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2009

 

Les nouvelles technologies en gestion de crise – Solution IPICS
Par François TRETARRE, Fondation des Territoires de Demain

Lors d’une crise, de nombreux acteurs doivent coordonner leurs actions : pompiers, police, armée, secouristes, agents de sécurité, responsables politiques et administratifs… Tous ces acteurs ont des responsabilités, un fonctionnement et des besoins différents. Ainsi leurs besoins en terme de communication et les solutions technologies adoptées sont bien souvent distinctes.
Il est alors nécessaire d’interconnecter les différentes technologies de communication utilisées par les secours comme par exemple les cellulaires, les radios, les talkies-walkies, les téléphones satellites, les ordinateurs…

L’une des solutions pour résoudre cette problématique est basée sur IPICS (Internet Protocol Interoperability and Collaboration System), une nouvelle technologie développée par Cisco.
Cette technologie utilise la voie sur IP (Voice Over IP) et a la possibilité de créer des groupes communicants en temps réel.
La technologie utilise un serveur qui peut être déployé dans un véhicule de commandement mobile ou intégré dans des kits tactiques de communication. Les responsables peuvent coordonner tous les acteurs de secours, les ressources mobilisables et les informations par communication avec le serveur.

Cette solution technologique impacte directement l’organisation et le fonctionnement des secours et a trois grands avantages : elle permet de réduire les coûts, d’améliorer la gestion de crise mais aussi de protéger l’économie locale.

Le premier objectif de cette solution est d’améliorer la coopération, la communication et le partage d’information lors d’une crise. A cet effet, elle améliore l’interopérabilité des systèmes de communication déjà existants et permet l’échange de voix, vidéo, texte et données. La flexibilité est accrue et les processus de réponse simplifiés. Elle permet aussi d’unifier le commandement et le contrôle des opérations. Un audit détaillé de toutes les communications reliées à l’incident est sauvegardé et permet ainsi une étude a posteriori. Et le commandement a la possibilité de gérer les ressources et les opérations d’une location à l’autre, quelques soient les appartenances d’origine.

Le second objectif est de réduire les coûts de fonctionnement. L’interopérabilité des acteurs est assurée sans avoir à remplacer le parc matériel existant. Il s’agit de capitaliser sur le réseau de communication et le matériel existant. Ainsi les téléphones, ordinateurs et radios existantes sont interconnectés au système de coordination sans avoir à les moderniser ou à les remplacer.

Du point de vue de l’activité économique locale, une intervention plus rapide et une meilleure coordination des acteurs de crise permet de protéger les infrastructures économiques et donc d’éviter une interruption de travail suite à l’incident. Elle permet aussi de protéger les réseaux électriques, bancaires, de communication et de transport afin d’avoir une reprise rapide ou même une ininterruption (Continuity of Operationd) de l’activité selon l’éloignement avec la zone impactée. Enfin, il est important de souligner que certains types d’activités, notamment celles traitant avec des matières dangereuses ou possédant des infrastructures coûteuses, prennent en compte l’efficacité de la gestion de crise locale lors du choix de leur implantation.