En route vers Lisbonne (III)

CRP Henri Tudor, Luxembourg , 4 - 5 décembre 2008

Le nouvel âge des territoires de la connaissance

Laura Garcia Vitoria et André Jean Marc Loechel, Fondation des Territoires de Demain

  1. EUTERTO

Introduction

Depuis l’an 2000, notre réseau de recherche a pu suivre et analyser sous ma direction la stratégie de Lisbonne sous l’angle de l’action des villes et régions d’Europe. Le nouvel âge des territoires de la connaissance pose en effet la question du rôle rempli par le territoire et la connaissance dans la genèse d’avantages compétitifs dynamiques toujours globalement davantage liés à l’intensité des processus d’apprentissage des acteurs et incluant également de plus en plus les espaces spécifiquement locaux de transmission de savoirs. Comme le signalait Abramowitz dès 1986, l’élément clef réside naturellement à cet égard dans l’activité de socialisation des connaissances. C’est la rencontre et l’échange entre les différents niveaux d’élaboration cognitive produits par les activités de socialisation des savoirs qui génère avant tout les processus innovants. C’est dans les relations sociales entre les agents impliqués que l’on peut accéder aux connaissances et les utiliser d’une manière efficiente. La construction de connaissances se manifeste ensuite non seulement à l’intérieur des «organisations intelligentes», mais également dans les environnements dans lesquelles agissent les entreprises et autres espaces de production de richesses.
A cet égard, les nouveaux rapports entre territoires et savoirs - le rôle de ceux-ci dans leur transmission, leur valorisation et leur mobilisation comme vecteurs d’innovation - ont tout récemment connu des mutations majeures. Ce sont celles-ci que nous nous proposons présentement d’analyser à ces trois niveaux.

I - Transmission des savoirs territoriaux et transmission territoriale des savoirs

La Knowledge based Society a pris ses marques territoriales et c’est très clairement à ce niveau que quelques-uns de ses meilleurs résultats ont été atteints. Aussi la plupart des actions et réalisations que nous avons analysé dans l’ensemble de l’Union européenne esquissent des oscillations entre des démarches globales et génériques d’accès à la connaissance mises en œuvre par les collectivités locales d’une part et un vrai travail de mise en exergue des identités comme autant de savoirs opératoires proposés autant à ceux qui habitent qu’à ceux qui sillonnent un territoire.
L’usage des boîtes à outils de l’identité constituent un enjeu majeur au regard des plus récentes analyses de prospective territoriale : il y a aujourd’hui toute une cartographie européenne des politiques locales en la matière. On note de même de réelles inflexions paradigmatiques dans la gestion des territoires européens : les objectifs de Lisbonne déclinés à l’aune des villes et des régions ont eu pour conséquences de subtiles, mais néanmoins très importantes inflexions paradigmatiques sur l’action des élus locaux en la matière, même si cette action s’avère néanmoins singulièrement différente suivant les horizons culturels analysés. Mais ce qu’il est essentiel de souligner est que les politiques d’accès aux savoirs se démultiplient sous nos yeux.

L’exemple de l’Estrémadure est ici particulièrement intéressant. Né de l’action de six collectivités territoriales de la région (40 aujourd’hui), la démarche - à laquelle participent la Junta de Extremadura, les organismes régionaux, l’association régionale des Universités Populaires et l’Union Européenne - est le résultat du projet INFODEX (Estrategia Regional de sociedad de la Información) qui s’inscrit de fait totalement dans la stratégie de Lisbonne :

1. défendre la culture locale et régionale, le partage donc de la mémoire commune à travers la constitution d’une immense bibliothèque de l’expérience et de la mémoire du territoire et de ses habitants,
2. développer les compétences et les capacités entrepreneuriales nécessaires pour affronter les défis des mutations économiques des années à venir,
3. générer un espace de rencontre sociale - physique aussi bien que virtuelle - et créer une valeur ajoutée,
4. créer des réseaux de collaboration entre institutions entreprises, associations et personnes présentant des affinités communes, de vrais réseaux sociaux donc.
5. donner naissance à des manuels de bonnes pratiques en tous domaines, notamment en matière d’alphabétisation technologique…

Les objectifs des centres de la connaissance d’Estrémadure sont les suivants :

1. analyser les possibilités de la région pour mettre en œuvre les applications des TIC en vue de la modernisation des activités productives,
2. améliorer les services proposés aux habitants,
3. réduire des différences entre zones urbaines et rurales
4. mettre en œuvre les potentialités offertes par toute zone frontière.
5. promouvoir le développement d’initiatives autonomes qui ouvrent à l’ensemble de la population les possibilités offertes par l’économie du savoir.
Les groupes de travail de chacun des centres s’organisèrent en fonction des intérêts des utilisateurs des divers lieux : entrepreneurs, jeunes et personnes âgées, femmes, associations, handicapés…

