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Une journée sur l’innovation à la Banque Européenne d’Investissement (Luxembourg)De nouveaux cadres d’action, de nouveaux cadres de financement, de nouveaux cadres de coopération, de nouveaux cadres d’analyse… Telles seraient les expressions clefs sans cesse rappelées lors des grandes rencontres internationales auxquelles il nous a été donné d’assister ou d’intervenir tout au long de ces dernières semaines. Ce qui surprend est toujours le retour en France où de telles analyses ne trouvent sommes toutes que bien peu d’écho. C’est le cas pour les nouveaux espaces d’innovation évoqués à Bruxelles à l’occasion des Open Days et singulièrement de notre propre séminaire organisé au Comité des Régions. C’était le cas aussi à Genève pour la réunion du Groupe de la Société de l’information des Nations Unies où prenaient formes de nouveaux regards sur la coopération, et ceci à l’occasion de Telecom World. De même en était-il à Luxembourg au travers d’une journée consacrée au financement de l’innovation dans les remarquables bâtiments de la BEI. Nos journées luxembourgeoises sont souvent très riches, celle-ci l’était tout autant. De quoi s’agissait-il? La conférence 2009 sur la finance et l’économie avait pour thème cette année les questions de politique générale concernant la recherche-développement et l'innovation. Elle a mis en lumière l'impact sur la taille et la productivité des entreprises des investissements dans des activités de R-D et dans d'autres actifs incorporels et a examiné les déterminants de la R-D et du dépôt de brevets. La question du financement de l'innovation a en outre été au centre du débat, notamment sur le point de savoir si les besoins en la matière sont différents pour les jeunes firmes innovantes et comment surmonter leurs contraintes financières. Plusieurs intervenants ont particulièrement souligné la place de l’économie de l’immatériel. Bart van Ark (Université de Groningue) a ainsi évoqué le capital incorporel en Europe et sa mesure ; quant à Dirk Czarnitzki (Université catholique de Louvain et Mannheim Centre for European Economic Research), il a souligné le rôle des collaborations de R-D financées par le service public et la vertu des partenariats de l'Industrie et de la Science. Les dépenses de R&D et la production de brevets ont été analysés par Bruno van Pottelsberghe (ULB Bruxelles et BRUEGEL) et le rôle des brevets et licences dans l'obtention de financements extérieurs pour l'innovation par Dietmar Harhoff (Institute for Innovation Research, Technology Management and Entrepreneurship, Université Louis-Maximilien, Munich). Notre collègue Hubert Strauss a ainsi permis, dans l’élaboration du programme auquel il a largement contribué, de radiographier les mécanismes à l’œuvre dans une économie qui est toujours d’avantage celle de l’intangible. Une remarquable leçon d’avenir pour tous les bavards invétérés qui s’aventurent dans ce domaine, comme l’a encore montré la mise en évidence des contraintes qui sont celles par exemple du financement du transfert de technologies, comme l’a montré Jacques Darcy (Fonds Européen d'Investissement). |