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Introduction
Depuis l’an 2000, notre réseau de recherche
a pu suivre et analyser sous ma direction la stratégie de Lisbonne
sous l’angle de l’action des villes et régions d’Europe.
Le nouvel âge des territoires de la connaissance pose en effet
la question du rôle rempli par le territoire et la connaissance
dans la genèse d’avantages compétitifs dynamiques
toujours globalement davantage liés à l’intensité
des processus d’apprentissage des acteurs et incluant également
de plus en plus les espaces spécifiquement locaux de transmission
de savoirs. Comme le signalait Abramowitz dès 1986, l’élément
clef réside naturellement à cet égard dans l’activité
de socialisation des connaissances. C’est la rencontre et l’échange
entre les différents niveaux d’élaboration cognitive
produits par les activités de socialisation des savoirs qui génère
avant tout les processus innovants. C’est dans les relations sociales
entre les agents impliqués que l’on peut accéder
aux connaissances et les utiliser d’une manière efficiente.
La construction de connaissances se manifeste ensuite non seulement
à l’intérieur des «organisations intelligentes»,
mais également dans les environnements dans lesquelles agissent
les entreprises et autres espaces de production de richesses.
A cet égard, les nouveaux rapports entre territoires et savoirs
- le rôle de ceux-ci dans leur transmission, leur valorisation
et leur mobilisation comme vecteurs d’innovation - ont tout récemment
connu des mutations majeures. Ce sont celles-ci que nous nous proposons
présentement d’analyser à ces trois niveaux.
I - Transmission des savoirs territoriaux et
transmission territoriale des savoirs
La Knowledge based Society a pris ses marques territoriales et c’est
très clairement à ce niveau que quelques-uns de ses meilleurs
résultats ont été atteints. Aussi la plupart des
actions et réalisations que nous avons analysé dans l’ensemble
de l’Union européenne esquissent des oscillations entre
des démarches globales et génériques d’accès
à la connaissance mises en œuvre par les collectivités
locales d’une part et un vrai travail de mise en exergue des identités
comme autant de savoirs opératoires proposés autant à
ceux qui habitent qu’à ceux qui sillonnent un territoire.
L’usage des boîtes à outils de l’identité
constituent un enjeu majeur au regard des plus récentes analyses
de prospective territoriale : il y a aujourd’hui toute une
cartographie européenne des politiques locales en la matière.
On note de même de réelles inflexions paradigmatiques dans
la gestion des territoires européens : les objectifs de
Lisbonne déclinés à l’aune des villes et
des régions ont eu pour conséquences de subtiles, mais
néanmoins très importantes inflexions paradigmatiques
sur l’action des élus locaux en la matière, même
si cette action s’avère néanmoins singulièrement
différente suivant les horizons culturels analysés. Mais
ce qu’il est essentiel de souligner est que les politiques d’accès
aux savoirs se démultiplient sous nos yeux.
L’exemple
de l’Estrémadure est ici particulièrement intéressant.
Né de l’action de six collectivités territoriales
de la région (40 aujourd’hui), la démarche - à
laquelle participent la Junta de Extremadura, les organismes régionaux,
l’association régionale des Universités Populaires
et l’Union Européenne - est le résultat du projet
INFODEX (Estrategia Regional de sociedad de la Información) qui
s’inscrit de fait totalement dans la stratégie de Lisbonne
:
1. défendre la culture locale et régionale, le partage
donc de la mémoire commune à travers la constitution d’une
immense bibliothèque de l’expérience et de la mémoire
du territoire et de ses habitants,
2. développer les compétences et les capacités
entrepreneuriales nécessaires pour affronter les défis
des mutations économiques des années à venir,
3. générer un espace de rencontre sociale - physique aussi
bien que virtuelle - et créer une valeur ajoutée,
4. créer des réseaux de collaboration entre institutions
entreprises, associations et personnes présentant des affinités
communes, de vrais réseaux sociaux donc.
5. donner naissance à des manuels de bonnes pratiques en tous
domaines, notamment en matière d’alphabétisation
technologique…
Les objectifs des centres de la connaissance d’Estrémadure
sont les suivants :
1. analyser les possibilités de la région
pour mettre en œuvre les applications des TIC en vue de la modernisation
des activités productives,
2. améliorer les services proposés aux habitants,
3. réduire des différences entre zones urbaines et rurales
4. mettre en œuvre les potentialités offertes par toute
zone frontière.
5. promouvoir le développement d’initiatives autonomes
qui ouvrent à l’ensemble de la population les possibilités
offertes par l’économie du savoir.