La Junta de Extremadura a développé de multiples outils pour générer et développer des contenus en ligne:
* Intranet : Red Corporativa Extremeña
* RTE: Red Tecnológica Educativa
* Feval: Plataforma de Comercio electrónico
* Vivernet: Viveros de Empresa en la Nueva Era
* Plan d’alphabétisation technologique de l’Extrémadure : NCC et Integrared
* Portal Extremadura.org : portail de la société de l’information et de l’éducation
* Théâtre pour tous
* L’élaboration d’une méthode d’apprentissage de la langue espagnole pour les lusophones comme contribution à l’administration en ligne
* Web institutionnel de la Junta
* Todoweb

La méthodologie développée doit permettre à chacun de s’approprier le futur de son territoire, faire siennes les réflexions et analyses proposées, amener tous les interlocuteurs à s’accorder sur des objectifs économiques communs et lancer des débats pour ce qui est des technologies à mettre en œuvre pour atteindre les objectifs fixés… La démarche est toujours de motiver, donner des compétences et aider à organiser et d’aider chacun à mieux connaître telle ou telle composante du contexte territorial et en tenir compte.

II - Les stratégies territoriales de valorisation des informations et des savoirs

La stratégie de Lisbonne a commencé à nourrir les diverses démarches de marketing territorial récemment développées par les villes et régions d’Europe. L’attractivité d’une durabilité du développement économique est largement basée sur la connaissance, comme l’a bien montré les travaux du conseil scientifique que nous avons constitué à Paris - La Défense pour le récent Sommet Mondial du Développement Durable des quartiers d’Affaires. Le marketing territorial basé sur la créativité et le patrimoine culturel constitue un autre axe de l’économie du savoir. Plus généralement, les nouvelles formes de tourisme prennent appui sur les technologies de la connaissance, au travers notamment de la géo-localisation des données issues des grandes plates-forme informationnelles territoriales en cours de constitution. Nous nous trouvons ainsi devant tout un panorama de ressources, en termes de services de navigation par exemple, qui contribuent réellement au développement d’une économie territoriale de la connaissance.

Au travers des portails touristiques et des centrales de réservation, de la géolocalisation des contenus culturels, des visites virtuelles et de la navigation 3D, le tourisme assisté par les technologies de la connaissance a changé singulièrement de profil et d’exigences. Parmi les nouvelles formes de « grands tours » qui aujourd’hui prennent corps à l’échelle de la planète, les petites villes et le monde rural en particulier ont à l’évidence un rôle majeur à jouer dans la recherche de l’authenticité et de l’identité des territoires. De manière générale, d’Herculanum à Saragosse, nous assistons à la création de formes inédites de découvertes et d’explorations.

Le Musée Archéologique Virtuel d’Herculanum présente ainsi la reconstruction de villes de Pompéi et Herculanum et tous les chantiers archéologiques de la Campanie, depuis Cumes jusqu’à Sorrente. Les fouilles se sont transformées en reconstructions de réalité virtuelle et augmentée; ont été nécessaires des années de recherches des archéologues et des spécialistes du monde entier. Les écrans disparaissent dans des flaques d’eau cristallines, les lanternes magiques et miroirs oxydés par le temps, les changements de température et les suggestions olfactives transforment la visite en la rendant plus réaliste. Avec une scénographie minime et l’emploi d’une technologie immersive, interactive et invisible, le visiteur a la sensation de faire partie d’un événement qu’il contribue à déterminer. Tout le musée est géré par un seul et unique logiciel qui, à partir de l’identité de visiteurs, reconnus au travers d’une plaque électronique qui rassemble son âge, sexe et nationalité, contrôle plus de 70 installations, de façon à ce que celles-ci se reconfigurent en changeant la langue et le contenu : dans la représentation d’une maison de tolérance, les images érotiques se cachent lorsque le programme détecte la présence des enfants. Le mécanisme s’active aussi dans les thermes, où les visiteurs doivent nettoyer un cristal embué par des scènes intimes, tandis que l’on perçoit la forte odeur des parfums. Le mécanisme de reconnaissance fonctionne aussi lorsque le visiteur se promène dans les rues du marché virtuel, puisque le système acoustique reconnait le visiteur et lui parle dans sa langue. Grâce à une technique que l’armée utilise pour tromper l’ennemi, le son se forme dans un point lointain de son origine, ainsi le public perçoit des morceaux de conversations qui le plongent dans des conspirations, des histoires d’amour et des scènes de la vie quotidienne de l’époque romaine. Le parcours commence avec une galerie, où les visages des anciens habitants prennent vie et ils racontent leurs histoires. La reconstitution du puits permet au visiteur d’interagir avec un seul geste du mouvement de la main sur la surface liquide, tandis que la chute d’une pierre virtuelle provoque de vrais éclaboussements. Lorsque nous sortons des souterrains, dans un mur d’eau nébulisé, qui représente le nuage pyroplastique qui tua les habitants, nous pouvons visualiser des scènes urbaines et rurales avant que les cendres conservent éternellement ces corps dans la position qu’ils tenaient alors. Nous pouvons aussi reconstruire mosaiques et visiter les résidences de patriciens. Le cœur du musée est le CAVE, une instalation de réalitée virtuelle qui permet de se promener à travers les maisons et les jardins de Pompéi, Stabies et Herculanum : on a opté pour des solutions intuitives et transparentes et c’est avec la main seulement que l’on interagit. A la différence d’une collection permanente, où le matériel s’expose selon des règles fixes et inaltérables, ici tout fait l’objet d’une expérimentation continue. Un livre virtuel interagit avec les principales fresques de la zone et une table interactive fournit des informations sur la gastronomie de l’époque. 

