gestion administrative, financière et surtout son organisation
des ressources humaines ?
* Avant de parler de DD il ne faut-il pas cartographier et faire un état
des lieux de l'innovation et de la créativité en France
et dehors de la France ?
* La crise économique et financière a-t-elle modifié
les priorités d’actions des CT DD, ainsi que sa gestion administrative
durable?
Animé par, Laura GARCIA VITORIA, Présidente
ARENOTECH.
Intervenants:
* Olivier DELOURME, Délégué Général
du Grand Prix de l’Environnement
* André ROUCHES, secrétaire général
du Carrefour des entreprises de l'Est parisien (CAREEP)
Collectivités territoriales : quels sont le quick wins
et obstacles à surmonter?
Les acteurs territoriaux doivent se repérer dans leurs possibilités
d’action. Comment accéder et s’appuyer sur les différents
programmes locaux, nationaux, européens, internationaux? Comment
avoir connaissance des différents modes de financement et comment
en bénéficier? Comment obtenir des conseils et des aides
techniques nécessaires sachant qu'il existe de nombreuses écoles
ayant des avis divergents?
Certaines Collectivités Territoriales ont mis en œuvre des
actions qui connaissent un certain succès et ouvrent la voie vers
les Collectivités Territoriales de demain. Les futures collectivités
durables doivent prendre en compte l’évolution des rapports
entre connaissances, compétences et territoires.
Les acteurs territoriaux doivent également connaître le coût,
les résultats envisageables, le temps de mise en œuvre mais
aussi réfléchir aux stratégies nécessaires,
identifier les obstacles à éviter, surmonter les échecs
éventuels.
Comment aider les acteurs territoriaux à maîtriser leurs
cadres d’action?
Quelles sont les actions qui connaissent le plus de succès ?
Pourquoi les villes les plus avancées dans le Développement
Durable, sont également celles qui ont le mieux intégré
les NTIC ? (exemple des villes numériques)
Quels sont les obstacles?
Pourquoi certains projets DD échouent ?
Animé par André LOECHEL, PRESIDENT, Fondation
des Territoires de Demain.
Intervenants:
* Babacar DIAME, Maire de Foundiougne, Sénégal.
* Alain PONROY, Cabinet Ponroy.
* Pierre POUGNAUD, Délégation pour l’action
extérieure des collectivités territoriales Ministère
des Affaires Étrangères et Européennes.
* Dominique SASOON, Directeur Centre de la Main, Clinique
AXIUM.
* Abdoulaye SENE, Député à l’Assemblée
Nationale du Sénégal Président du Global Local Forum.
* José SEQUEIRA CARVALHO, Professeur de l'Université
Technique de Lisbonne, Administrateur Principal Commission Européenne.
Collectivités locales, opérateurs privés,
entreprises : vers de nouvelles relations pour un succès des territoires?
L’augmentation du domaine de compétences
des collectivités territoriales accroît leurs difficultés
à choisir entre une gestion autonome et une délégation
de leurs activités à des opérateurs privés.
Certaines collectivités impulsent une dynamique par la création
de concessions et de régies. Les questions restent toujours les
mêmes : comment trouver les financements pour une gestion autonome?
Quels sont les différents modèles de délégations
de service public? Quel est le bon partage des rôles entre public
et privé?
A l’heure où les entreprises cherchent leur compétitivité
dans de nouveaux intangibles et choisissent ou confortent leurs localisations
au travers de nouvelles externalités et nouveaux partenariats,
leur rapport avec le territoire qui les accueille est amené à
changer en profondeur.
Les collectivités ont-elles les compétences pour gérer
la variété de plus en plus grande de leurs activités?
Les opérateurs investis dans le DD constituent-ils toujours la
solution pour les collectivités?
La crise économique et financière influe-t-elle sur le rôle
des opérateurs privés au sein des collectivités?
Animé par André LOECHEL, PRESIDENT, Fondation
des Territoires de Demain.
Intervenants:
* Adrien Fourmon, Avocat, Cabinet Huglo Lepage
* Jean-Claude VICH, Responsable du Programme du Centre
Européens de Nouvelles Technologies, Président SUMMITCO.
* Patrick WIDLOECHER, Directeur du Développement
Durable, Groupe LA POSTE.
Eco-quartier : évolution des techniques ou changement
de modèle?
Une politique de DD bien comprise est source de développement
réussi pour les territoires : développement économique
mais aussi découverte d’une autre qualité de vie dans
un environnement respecté.
Les projets de Collectivités Territoriales doivent donc prendre
en compte cet aspect ce qui pourrait aussi représenter des investissements
importants pour les prochaines années. Cet aspect impose de nouvelles
pratiques (économie et lutte contre le gaspillage) concernant la
consommation (énergie, eau, matières premières, ENR,
réseaux intelligents, …) et la vie d'un citoyen (participation
/ concertation aux processus décisionnel, mobilité durable,
gestion des déchets, respect de la biodiversité, mixité
sociale, information, …).