Les groupes de travail de chacun des centres s’organisèrent
en fonction des intérêts des utilisateurs des divers lieux
: entrepreneurs, jeunes et personnes âgées, femmes, associations,
handicapés…
La Junta de Extremadura a développé de multiples outils
pour générer et développer des contenus en ligne:
* Intranet : Red Corporativa Extremeña
* RTE: Red Tecnológica Educativa
* Feval: Plataforma de Comercio electrónico
* Vivernet: Viveros de Empresa en la Nueva Era
* Plan d’alphabétisation technologique de l’Extrémadure
: NCC et Integrared
* Portal Extremadura.org : portail de la société de l’information
et de l’éducation
* Théâtre pour tous
* L’élaboration d’une méthode d’apprentissage
de la langue espagnole pour les lusophones comme contribution à
l’administration en ligne
* Web institutionnel de la Junta
* Todoweb
La méthodologie développée doit
permettre à chacun de s’approprier le futur de son territoire,
faire siennes les réflexions et analyses proposées, amener
tous les interlocuteurs à s’accorder sur des objectifs économiques
communs et lancer des débats pour ce qui est des technologies à
mettre en œuvre pour atteindre les objectifs fixés…
La démarche est toujours de motiver, donner des compétences
et aider à organiser et d’aider chacun à mieux
connaître telle ou telle composante du contexte territorial et en
tenir compte.
II - Les stratégies territoriales de valorisation des
informations et des savoirs
La stratégie de Lisbonne a commencé à
nourrir les diverses démarches de marketing territorial récemment
développées par les villes et régions d’Europe.
L’attractivité d’une durabilité du développement
économique est largement basée sur la connaissance, comme
l’a bien montré les travaux du conseil scientifique que nous
avons constitué à Paris - La Défense pour le récent
Sommet Mondial du Développement Durable des quartiers d’Affaires.
Le marketing territorial basé sur la créativité et
le patrimoine culturel constitue un autre axe de l’économie
du savoir. Plus généralement, les nouvelles formes de tourisme
prennent appui sur les technologies de la connaissance, au travers notamment
de la géo-localisation des données issues des grandes plates-forme
informationnelles territoriales en cours de constitution. Nous nous trouvons
ainsi devant tout un panorama de ressources, en termes de services de
navigation par exemple, qui contribuent réellement au développement
d’une économie territoriale de la connaissance.
Au travers des portails touristiques et des centrales
de réservation, de la géolocalisation des contenus culturels,
des visites virtuelles et de la navigation 3D, le tourisme assisté
par les technologies de la connaissance a changé singulièrement
de profil et d’exigences. Parmi les nouvelles formes de « grands
tours » qui aujourd’hui prennent corps à l’échelle
de la planète, les petites villes et le monde rural en particulier
ont à l’évidence un rôle majeur à jouer
dans la recherche de l’authenticité et de l’identité
des territoires. De manière générale, d’Herculanum
à Saragosse, nous assistons à la création de formes
inédites de découvertes et d’explorations.
Le
Musée Archéologique Virtuel d’Herculanum présente
ainsi la reconstruction de villes de Pompéi et Herculanum et tous
les chantiers archéologiques de la Campanie, depuis Cumes jusqu’à
Sorrente. Les fouilles se sont transformées en reconstructions
de réalité virtuelle et augmentée; ont été
nécessaires des années de recherches des archéologues
et des spécialistes du monde entier. Les écrans disparaissent
dans des flaques d’eau cristallines, les lanternes magiques et miroirs
oxydés par le temps, les changements de température et les
suggestions olfactives transforment la visite en la rendant plus réaliste.
Avec une scénographie minime et l’emploi d’une technologie
immersive, interactive et invisible, le visiteur a la sensation de faire
partie d’un événement qu’il contribue à
déterminer. Tout le musée est géré par un
seul et unique logiciel qui, à partir de l’identité
de visiteurs, reconnus au travers d’une plaque électronique
qui rassemble son âge, sexe et nationalité, contrôle
plus de 70 installations, de façon à ce que celles-ci se
reconfigurent en changeant la langue et le contenu : dans la représentation
d’une maison de tolérance, les images érotiques se
cachent lorsque le programme détecte la présence des enfants.
Le mécanisme s’active aussi dans les thermes, où les
visiteurs doivent nettoyer un cristal embué par des scènes
intimes, tandis que l’on perçoit la forte odeur des parfums.
Le mécanisme de reconnaissance fonctionne aussi lorsque le visiteur
se promène dans les rues du marché virtuel, puisque le système
acoustique reconnait le visiteur et lui parle dans sa langue. Grâce
à une technique que l’armée utilise pour tromper l’ennemi,
le son se forme dans un point lointain de son origine, ainsi le public
perçoit des morceaux de conversations qui le plongent dans des
conspirations, des histoires d’amour et des scènes de la
vie quotidienne de l’époque romaine. Le parcours commence
avec une galerie, où les visages des anciens habitants prennent
vie et ils racontent leurs histoires. La reconstitution du puits permet
au visiteur d’interagir avec un seul geste du mouvement de la main
sur la surface liquide, tandis que la chute d’une pierre virtuelle
provoque de vrais éclaboussements. Lorsque nous sortons des souterrains,
dans un mur d’eau nébulisé, qui représente
le nuage pyroplastique qui tua les habitants, nous pouvons visualiser
des scènes urbaines et rurales avant que les cendres conservent
éternellement ces corps dans la position qu’ils tenaient
alors. Nous pouvons aussi reconstruire mosaiques et visiter les résidences
de patriciens. Le cœur du musée est le CAVE, une instalation
de réalitée virtuelle qui permet de se promener à
travers les maisons et les jardins de Pompéi, Stabies et Herculanum :
on a opté pour des solutions intuitives et transparentes et c’est
avec la main seulement que l’on interagit. A la différence
d’une collection permanente, où le matériel s’expose
selon des règles fixes et inaltérables, ici tout fait l’objet
d’une expérimentation continue. Un livre virtuel interagit
avec les principales fresques de la zone et une table interactive fournit
des informations sur la gastronomie de l’époque.