La municipalité de Saragosse, au travers de “zaragoza.es”, a mis quant à elle en place de nouveaux services pour les touristes tels que "Planifica tu visita", “Zaragoza Blue” ou “Callejero en el móvil”.
"Planifica tu visita" est une application web où les usagers peuvent personnaliser leurs parcours à travers la ville en fonction de leurs goûts et intérêts. L’application utilise des technologies sémantiques utilisant l’information existante dans les bases de données municipales pour générer des réponses de visites qui s’adaptent au profil du visiteur. Celle-ci génère dynamiquement des itinéraires touristiques personnalisés pour chaque visiteur. Le touriste peut détailler son profil en incluant les motifs de son voyage, ses préférences en détaillant ses restrictions horaires et l’application lui propose la route la plus adéquate. Le résultat obtenu peut être modifié en sélectionnant des monuments "de obligada visita" ou en éliminant les lieux qu’il ne souhaite pas visiter. L’application en plus offre une description de chaque monument choisi, montre les événements de l’agenda municipal et permet d’explorer la route sélectionnée à travers Google Maps et surtout le service cartographique de IDEZAR (Infraestructura de Datos Espaciales de Zaragoza).
“Zaragoza Blue” permet quant à lui de recevoir gratuitement une information et des services à travers son mobile, avec téléchargement à partir de points installés avec la technologie bluetooth: il apporte des informations sur les routes touristiques, les problèmes de trafic, des nouvelles sur l’animation des monuments de la ville L’usager doit se trouver aux alentours d’un point d’accès, à une distance maximale de 70-80 mètres pendant une minute avec le téléphone allumé et la connexion Bluetooth s’active. Au moment où le téléphone se trouve détecté et après qu’ait été acceptée la demande d’autorisation, on reçoit une image de bienvenue. Celui qui ne souhaite pas accéder à cette plateforme doit la refuser une seule fois, le mobile sera reconnu lorsqu’il passera devant d’autres bornes et ne recevra plus aucun message. Celui qui aura téléchargé l’application reçoit une actualisation automatique spécifique, imperceptible par l’usager. Une fois souhaitée la bienvenue, il reçoit l’application java Zaragoza Bluetooth qui permet d’accéder à tous les services de la plateforme au travers de menus graphiques.
Au “Callejero en el móvil”, on a incorporé des signaux sur les thèmes : administration publique, culture, temps libre, protection, santé, consommation, transport, trafic, tourisme, hôtellerie - en anglais et français -. Ce service permet de chercher une adresse et visualiser une carte ou une photographie de cette adresse. Dans le cas où il existerait une ambigüité, on offre la liste complète des rues analogues. L’usager peut visualiser la rue dans la carte, la déplacer dans n’importe quel sens, augmenter ou diminuer le zoom, accéder aux données textuelles pour connaître le début et la fin des rues et obtenir une info sur les lignes des transports. De plus, ce service permet de garder les recherches réalisées au travers d’un historique et la conservation automatique du dernier plan. L’application Java nécessaire pour utiliser ce service est disponible sur zaragoza.es, et se télécharge en envoyant par SMS le texte "Z CALLE" au 5010 depuis des mobiles compatibles et avec accès internet.
Dans le contexte d’un «tourisme 3.0», les approches cognitives de l’économie touristique permettent de souligner le développement des moteurs de recherche verticaux et surtout l’explosion de la cartographie interactive dont les interfaces de programmation permettent de démultiplier les couches informationnelles au point de changer radicalement notre approche des espaces que nous appréhendons au travers des connaissances qui nous en sont données en temps réel.