Qu'entend-t-on par éco-quartiers ?
Qui les conseille aux collectivités territoriales et aux instances
étatiques?
Quel est le modèle économique des éco-quartiers?
Qui en décide?
Quelle politique, qui, comment et pour qui construit-on ces éco-quartiers?
Quels sont les montages économiques et financiers adaptés
à un « Eco-Quartier »?
Qui seront les bénéficiaires des financements publics de
promotion de ces quartiers?
Qui en assure la maîtrise d’œuvre?
Qui décide des normes?
Qui les évalue?
Qui compare et distribue les labels?
Quelles sont les solutions énergétiques pour un éco
quartier ?
Collectivités, entreprises et citoyens peuvent-ils rendre les projets
des éco-territoires réels?
Au delà du cliché, que veut dire éco-quartier pour
une entreprise?
Animé par André LOECHEL, Président,
Fondation des Territoires de Demain.
Intervenants:
* Jacques Ghisgant, Chef de projet, EDF
* Eric MAZOYER, Directeur Général Délégué,
Bouygues Immobilier, André Dam, Challengy,
* François Veyreinc, Président, Communauté
de Communes Privas Rhône et Vallées
Comment une collectivité locale peut-elle évaluer
son degré de maturité sur les dimensions du développement
durable?
Les acteurs territoriaux ont pris conscience que le DD permet de concilier
efficacité économique, équité sociale et protection
de l’environnement. Il faut donner la possibilité aux Collectivités
Territoriales de penser leurs actions DD en anticipant.
Le succès d’une démarche DD pour un territoire, ou
une entreprise, nécessite un processus d'évaluation précis
pour assurer au mieux les améliorations nécessaires, l’efficience
des projets et sa reproductivité. Cette démarche devrait
être généralisée à tout le secteur public
local et national mais aussi à tout le secteur privé.
Un territoire qui s'engage dans un projet DD doit à la fois s'appuyer
sur les réussites et les échecs qu'ont pu connaître
d'autres territoires pour réussir la mise en œuvre de son
action DD.
La performance d’une Collectivité Territoriale en terme DD
se traduit aussi par sa capacité à intégrer de nouveaux
concepts tels celui des clusters, des livings labs... Les clusters sont
les pôles dynamiques d’aujourd’hui dans les collectivités.
La clusterisation crée de l’attractivité pour les
territoires.
Il en découle les questions suivantes :
Comment évalue-t-on la démarche d’une collectivité?
Conseil, certification… ? ...et les brevets ?
Quand faut-il penser à évaluer un projet DD au sein d'une
collectivité?
Pourquoi la maturité d'une collectivité se juge également
par sa capacité à intégrer des concepts innovants?
En France et le monde
Comment les collectivités peuvent mettre en place des projets novateurs?
Pourquoi le phénomène de clusterisation attire les entreprises?
Comment dès lors concilier compétences, expériences
et connaissances - le vrai triangle -, (Prix Nobel Schoutz), qui vont
permettre aux territoires de s'inscrire dans une réussite durable?
Animé par André LOECHEL Président,
Fondation des Territoires de Demain
Intervenants:
Merylle AUBRUN, Ingénieur action régionale
IDF, AFNOR Groupe.
Laura
GARCIA VITORIA, Présidente, ARENOTECH
Des questions pour demain
Le questionnaire élaboré pour la
préparation de ce forum reste aujourd'hui ouvert, dans la mesure
notamment où la durabilité du développement économique
n’est qu’une composante d’une société
basée sur la connaissance. Un danger est apparu
dans le débat où les différents domaines apparaissaient
peu intégrés les uns aux autres et donc risquent d’apparaître
comme un ensemble d’archaïsmes plutôt que comme un nouvel
horizon!
Il est vrai que les domaines évoqués
supposent un grand nombre d’expertises et des savoirs permettant
de construire des liens avec d’autres sujets peu familiers.
Néanmoins, certaines
interventions ont confirmé leur positionnement d’avant-garde
aussi bien pour l’analyse que pour la réalisation concrète
des projets les plus innovants; ainsi en était–il des présentations
ardéchoises et de celle du secrétaire général
du Carrefour des entreprises de l'Est parisien (CAREEP); on
remarquera l'excellente prestation réalisé par l'atelier
"Collectivités territoriales: quels sont les quick wins et
obstacles à surmonter?" animé par André
Loechel et dont les intervenants (Babacar DIAME,
Maire de Foundiougne, Sénégal, Alain PONROY,
Cabinet Ponroy, Pierre POUGNAUD, Délégation
pour l’action extérieure des collectivités territoriales
Ministère des Affaires Étrangères et Européennes,
Dominique SASOON, Directeur Centre de la Main, Clinique
AXIUM, Abdoulaye SENE, Député à
l’Assemblée Nationale du Sénégal Président
du Global Local Forum. et José SEQUEIRA CARVALHO)
ont bien mis en relief les urgences présentes, notamment l'importance
de l'axe de la collaboration pour la mise en œuvre de l'innovation.
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