La municipalité de Saragosse, au travers de “zaragoza.es”,
a mis quant à elle en place de nouveaux services pour les touristes
tels que "Planifica tu visita", “Zaragoza
Blue” ou “Callejero en el móvil”.
"Planifica tu visita" est une application web où les
usagers peuvent personnaliser leurs parcours à travers la ville
en fonction de leurs goûts et intérêts. L’application
utilise des technologies sémantiques utilisant l’information
existante dans les bases de données municipales pour générer
des réponses de visites qui s’adaptent au profil du visiteur.
Celle-ci génère dynamiquement des itinéraires touristiques
personnalisés pour chaque visiteur. Le touriste peut détailler
son profil en incluant les motifs de son voyage, ses préférences
en détaillant ses restrictions horaires et l’application
lui propose la route la plus adéquate. Le résultat obtenu
peut être modifié en sélectionnant des monuments "de
obligada visita" ou en éliminant les lieux qu’il ne
souhaite pas visiter. L’application en plus offre une description
de chaque monument choisi, montre les événements de l’agenda
municipal et permet d’explorer la route sélectionnée
à travers Google Maps et surtout le service cartographique de IDEZAR
(Infraestructura de Datos Espaciales de Zaragoza).
“Zaragoza Blue” permet quant à lui de recevoir gratuitement
une information et des services à travers son mobile, avec téléchargement
à partir de points installés avec la technologie bluetooth:
il apporte des informations sur les routes touristiques, les problèmes
de trafic, des nouvelles sur l’animation des monuments de la ville
L’usager doit se trouver aux alentours d’un point d’accès,
à une distance maximale de 70-80 mètres pendant une minute
avec le téléphone allumé et la connexion Bluetooth
s’active. Au moment où le téléphone se trouve
détecté et après qu’ait été acceptée
la demande d’autorisation, on reçoit une image de bienvenue.
Celui qui ne souhaite pas accéder à cette plateforme doit
la refuser une seule fois, le mobile sera reconnu lorsqu’il passera
devant d’autres bornes et ne recevra plus aucun message. Celui qui
aura téléchargé l’application reçoit
une actualisation automatique spécifique, imperceptible par l’usager.
Une fois souhaitée la bienvenue, il reçoit l’application
java Zaragoza Bluetooth qui permet d’accéder à tous
les services de la plateforme au travers de menus graphiques.
Au “Callejero en el móvil”, on a incorporé des
signaux sur les thèmes : administration publique, culture, temps
libre, protection, santé, consommation, transport, trafic, tourisme,
hôtellerie - en anglais et français -. Ce service permet
de chercher une adresse et visualiser une carte ou une photographie de
cette adresse. Dans le cas où il existerait une ambigüité,
on offre la liste complète des rues analogues. L’usager peut
visualiser la rue dans la carte, la déplacer dans n’importe
quel sens, augmenter ou diminuer le zoom, accéder aux données
textuelles pour connaître le début et la fin des rues et
obtenir une info sur les lignes des transports. De plus, ce service permet
de garder les recherches réalisées au travers d’un
historique et la conservation automatique du dernier plan. L’application
Java nécessaire pour utiliser ce service est disponible sur zaragoza.es,
et se télécharge en envoyant par SMS le texte "Z CALLE"
au 5010 depuis des mobiles compatibles et avec accès internet.
Dans le contexte d’un «tourisme
3.0», les approches cognitives de l’économie
touristique permettent de souligner le développement des moteurs
de recherche verticaux et surtout l’explosion de la cartographie
interactive dont les interfaces de programmation permettent de démultiplier
les couches informationnelles au point de changer radicalement notre approche
des espaces que nous appréhendons au travers des connaissances
qui nous en sont données en temps réel.
III - La mobilisation des savoirs vecteurs d’innovation
D’abord, au-delà-même de la démultiplication
- depuis la Présidence finlandaise de l’Union - des laboratoires
vivants sur leur sol, ce sont incontestablement les territoires eux-mêmes
qui se perçoivent comme tels. Les Living Labs permettent aux usagers
de participer activement à la recherche et à l’innovation.
Le concept a pour objectif d'encourager l'innovation en s'assurant que
toutes les parties prenantes - dont les utilisateurs finaux - soient impliquées
tout au long du processus de recherche et de développement. La
participation des utilisateurs finaux fait clairement des premières
étapes de développement d'un produit ou d'un service une
véritable gageure. En effet, les utilisateurs communiquent leurs
souhaits et les chercheurs expliquent ce qui est possible d'un point de
vue technique ou logistique : cette participation des utilisateurs
finaux au début du processus permet de gagner du temps à
long terme puisque les chercheurs comprennent mieux leurs désirs
et attentes. Ce dernier point est important : 70% à 80% des
nouveaux produits et services défaillants ne le sont pas en raison
d'un manque de technologies avancées, mais plutôt car les
besoins des utilisateurs restent incompris. La première vague de
ces laboratoires vivants a été lancée il y a un an
par la présidence finlandaise du Conseil de l'Union européenne.