III - La mobilisation des savoirs vecteurs d’innovation

D’abord, au-delà-même de la démultiplication - depuis la Présidence finlandaise de l’Union - des laboratoires vivants sur leur sol, ce sont incontestablement les territoires eux-mêmes qui se perçoivent comme tels. Les Living Labs permettent aux usagers de participer activement à la recherche et à l’innovation.
Le concept a pour objectif d'encourager l'innovation en s'assurant que toutes les parties prenantes - dont les utilisateurs finaux - soient impliquées tout au long du processus de recherche et de développement. La participation des utilisateurs finaux fait clairement des premières étapes de développement d'un produit ou d'un service une véritable gageure. En effet, les utilisateurs communiquent leurs souhaits et les chercheurs expliquent ce qui est possible d'un point de vue technique ou logistique : cette participation des utilisateurs finaux au début du processus permet de gagner du temps à long terme puisque les chercheurs comprennent mieux leurs désirs et attentes. Ce dernier point est important : 70% à 80% des nouveaux produits et services défaillants ne le sont pas en raison d'un manque de technologies avancées, mais plutôt car les besoins des utilisateurs restent incompris. La première vague de ces laboratoires vivants a été lancée il y a un an par la présidence finlandaise du Conseil de l'Union européenne. La Finlande abrite ainsi sept laboratoires vivants européens : ses sociétés, organismes de recherche, autorités publiques et citoyens semblent avoir entièrement adopté le concept ; les sociétés aiment tester leurs produits dans les pays nordiques, car les citoyens tiennent à essayer et à mettre au point de nouveaux produits et services. Nokia par exemple collabore avec les Living Labs depuis le début des années 2000, mais ses premiers essais sur les «laboratoires vivants» étaient trop axés sur les entreprises : pour les nouveaux projets, ils devraient être précisément encore davantage axés sur l'utilisateur. Il convient de prendre conscience de la nécessité d'une plateforme totalement ouverte afin de créer un nouveau service au sein duquel les acteurs industriels importants ne seraient pas les responsables, ni même les investisseurs de telles plateformes. Laurea Living Lab est l'un des «laboratoires vivants» récemment instauré : il est situé près de l'université Laurea des sciences appliquées en Finlande et permet précisément d'apprendre les meilleures pratiques en matière de méthodes, d'outils et de modèles commerciaux des laboratoires vivants. On peut également y trouver des possibilités de coopération pour tous les projets, mais c’est aussi un vecteur permettant de pénétrer le marché européen. La présidence slovène de l'UE a lancé la troisième vague d'European Living Labs : ce pays est un partisan enthousiaste du concept et possède plus de Living Labs que tout autre pays parmi les nouveaux états membres. Parallèlement, l'intérêt international pour le concept augmente, notamment chez les économies asiatiques : la Chine en particulier a la capacité d'investir dans de telles plateformes et d'en faire une réalité, on y reviendra.

Ces derniers mois ont vu également la naissance des Centres Européens de Nouvelles Technologies. Un village CENT est un pôle d’activités internationales dans le domaine des Technologies de l’Information et de la Communication, de prévention en matière de santé et de remise en forme, de tourisme et d’activités rurales traditionnelles (horticulture et production vivrière). Un CENT a vocation de se présenter sous la forme d’un village d’architecture traditionnelle (XIV- XIXèmes siècles) créé ex-nihilo, où les gens travaillent et habitent sur place sans avoir à utiliser la voiture. Son implantation en hameaux de coteau et en ancienne bastide à place centrale permet une économie de sol de 80% par rapport aux lotissements pavillonnaires d’aujourd’hui. Emblématique du développement durable (eau, énergie positive, assainissement), il a vocation à s’intégrer pleinement au tissu local et à apporter de nouvelles ressources et activités, prioritairement à la population locale. Il offre de nombreux et importants débouchés aux activités rurales existantes, à l’artisanat et au commerce.
Pour ce qui est des entreprises innovantes, seront installées sur chaque CENT un minimum de 60 entreprises TIC ou 240 postes de travail « équivalent temps plein » (ETP). Les activités périphériques des TIC (administration générale, accueil, services d’entretien, sécurité, restauration, artisanat...) représentent en moyenne 2 postes de travail ETP pour un poste NTIC, soit, dans le cas présent, environ 480 postes de travail ETP supplémentaires, soit au total 720 personnes en activité. Ce village hébergera des activités qui utilisent les infotechnologies comme moyen clé de création de valeur ajoutée. Le village permettra des séjours centrés sur : la remise en forme, le sport, la santé, le tourisme. Il a pour objectif de faire venir des entreprises d’activité internationale à fort taux de croissance, créer des emplois de toutes qualifications, créer des activités nouvelles sur un secteur qui vit du textile et de la vigne et de manière générale de générer de nouvelles ressources. Il en est de même pour ce qui est des logements et locaux « intelligents ». La qualité de vie des chercheurs et personnels est au centre du concept et les infotechnologies sont le cœur de métier du village. Quatre grands types d’activités sont mises en œuvre : prestations de services à distance, recherche et développement, commerce électronique, infotechnologies et technologies de la connaissance. Ses avantages résident surtout dans ses loyers préférentiels, ses activités innovantes, des habitations des professionnels, des équipements high-tech du site, un nouveau marché des seniors avec un voisinage jeune et actif. Le village est édifié dans un environnement de nature protégée de 300 ha en moyenne: vignes, forêts, prés, champs. Son architecture rurale traditionnelle s’intègre parfaitement dans le paysage et le développement durable au centre du concept. Il convient aussi d’ajouter les autres spécialités d’un CENT : le tourisme et l’hôtellerie, la prévention santé et la remise en forme, la création artistique, les activités rurales vivrières traditionnelles et les multiples services qui leur sont attachés. Au total, un CENT, en plus de nouvelles ressources pour toute une région (dans un rayon de 50 km), crée de l’activité temps plein pour 1100 personnes environ. Le premier chantier en Ardèche démarre au printemps 2009.
De même en est-il encore, nous le savons bien, de la création des futures communautés de connaissances au sein notamment de l’Institut européen de Technologies, mais aussi en vue d’autres grands projets.

Conclusion

L’intitulé du rapport « EUROMONDE 2015 » souligne à dessein les nouvelles inscriptions spatiales (intérieures tout comme extérieures), mais aussi temporelles de la « route de Lisbonne ». Il est en effet intéressant de procéder à une comparaison des démarches européennes par rapport à celles mises en œuvre en Amérique - Canada, Mexique, Argentine et Chili notamment - (analyses de notre Institut Europe - Amérique Latine) et en Asie - singulièrement en Inde et en Chine - (analyses de notre Institut Europe - Asie) où se développent cités du savoir et quartiers de la connaissance. Mes collègues du conseil scientifique de l’Université d’été 2008 des TIC pour les collectivités territoriales et moi-même ont ainsi tenu à remettre deux de nos Trophées de l’innovation en la matière à des territoires argentins et boliviens. Mais c’est probablement le cas de Yangpu qui constituera pour nous la meilleure image d’une « route de Lisbonne hors les murs ».

La communauté de connaissance et d’innovation de Yangpu (Shanghai) est un quartier où se regroupent activités publiques d’échanges culturels et industries intensives en connaissance, son histoire remonte à avril 2003 : organisation de journées sur le thème “Revitaliser la ville au travers de la science et de la technologie”. Ce colloque fut le départ de cette zone de la connaissance et de l’innovation autour de l’Université locale de Fudan et où se développerait cette communauté, une KIC (Knowledge & Innovation Community). Comme pour les CENT, elle se base sur les sciences éducatives, les humanités et l’écologie. Le concept (dit des “trois zones”) amenait à créer à ses côtés une zone académique et un campus technologique. Le village de la Communauté développe une architecture créative, à échelle humaine aux côtés de jardins. Il est relié aux espaces universitaires, abrite cafés et maisons de thé, galeries d’art et librairies, des boutiques et des commerces. La Communauté développe des ambitions en matière d’entrepreneuriat, d’éducation, de technologie et d’incubation d’entreprises.

Une communauté multifonctionnelle où les individus vivent, travaillent, interagisse et innovent. Elle assure innovation et croissance. C’est un écosystème qui a été conçu en vue de démultiplier les synergies entre les ressources d’universités de haut niveau, d’institutions de recherches, de fonds de financement nationaux et internationaux, des entreprises des hautes technologies et des services des collectivités territoriales. Cet écosystème assure le développement des entreprises et crée une plate-forme pour chacun de ses membres afin qu’il puisse développer ses idées et ses travaux. Bénéficiant d’un siècle de culture universitaire et industrielle, la communauté regroupe bien des avantages, au travers notamment des associations et centres de recherche et développement et bien sûr des structures de capital risque, de manière à pouvoir développer des firmes hautement innovantes et entreprises basées sur la connaissance. Tout ceci encourage industries et innovations basées sur le savoir à travers des supports interactifs reliés et rassemblant les ressources informationnelles disponibles. La “Tech Zone” attire un centre de recherche et développement d’Oracle et eBao Tech Corporations pour produire des logiciels et des technologies de mise en réseau. Des universités californiennes se sont installées avec un centre de formation et l’Université de Fudan avec un incubateur dans le domaine des études relatives aux média et au journalisme. Pour faciliter l’attractivité en matière commerciale et l’investissement direct étranger, le gouvernement de Shanghai a financièrement supporté l’initiative. Tout ce territoire veut assurer le développement d’un environnement créatif et favorable à l’innovation, des interactions entre elle-même et les universités, de la commercialisation des résultats de la recherche scientifique, du développement de conglomérats industriels, de services d’agences technologiques et de l’élaboration aussi de services culturels. Son objectif est clairement de devenir en la matière une référence internationale et de haut niveau.

La distribution spatiale est la suivante : 16 kilomètres carrés à l’ouest accueillent la zone de connaissance et d’innovation qui constitue le hub central avec l’axe éducatif (Université Fudan, Université Tongji, Université des Finances et de l’Economie de Shanghai, Institut des Sports de Shanghai…). Neuf autres kilomètres carrés à l’Est, accueillent l’Université de Shanghai pour la Science et la Technologie. Les deux zones sont reliées sur cinq kilomètres par un corridor des entreprises. Le plan de développement place la zone de connaissance et d’innovation au cœur du futur développement du district pour une méthodologie du développement économique, en matière de développement personnel et éducatif, de recherche et d’innovation et de création d’entreprises dans l’électronique, les technologies de la communication, les biotechnologies… Le plan environnemental prévoit des mesures de protection, la constitution d’espaces ouverts et attractifs (jardins, zones plantées) articulant les trois zones. Dans le sud du district, s’est développée une aire de services commerciaux (Wujiaochang). Au centre de la zone de connaissance et d’innovation se trouve le hub de la communauté avec sa tripartition: la zone académique, le Tech Campus et la zone proprement dite de la communauté. Cette tripartition crée un amalgame spatial bénéficiaire pour les résidents et leur environnement. Le concept du développement territorial se base sur l’intégration des trois zones: la zone académique est chargée de créer des talents entrepreneuriaux, des projets innovants et de l’expertise technologique supportant le développement économique et social du territoire. Le “Tech Campus” a pour objectif d’être le principal espace de travail pour les entreprises, les habitants de la zone et naturellement les enseignants et étudiants de l’université, conduisant ainsi une bonne partie du développement économique. La zone dédiée à la communauté constitue un véritable hub de services publics pour la zone académique et pour le Tech Campus, au travers de résidences confortables, des possibilités de distraction et une atmosphère prompte à la socialisation. Il s’agit d’une communauté intellectuelle qui doit répondre aux besoins en matière de travail et de mode de vie des étudiants et professeurs de l’université, ainsi que des travailleurs du savoir impliqués dans la R&D. L’objectif de la partie qui assure la transition avec le reste du territoire est d’harmoniser recherche technologique, commerce et services de gestion et d’y créer de vraies synergies. La gestion administrative a pour objectif d’harmoniser et de coordonner les ressources, de construire une plate-forme pour attirer les investissements, de développer de nouveaux horizons de recherche et d’industrialisation, de recherche de capitaux et de talents, de protection des droits intellectuels et de rapide construction d’une communauté numérique.