La Finlande abrite ainsi sept laboratoires vivants européens :
ses sociétés, organismes de recherche, autorités
publiques et citoyens semblent avoir entièrement adopté
le concept ; les sociétés aiment tester leurs produits
dans les pays nordiques, car les citoyens tiennent à essayer et
à mettre au point de nouveaux produits et services. Nokia par exemple
collabore avec les Living Labs depuis le début des années
2000, mais ses premiers essais sur les «laboratoires vivants»
étaient trop axés sur les entreprises : pour les nouveaux
projets, ils devraient être précisément encore davantage
axés sur l'utilisateur. Il convient de prendre conscience de la
nécessité d'une plateforme totalement ouverte afin de créer
un nouveau service au sein duquel les acteurs industriels importants ne
seraient pas les responsables, ni même les investisseurs de telles
plateformes. Laurea Living Lab est l'un des «laboratoires vivants»
récemment instauré : il est situé près
de l'université Laurea des sciences appliquées en Finlande
et permet précisément d'apprendre les meilleures pratiques
en matière de méthodes, d'outils et de modèles commerciaux
des laboratoires vivants. On peut également y trouver des possibilités
de coopération pour tous les projets, mais c’est aussi un
vecteur permettant de pénétrer le marché européen.
La présidence slovène de l'UE a lancé la troisième
vague d'European Living Labs : ce pays est un partisan enthousiaste
du concept et possède plus de Living Labs que tout autre pays parmi
les nouveaux états membres. Parallèlement, l'intérêt
international pour le concept augmente, notamment chez les économies
asiatiques : la Chine en particulier a la capacité d'investir
dans de telles plateformes et d'en faire une réalité, on
y reviendra.
Ces derniers mois ont vu également la naissance
des Centres
Européens de Nouvelles Technologies. Un village CENT
est un pôle d’activités internationales dans le domaine
des Technologies de l’Information et de la Communication, de prévention
en matière de santé et de remise en forme, de tourisme et
d’activités rurales traditionnelles (horticulture et production
vivrière). Un CENT a vocation de se présenter sous la forme
d’un village d’architecture traditionnelle (XIV- XIXèmes
siècles) créé ex-nihilo, où les gens travaillent
et habitent sur place sans avoir à utiliser la voiture. Son implantation
en hameaux de coteau et en ancienne bastide à place centrale permet
une économie de sol de 80% par rapport aux lotissements pavillonnaires
d’aujourd’hui. Emblématique du développement
durable (eau, énergie positive, assainissement), il a vocation
à s’intégrer pleinement au tissu local et à
apporter de nouvelles ressources et activités, prioritairement
à la population locale. Il offre de nombreux et importants débouchés
aux activités rurales existantes, à l’artisanat et
au commerce.
Pour ce qui est des entreprises innovantes, seront installées sur
chaque CENT un minimum de 60 entreprises TIC ou 240 postes
de travail « équivalent temps plein » (ETP). Les activités
périphériques des TIC (administration générale,
accueil, services d’entretien, sécurité, restauration,
artisanat...) représentent en moyenne 2 postes de travail ETP pour
un poste NTIC, soit, dans le cas présent, environ 480 postes de
travail ETP supplémentaires, soit au total 720 personnes en activité.
Ce village hébergera des activités qui utilisent les infotechnologies
comme moyen clé de création de valeur ajoutée. Le
village permettra des séjours centrés sur : la remise en
forme, le sport, la santé, le tourisme. Il a pour objectif de faire
venir des entreprises d’activité internationale à
fort taux de croissance, créer des emplois de toutes qualifications,
créer des activités nouvelles sur un secteur qui vit du
textile et de la vigne et de manière générale de
générer de nouvelles ressources. Il en est de même
pour ce qui est des logements et locaux « intelligents ».
La qualité de vie des chercheurs et personnels est au centre du
concept et les infotechnologies sont le cœur de métier du
village. Quatre grands types d’activités sont mises en œuvre
: prestations de services à distance, recherche et développement,
commerce électronique, infotechnologies et technologies de la connaissance.
Ses avantages résident surtout dans ses loyers préférentiels,
ses activités innovantes, des habitations des professionnels, des
équipements high-tech du site, un nouveau marché des seniors
avec un voisinage jeune et actif. Le village est édifié
dans un environnement de nature protégée de 300 ha en moyenne:
vignes, forêts, prés, champs. Son architecture rurale traditionnelle
s’intègre parfaitement dans le paysage et le développement
durable au centre du concept. Il convient aussi d’ajouter les autres
spécialités d’un CENT : le tourisme
et l’hôtellerie, la prévention santé et la remise
en forme, la création artistique, les activités rurales
vivrières traditionnelles et les multiples services qui leur sont
attachés. Au total, un CENT, en plus de nouvelles
ressources pour toute une région (dans un rayon de 50 km), crée
de l’activité temps plein pour 1100 personnes environ. Le
premier chantier en Ardèche démarre au printemps 2009.
De même en est-il encore, nous le savons bien, de la création
des futures communautés de connaissances au sein notamment de l’Institut
européen de Technologies, mais aussi en vue d’autres grands
projets.
Conclusion
L’intitulé du rapport « EUROMONDE
2015 » souligne à dessein les nouvelles inscriptions
spatiales (intérieures tout comme extérieures), mais aussi
temporelles de la « route de Lisbonne ». Il est
en effet intéressant de procéder à une comparaison
des démarches européennes par rapport à celles mises
en œuvre en Amérique - Canada, Mexique, Argentine et Chili
notamment - (analyses de notre Institut Europe - Amérique Latine)
et en Asie - singulièrement en Inde et en Chine - (analyses de
notre Institut Europe - Asie) où se développent cités
du savoir et quartiers de la connaissance. Mes collègues du conseil
scientifique de l’Université d’été 2008
des TIC pour les collectivités territoriales et moi-même
ont ainsi tenu à remettre deux de nos Trophées de l’innovation
en la matière à des territoires argentins et boliviens.
Mais c’est probablement le cas de Yangpu qui constituera pour nous
la meilleure image d’une « route de Lisbonne hors les
murs ».
La communauté de connaissance et d’innovation
de Yangpu
(Shanghai) est un quartier où se regroupent activités publiques
d’échanges culturels et industries intensives en connaissance,
son histoire remonte à avril 2003 : organisation de journées
sur le thème “Revitaliser la ville au travers de la science
et de la technologie”. Ce colloque fut le départ de cette
zone de la connaissance et de l’innovation autour de l’Université
locale de Fudan et où se développerait cette communauté,
une KIC (Knowledge & Innovation Community). Comme pour les CENT, elle
se base sur les sciences éducatives, les humanités et l’écologie.
Le concept (dit des “trois zones”) amenait à créer
à ses côtés une zone académique et un campus
technologique. Le village de la Communauté développe une
architecture créative, à échelle humaine aux côtés
de jardins. Il est relié aux espaces universitaires, abrite cafés
et maisons de thé, galeries d’art et librairies, des boutiques
et des commerces. La Communauté développe des ambitions
en matière d’entrepreneuriat, d’éducation, de
technologie et d’incubation d’entreprises.
Une communauté multifonctionnelle où les
individus vivent, travaillent, interagisse et innovent. Elle assure innovation
et croissance. C’est un écosystème qui a été
conçu en vue de démultiplier les synergies entre les ressources
d’universités de haut niveau, d’institutions de recherches,
de fonds de financement nationaux et internationaux, des entreprises des
hautes technologies et des services des collectivités territoriales.
Cet écosystème assure le développement des entreprises
et crée une plate-forme pour chacun de ses membres afin qu’il
puisse développer ses idées et ses travaux. Bénéficiant
d’un siècle de culture universitaire et industrielle, la
communauté regroupe bien des avantages, au travers notamment des
associations et centres de recherche et développement et bien sûr
des structures de capital risque, de manière à pouvoir développer
des firmes hautement innovantes et entreprises basées sur la connaissance.
Tout ceci encourage industries et innovations basées sur le savoir
à travers des supports interactifs reliés et rassemblant
les ressources informationnelles disponibles. La “Tech Zone”
attire un centre de recherche et développement d’Oracle et
eBao Tech Corporations pour produire des logiciels et des technologies
de mise en réseau. Des universités californiennes se sont
installées avec un centre de formation et l’Université
de Fudan avec un incubateur dans le domaine des études relatives
aux média et au journalisme. Pour faciliter l’attractivité
en matière commerciale et l’investissement direct étranger,
le gouvernement de Shanghai a financièrement supporté l’initiative.
Tout ce territoire veut assurer le développement d’un environnement
créatif et favorable à l’innovation, des interactions
entre elle-même et les universités, de la commercialisation
des résultats de la recherche scientifique, du développement
de conglomérats industriels, de services d’agences technologiques
et de l’élaboration aussi de services culturels. Son objectif
est clairement de devenir en la matière une référence
internationale et de haut niveau.
La distribution spatiale est la suivante : 16 kilomètres
carrés à l’ouest accueillent la zone de connaissance
et d’innovation qui constitue le hub central avec l’axe éducatif
(Université Fudan, Université Tongji, Université
des Finances et de l’Economie de Shanghai, Institut des Sports de
Shanghai…). Neuf autres kilomètres carrés à
l’Est, accueillent l’Université de Shanghai pour la
Science et la Technologie. Les deux zones sont reliées sur cinq
kilomètres par un corridor des entreprises. Le plan de développement
place la zone de connaissance et d’innovation au cœur du futur
développement du district pour une méthodologie du développement
économique, en matière de développement personnel
et éducatif, de recherche et d’innovation et de création
d’entreprises dans l’électronique, les technologies
de la communication, les biotechnologies… Le plan environnemental
prévoit des mesures de protection, la constitution d’espaces
ouverts et attractifs (jardins, zones plantées) articulant les
trois zones. Dans le sud du district, s’est développée
une aire de services commerciaux (Wujiaochang). Au centre de la zone de
connaissance et d’innovation se trouve le hub de la communauté
avec sa tripartition: la zone académique, le Tech Campus et la
zone proprement dite de la communauté. Cette tripartition crée
un amalgame spatial bénéficiaire pour les résidents
et leur environnement. Le concept du développement territorial
se base sur l’intégration des trois zones: la zone académique
est chargée de créer des talents entrepreneuriaux,
des projets innovants et de l’expertise technologique supportant
le développement économique et social du territoire. Le
“Tech Campus” a pour objectif d’être le principal
espace de travail pour les entreprises, les habitants de la zone et naturellement
les enseignants et étudiants de l’université, conduisant
ainsi une bonne partie du développement économique. La zone
dédiée à la communauté constitue un véritable
hub de services publics pour la zone académique et pour le Tech
Campus, au travers de résidences confortables, des possibilités
de distraction et une atmosphère prompte à la socialisation.