Les cinq missions de la communauté de connaissance et d’innovation sont les suivantes :

  1. - aider les universités dans leur croissance locale et internationale, développer les possibilités de recherche et de collaboration, faire de l’ensemble de la zone un espace non commercial, dédié à la transmission de connaissances.
  2. - établir le Tech Park et ses thématiques académiques autour des universités pour développer la formation des divers acteurs, actualiser les résultats de la recherche scientifique et technologique et développer les industries intensives en connaissances.
  3. - créer un modèle intégré de l’enseignement, de la recherche et du développement des entreprises, pour faire travailler ensemble les divers secteurs, mettre fin aux barrières, tangibles et intangibles entre l’université et les territoires urbains, améliorer le logement autour des universités et former une communauté basée sur la connaissance.
  4. - assurer l’intégration des trois zones au travers du trafic et du paysage offert par l’espace public, avec la circulation des deux roues, des transports publics, le réseau d’information au public, le système paysager et la mise en évidence de signes culturels forts.
  5. - construire autour des universités une communauté humaine basée sur la connaissance, de l’établir au centre ainsi créée et d’en faire la quintessence d’un territoire de demain.

Le hub formé par la communauté a été développé en 2007 de manière à être achevé dès 2010. Est en cours d’achèvement le campus des universités de Fudan, Tongji et Shanghai (une partie pour l’économie et les finances et une autre pour les sciences et les technologies). Des ateliers technologiques vont être finalisés pour le Tech park des universités et le parc Fudan de la finance et de l’innovation. Les autorités locales se sont engagées depuis 2006 à aider le développement du parc: parc logiciel, parc de la propriété intellectuelle et parc scientifique et technologique (New Jiangwan City International University). Des entreprises comme Siemens, KFC et Auchan auront leurs quartiers généraux régionaux à Yangpu. Baidu, le moteur de recherche chinois, s’y installe aussi. La communauté s’apprête à jouer un rôle mondial de premier plan et à devenir une grande communauté numérique et à servir de référence pour le développement futur de villes en Chine. La route vers Lisbonne intègre donc aujourd’hui bien d’autres chemins, dont la route de la soie…

EUTERTO

Résumé de la présentation

La Fondation des Territoires de Demain, créée par le Réseau européen des Villes Numériques (www.villesnumeriques.org) et l’association européenne d’enseignants et de chercheurs ARENOTECH (www.arenotech.org), partenaire des projets européens MOSAIC et WEEST, accompagne les acteurs économiques et territoriaux et les porteurs de projets dans le domaine de l’économie du savoir.

Le territoire rural de Saint Laurent de Neste, situé dans les Hautes Pyrenées, il est engagé depuis plus de dix ans dans une politique de développement local basé sur les infotechnologies, il a réalisé de nombreux projets dans les domaines du traitement de l’information, de la numérisation du patrimoine (RENABL Project) du tourisme (ULYSSE, Hypercarta) et de la géomatique (BRIDGE-IT, EDIT projects), il dispose d’infrastructures dédiées à la création, l’accompagnement et l’hébergement de sociétés, avec la présence sur le territoire d’une pépinière et d’un hôtel d’entreprises.

Le Living Lab des Territoires de Demain, sous l’égide du pôle de compétences dédié au patrimoine et aux technologies de la connaissance de Saint Laurent de Neste (grotte de Gargas / abbaye numérique de Escaladieu, Midi-Pyrénées) et de la Fondation des Territoires de Demain, regroupe:
* Le territoire rural de Saint Laurent de Neste
* un village de la connaissance, PEIRESC/PEYRESQ (Alpes de Haute Provence), http://www.peiresc.org
* un centre d’archéologie en Provence - Côte d’Azur, Draguignan (Var)
* un espace de réflexion dédié au très haut débit en Alsace,
* les Centres Européens de Nouvelles Technologies (CENT), Privas, Rhône Alpes.

Les objectifs poursuivis:
* - une réflexion prospective sur l’aménagement des territoires, la mise en valeur de leur identité et la gestion de l’innovation technologique, en liaison avec les grandes institutions internationales
* - une meilleure valorisation touristique, économique et culturelle du patrimoine, au travers notamment de:

o la mobilité touristique (utilisant les technologies des Systèmes d’Information Géographique, de la géolocalisation et du géotagging) et
o des nouvelles formes de médiation culturelle (utilisation de la réalité virtuelle, de la réalité augmentée et de la modélisation 3D au travers de centres d’interprétation numérique).
o - la constitution au sein de l’abbaye cistercienne de l’Escaladieu d’un Centre Européen de la Connaissance sur la thématique ”Technologies de l’information et patrimoine”
o le développement du village de la connaissance de Peyresq (Hautes Alpes) en un haut lieu de recherche dédié à l’économie du savoir
o la création d’un espace de reflexion et d’expérimentation sur les usages du très haut débit à Strasbourg
o la réalisation de projets européens et euroméditerranéens en liaison notamment avec le Centre d’Archéologie du Var à Draguignan
o - l’établissement de partenariats avec le monde de la recherche et les acteurs économiques aux côtés des Centres Européens de Nouvelles Technologies tels que celui de Privas.

EUTERTO ALSACE (European Territories of Tomorrow Laboratory)
Pourquoi un Living Lab sur les usages du très haut débit?

Il se situe à l’échelle européenne, internationale et au cœur des potentialités collaboratives de tout un réseau d’une centaine de partenaires:
* Collectivités,
* Centres de recherche,
* City Labs et Living Labs,
* Universités,
* Entreprises,
* Médias,
* Associations et observatoires…

Nous avons une idée assez précise sur les besoins futurs et sur la puissance des réseaux informatiques à haut débit à l’horizon des deux prochaines décennies: en 2030 les ordinateurs disposeront de 100 000 fois de plus de largeur de bande qu’aujourd’hui.

Quels services et quels produits convient-il d’imaginer?
La mission que s’est donné EUTERTO correspond aux objectifs mêmes de la Fondation Territoires de Demain qui le porte :
* une déclinaison nouvelle des rapports des territoires à leur futur lié aux réseaux à très haut débit;
* EUTERTO fait suite aux travaux avec les partenaires de la Fondation (Club d’Analyses Prospectives, Observatoire numérique, Club du Futur, Society of the Future…).
* Sa finalité
* EUTERTO se consacre à l’apport de tous les services possibles des réseaux:

o aux nouvelles formes d’agrégation des contenus,
o au statut inédit de l’usager « webacteur », de son interactivité et de son immersion, dans les univers virtuels qu’il aura contribué à créer.

EUTERTO veut rendre possible:
* les nouveaux services et usages,
* l’apparition de services nouveaux,
* leur appropriation par les citoyens et les acteurs économiques et sociétaux.

Quatre axes géographiques caractérisent les stratégies de développement d’EUTERTO :

A - un lieu fondateur
* qui se caractérise par la présence d’un grand bâtiment (Vauban) qui abrite 27 opérateurs européens déployant la fibre optique dans une bonne partie de l’Europe.
* Aux côtés de ce bâtiment et du Centre de ressources créé par la Fondation vont commencer les travaux d’un centre international de conférences.
* La création d’une unité de recherches des Centres Européens de Nouvelles Technologies est envisagée à proximité immédiate.
* Ce site, proche d’un parc franco-allemand, est largement accessible par un tramway direct depuis la gare de Strasbourg, desservie par un train à grande vitesse.
* Il se trouve distant de quelques centaines de mètres d’un campus universitaire.

B - un environnement propice :
* L’Alsace se place troisième au plan national en matière de dynamisme technologique via son Agence Régionale de l’Innovation.
* L’Alsace a engagé une importante politique de soutien à la formation d¹ingénieurs: 1000 élèves ingénieurs formés tous les ans à l’horizon 2013 et insertion d’un tiers sur le sol alsacien.
* L’Alsace est une terre de création d'entreprises innovantes : 2007 a connu une augmentation de 21% du nombre d’entreprises créées.
* Le projet de laboratoire d’usages innovants a donc rencontré un écho très favorable de très grandes entreprises internationales présentes dans la région et aussi de petites et moyennes entreprises.
* L’Alsace est une terre de l’image: elle adoptait dès 1994 des mesures de soutien en faveur de l'audiovisuel et du cinéma. Elle bénéficie aujourd’hui d’un réseau de compétences dans ce secteur.
* L’Alsace sera, grâce notamment à EUTERTO, un territoire des nouveaux médias.

C – Une dimension européenne.
* Les instances européennes - le parlement européen et le Conseil de l’Europe - se trouvent à moins d’un kilomètre du site.

D - Une dimension internationale.
Les grandes entreprises qui sont aujourd’hui à nos côtés confèrent au laboratoire EUTERTO un dimensionnement international, de même que les six Instituts crées par la Fondation avec un statut de groupements d’intérêt économique.