Il s’agit d’une communauté intellectuelle qui doit
répondre aux besoins en matière de travail et de mode de
vie des étudiants et professeurs de l’université,
ainsi que des travailleurs du savoir impliqués dans la R&D.
L’objectif de la partie qui assure la transition avec le reste du
territoire est d’harmoniser recherche technologique, commerce et
services de gestion et d’y créer de vraies synergies. La
gestion administrative a pour objectif d’harmoniser et de coordonner
les ressources, de construire une plate-forme pour attirer les investissements,
de développer de nouveaux horizons de recherche et d’industrialisation,
de recherche de capitaux et de talents, de protection des droits intellectuels
et de rapide construction d’une communauté numérique.
Les cinq missions de la communauté de connaissance et
d’innovation sont les suivantes :
- - aider les universités dans leur croissance locale et internationale,
développer les possibilités de recherche et de collaboration,
faire de l’ensemble de la zone un espace non commercial, dédié
à la transmission de connaissances.
- - établir le Tech Park et ses thématiques académiques
autour des universités pour développer la formation des
divers acteurs, actualiser les résultats de la recherche scientifique
et technologique et développer les industries intensives en connaissances.
- - créer un modèle intégré de l’enseignement,
de la recherche et du développement des entreprises, pour faire
travailler ensemble les divers secteurs, mettre fin aux barrières,
tangibles et intangibles entre l’université et les territoires
urbains, améliorer le logement autour des universités
et former une communauté basée sur la connaissance.
- - assurer l’intégration des trois zones au travers du
trafic et du paysage offert par l’espace public, avec la circulation
des deux roues, des transports publics, le réseau d’information
au public, le système paysager et la mise en évidence
de signes culturels forts.
- - construire autour des universités une communauté humaine
basée sur la connaissance, de l’établir au centre
ainsi créée et d’en faire la quintessence d’un
territoire de demain.
Le hub formé par la communauté a été développé
en 2007 de manière à être achevé dès
2010. Est en cours d’achèvement le campus des universités
de Fudan, Tongji et Shanghai (une partie pour l’économie
et les finances et une autre pour les sciences et les technologies). Des
ateliers technologiques vont être finalisés pour le Tech
park des universités et le parc Fudan de la finance et de l’innovation.
Les autorités locales se sont engagées depuis 2006 à
aider le développement du parc: parc logiciel, parc de la propriété
intellectuelle et parc scientifique et technologique (New Jiangwan City
International University). Des entreprises comme Siemens, KFC et Auchan
auront leurs quartiers généraux régionaux à
Yangpu. Baidu, le moteur de recherche chinois, s’y installe aussi.
La communauté s’apprête à jouer un rôle
mondial de premier plan et à devenir une grande communauté
numérique et à servir de référence pour le
développement futur de villes en Chine. La route vers Lisbonne
intègre donc aujourd’hui bien d’autres chemins, dont
la route de la soie…
Résumé de la présentation
La Fondation des Territoires de Demain, créée par le Réseau
européen des Villes Numériques (www.villesnumeriques.org)
et l’association européenne d’enseignants et de chercheurs
ARENOTECH (www.arenotech.org), partenaire des projets européens
MOSAIC et WEEST, accompagne les acteurs économiques et territoriaux
et les porteurs de projets dans le domaine de l’économie
du savoir.
Le territoire rural de Saint Laurent de Neste, situé dans les
Hautes Pyrenées, il est engagé depuis plus de dix ans dans
une politique de développement local basé sur les infotechnologies,
il a réalisé de nombreux projets dans les domaines du traitement
de l’information, de la numérisation du patrimoine (RENABL
Project) du tourisme (ULYSSE, Hypercarta) et de la géomatique (BRIDGE-IT,
EDIT projects), il dispose d’infrastructures dédiées
à la création, l’accompagnement et l’hébergement
de sociétés, avec la présence sur le territoire d’une
pépinière et d’un hôtel d’entreprises.
Le Living Lab des Territoires de Demain, sous l’égide du
pôle de compétences dédié au patrimoine et
aux technologies de la connaissance de Saint Laurent de Neste (grotte
de Gargas / abbaye numérique de Escaladieu, Midi-Pyrénées)
et de la Fondation des Territoires de Demain, regroupe:
* Le territoire rural de Saint Laurent de Neste
* un village de la connaissance, PEIRESC/PEYRESQ (Alpes de Haute Provence),
http://www.peiresc.org
* un centre d’archéologie en Provence - Côte d’Azur,
Draguignan (Var)
* un espace de réflexion dédié au très haut
débit en Alsace,
* les Centres Européens de Nouvelles Technologies (CENT), Privas,
Rhône Alpes.
Les objectifs poursuivis:
* - une réflexion prospective sur l’aménagement des
territoires, la mise en valeur de leur identité et la gestion de
l’innovation technologique, en liaison avec les grandes institutions
internationales
* - une meilleure valorisation touristique, économique et culturelle
du patrimoine, au travers notamment de:
o la mobilité touristique (utilisant les technologies des Systèmes
d’Information Géographique, de la géolocalisation
et du géotagging) et
o des nouvelles formes de médiation culturelle (utilisation de
la réalité virtuelle, de la réalité augmentée
et de la modélisation 3D au travers de centres d’interprétation
numérique).
o - la constitution au sein de l’abbaye cistercienne de l’Escaladieu
d’un Centre Européen de la Connaissance sur la thématique
”Technologies de l’information et patrimoine”
o le développement du village de la connaissance de Peyresq (Hautes
Alpes) en un haut lieu de recherche dédié à l’économie
du savoir
o la création d’un espace de reflexion et d’expérimentation
sur les usages du très haut débit à Strasbourg
o la réalisation de projets européens et euroméditerranéens
en liaison notamment avec le Centre d’Archéologie du Var
à Draguignan
o - l’établissement de partenariats avec le monde de la
recherche et les acteurs économiques aux côtés des
Centres Européens de Nouvelles Technologies tels que celui de
Privas.
EUTERTO
ALSACE (European Territories of Tomorrow Laboratory)
Pourquoi un Living Lab sur les usages du très haut débit?
Il se situe à l’échelle européenne,
internationale et au cœur des potentialités collaboratives
de tout un réseau d’une centaine de partenaires:
* Collectivités,
* Centres de recherche,
* City Labs et Living Labs,
* Universités,
* Entreprises,
* Médias,
* Associations et observatoires…
Nous avons une idée assez précise sur les besoins futurs
et sur la puissance des réseaux informatiques à haut débit
à l’horizon des deux prochaines décennies: en 2030
les ordinateurs disposeront de 100 000 fois de plus de largeur de bande
qu’aujourd’hui.
Quels services et quels produits convient-il d’imaginer?
La mission que s’est donné EUTERTO correspond aux objectifs
mêmes de la Fondation Territoires de Demain qui le porte :
* une déclinaison nouvelle des rapports des territoires à
leur futur lié aux réseaux à très haut débit;
* EUTERTO fait suite aux travaux avec les partenaires de la Fondation
(Club d’Analyses Prospectives, Observatoire numérique, Club
du Futur, Society of the Future…).
* Sa finalité
* EUTERTO se consacre à l’apport de tous les services possibles
des réseaux:
o aux nouvelles formes d’agrégation des contenus,
o au statut inédit de l’usager « webacteur »,
de son interactivité et de son immersion, dans les univers virtuels
qu’il aura contribué à créer.
EUTERTO veut rendre possible:
* les nouveaux services et usages,
* l’apparition de services nouveaux,
* leur appropriation par les citoyens et les acteurs économiques
et sociétaux.
Quatre axes géographiques caractérisent les stratégies
de développement d’EUTERTO :
A - un lieu fondateur
* qui se caractérise par la présence d’un grand bâtiment
(Vauban) qui abrite 27 opérateurs européens déployant
la fibre optique dans une bonne partie de l’Europe.
* Aux côtés de ce bâtiment et du Centre de ressources
créé par la Fondation vont commencer les travaux d’un
centre international de conférences.
* La création d’une unité de recherches des Centres
Européens de Nouvelles Technologies est envisagée à
proximité immédiate.
* Ce site, proche d’un parc franco-allemand, est largement accessible
par un tramway direct depuis la gare de Strasbourg, desservie par un train
à grande vitesse.
* Il se trouve distant de quelques centaines de mètres d’un
campus universitaire.
B - un environnement propice :
* L’Alsace se place troisième au plan national en matière
de dynamisme technologique via son Agence Régionale de l’Innovation.
* L’Alsace a engagé une importante politique de soutien à
la formation d¹ingénieurs: 1000 élèves ingénieurs
formés tous les ans à l’horizon 2013 et insertion
d’un tiers sur le sol alsacien.
* L’Alsace est une terre de création d'entreprises innovantes :
2007 a connu une augmentation de 21% du nombre d’entreprises créées.
* Le projet de laboratoire d’usages innovants a donc rencontré
un écho très favorable de très grandes entreprises
internationales présentes dans la région et aussi de petites
et moyennes entreprises.
* L’Alsace est une terre de l’image: elle adoptait dès
1994 des mesures de soutien en faveur de l'audiovisuel et du cinéma.
Elle bénéficie aujourd’hui d’un réseau
de compétences dans ce secteur.
* L’Alsace sera, grâce notamment à EUTERTO, un territoire
des nouveaux médias.
C – Une dimension européenne.
* Les instances européennes - le parlement européen et le
Conseil de l’Europe - se trouvent à moins d’un kilomètre
du site.
D - Une dimension internationale.
Les grandes entreprises qui sont aujourd’hui à nos côtés
confèrent au laboratoire EUTERTO un dimensionnement international,
de même que les six Instituts crées par la Fondation avec
un statut de groupements d’intérêt économique.