Maitriser le futur
Il s’agit pour EUTERTO de contribuer à:

o aider tous les acteurs des territoires partenaires à passer au très haut débit,
o créer un cadre favorable à l’investissement des opérateurs,
o former des citoyens dans un lieu ou se construisent :
o favoriser nouvelles pratiques,
o acquérir les compétences en e-administration, en e-gestion, en e-formation …
o développer la citoyenneté numérique ,
o encourager la recherche et développement liés au très haut débit,
o repenser la formation professionnelle et son adaptation aux réalités de demain.
o proposer une offre de très haut débit au minimum de 100 Mbits
o soutenir un développement économiquement durable,
o expérimenter de nouveaux services.

Nouveaux champs de réflexion

Plusieurs thèmes de réflexion liés à ces champs nous intéressent:
* la réalité virtuelle,
* l’interactivité (son, image, toucher),
* les simulateurs
* et bien sûr la portabilité des accès.

Les services se situent sur l’ensemble de la chaîne de valeurs de l’innovation et ont les objectifs suivants :
* A - Anticipation
* B - Accompagnement
* C - Synergies
* D - Prospective sociétale et économique
* E - Appropriation citoyenne

A - Anticipation
Aider les collectivités publiques et les entreprises à développer une vision à long terme des nouveaux services et usages dans une économie de la connaissance émergeante.

B - Accompagnement
* EUTERTO accompagne les différents acteurs par une analyse globale des territoires et des compétences.
* EUTERTO entend faire du très haut débit l’aiguillon d’une économie régionale du savoir.
* EUTERTO accompagnera les membres du groupement dans cette analyse par une veille stratégique et un benchmarking permanent.

C - Synergies
* Créer des synergies inhérentes à la stratégie de Lisbonne par une fertilisation croisée.
* L’Europe territoriale est vécue aujourd’hui par nombre d’acteurs comme une grande famille où se croisent savoirs-faire et expériences de toute nature.
* Ce croisement des savoirs-faire et de leurs problématiques est la clé du développement de la synergie territoriale.

D – Prospective sociétale et économique
* EUTERTO participera au développement sociétal par une réflexion prospective.
* Les usages du très haut débit se situent au cœur de la démocratie locale et les débats suscités dans de nombreuses régions européennes sont révélateurs de la prise de conscience des enjeux sociétaux liés aux nouveaux usages, tels que:

o les problématiques de la protection de la vie privée,
o la géolocalisation permanente,
o l’apparition de « webacteurs  » en particulier dans le domaine des médias.

E - Appropriation citoyenne
* EUTERTO permettra aux usagers et acteurs locaux de s’emparer des technologies avancées.
* Les usagers - cœur du concept même des Living Lab - sont demandeurs d’un accompagnement dans l’usage des technologies.
* Ce besoin est présent (c’est un phénomène nouveau) afin de leur permettre d’appréhender les évolutions technologiques futures et leur impact sur leurs modèles économiques.

De plus…
Au-delà de la présence, au sein du Living Lab EUTERTO Alsace:
* d’un incubateur de start-up SEMIA,
* d’un Centre Européen d'Entreprise et d'Innovation (CEEI),
* et d’une Agence Régionale de l’Innovation (ARI),
l’Alsace est un territoire irrigué par les réseaux haut débit , Strasbourg est :
* située sur le 3ème axe mondial d’Internet,
* la 2ème ville française
* et la 10ième ville européenne en termes de télécommunications,
L’alsace est aussi la première région française à ériger l’accès aux télécommunications haut débit en véritable service public.

Et encore…
* Le réseau Haut Débit est aujourd’hui entièrement déployé sur 940 kilomètres de fibres, optiques.
* La démarche régionale repose sur une mutualisation avec des infrastructures existantes (réseaux câblés et d’électricité), d’où une meilleure rentabilisation des investissements.
* Dans ce contexte, EUTERTO sera le pilier du développement des nouveaux services et usages numériques.
Un peu d’histoire
L’économie numérique a vu se développer un partenariat entre entreprises, usagers et entités territoriales. Celui-ci caractérisait déjà l’économie de certaines cités-états médiévales (la Hanse, l’Italie et l’axe rhénan), mais, l’ère industrielle l’avait fait disparaître.

Conclusion
European Territories of Tomorrow Laboratory Le projet EUTERTO s’appuie sur la dizaine d’années d’échanges internationaux d’ARENOTECH http://www.arenotech.org,
et du Réseau Européen des Villes Numériques. http://www.Villesnumeriques.org . http://www.territoires-de-demain.org.

Au-delà de l’Europe
Plusieurs travaux d’analyses sont déjà engagés avec des partenaires latino-américains mais aussi euro-méditerranéens et africains. La stratégie de développement d’EUTERTO s’appuie sur un tel dimensionnement international, tout en le mettant à disposition d’autres Living Labs.
Une communauté de connaissances
* L’objectif est la constitution d’une vraie communauté de connaissances en étroite liaison avec l’Institut Européen de Technologie et la centaine d’institutions et entreprises que nous regroupons.
* Notre Forum européen des Territoires de Demain se tiendra à Strasbourg en mars 2009.
European Territories of Tomorrow Laboratory http://www.territoires-de-demain.org