Maitriser le futur
Il s’agit pour EUTERTO de contribuer à:
o aider tous les acteurs des territoires partenaires à passer
au très haut débit,
o créer un cadre favorable à l’investissement des
opérateurs,
o former des citoyens dans un lieu ou se construisent :
o favoriser nouvelles pratiques,
o acquérir les compétences en e-administration, en e-gestion,
en e-formation …
o développer la citoyenneté numérique ,
o encourager la recherche et développement liés au très
haut débit,
o repenser la formation professionnelle et son adaptation aux réalités
de demain.
o proposer une offre de très haut débit au minimum de
100 Mbits
o soutenir un développement économiquement durable,
o expérimenter de nouveaux services.
Nouveaux champs de réflexion
Plusieurs thèmes de réflexion liés à
ces champs nous intéressent:
* la réalité virtuelle,
* l’interactivité (son, image, toucher),
* les simulateurs
* et bien sûr la portabilité des accès.
Les services se situent sur l’ensemble de la chaîne
de valeurs de l’innovation et ont les objectifs suivants :
* A - Anticipation
* B - Accompagnement
* C - Synergies
* D - Prospective sociétale et économique
* E - Appropriation citoyenne
A - Anticipation
Aider les collectivités publiques et les entreprises à développer
une vision à long terme des nouveaux services et usages dans une
économie de la connaissance émergeante.
B - Accompagnement
* EUTERTO accompagne les différents acteurs par une analyse globale
des territoires et des compétences.
* EUTERTO entend faire du très haut débit l’aiguillon
d’une économie régionale du savoir.
* EUTERTO accompagnera les membres du groupement dans cette analyse par
une veille stratégique et un benchmarking permanent.
C - Synergies
* Créer des synergies inhérentes à la stratégie
de Lisbonne par une fertilisation croisée.
* L’Europe territoriale est vécue aujourd’hui par nombre
d’acteurs comme une grande famille où se croisent savoirs-faire
et expériences de toute nature.
* Ce croisement des savoirs-faire et de leurs problématiques est
la clé du développement de la synergie territoriale.
D – Prospective sociétale et économique
* EUTERTO participera au développement sociétal par une
réflexion prospective.
* Les usages du très haut débit se situent au cœur
de la démocratie locale et les débats suscités dans
de nombreuses régions européennes sont révélateurs
de la prise de conscience des enjeux sociétaux liés aux
nouveaux usages, tels que:
o les problématiques de la protection de la vie privée,
o la géolocalisation permanente,
o l’apparition de « webacteurs » en particulier
dans le domaine des médias.
E - Appropriation citoyenne
* EUTERTO permettra aux usagers et acteurs locaux de s’emparer des
technologies avancées.
* Les usagers - cœur du concept même des Living Lab - sont
demandeurs d’un accompagnement dans l’usage des technologies.
* Ce besoin est présent (c’est un phénomène
nouveau) afin de leur permettre d’appréhender les évolutions
technologiques futures et leur impact sur leurs modèles économiques.
De plus…
Au-delà de la présence, au sein du Living Lab EUTERTO Alsace:
* d’un incubateur de start-up SEMIA,
* d’un Centre Européen d'Entreprise et d'Innovation (CEEI),
* et d’une Agence Régionale de l’Innovation (ARI),
l’Alsace est un territoire irrigué par les réseaux
haut débit , Strasbourg est :
* située sur le 3ème axe mondial d’Internet,
* la 2ème ville française
* et la 10ième ville européenne en termes de télécommunications,
L’alsace est aussi la première région française
à ériger l’accès aux télécommunications
haut débit en véritable service public.
Et encore…
* Le réseau Haut Débit est aujourd’hui entièrement
déployé sur 940 kilomètres de fibres, optiques.
* La démarche régionale repose sur une mutualisation avec
des infrastructures existantes (réseaux câblés et
d’électricité), d’où une meilleure rentabilisation
des investissements.
* Dans ce contexte, EUTERTO sera le pilier du développement des
nouveaux services et usages numériques.
Un peu d’histoire
L’économie numérique a vu se développer un
partenariat entre entreprises, usagers et entités territoriales.
Celui-ci caractérisait déjà l’économie
de certaines cités-états médiévales (la Hanse,
l’Italie et l’axe rhénan), mais, l’ère
industrielle l’avait fait disparaître.
Conclusion
European Territories of Tomorrow Laboratory Le projet EUTERTO s’appuie
sur la dizaine d’années d’échanges internationaux
d’ARENOTECH http://www.arenotech.org,
et du Réseau Européen des Villes Numériques. http://www.Villesnumeriques.org
. http://www.territoires-de-demain.org.
Au-delà de l’Europe
Plusieurs travaux d’analyses sont déjà engagés
avec des partenaires latino-américains mais aussi euro-méditerranéens
et africains. La stratégie de développement d’EUTERTO
s’appuie sur un tel dimensionnement international, tout en le mettant
à disposition d’autres Living Labs.
Une communauté de connaissances
* L’objectif est la constitution d’une vraie communauté
de connaissances en étroite liaison avec l’Institut Européen
de Technologie et la centaine d’institutions et entreprises que
nous regroupons.
* Notre Forum européen des Territoires de Demain se tiendra à
Strasbourg en mars 2009.
European Territories of Tomorrow Laboratory http://www.territoires-de-demain.org |