La demarche des territories de la connaissanceLa connaissance comme vecteur majeur de développement économique pour tous et de la COompétitivité de chacun de nousLaura Garcia Vitoria «Une organisation intelligente ou apprenante est un système d’action, de conduite de l’action et d’apprentissage collectifs, qui s’organise pour apprendre en permanence, capitaliser ses savoir-faire et ses compétences, pour les transmettre et se transformer volontairement pour atteindre ses objectifs en fonction des évolutions de son environnement, de ses ressources, de sa culture, et des représentations des groupes d’acteurs en son sei ». Alain Bouvier, Management et Sciences cognitives, Paris, 2004 Elle s’inscrit clairement dans le paradigme systémique et la pensée complexe. Un système, une ville, un territoire peut ainsi être dit intelligent lorsque il privilégie les apprentissages de l’ensemble des ses acteurs. Ce territoire est constitué et structuré à partir de savoirs : des savoirs organisationnels et des savoir-faire:
L’essentiel de ce territoire est le rôle
rempli par ce même territoire et la connaissance dans la création
d’avantages compétitifs dynamiques. Ces Territoires sont caractérisées par :
Les dix commandements des territoires intelligents 1. Démultiplier des actions municipales et
régionales de formation. La demarche de MataroLe repérage et la cartographie des savoirs
faire à l'échelle territoriale : Cette gestion territoriale des connaissances est amenée à s'appuyer sur des processus spécifiques : la démarche de Mataro nous semble résumer l'une des concrétisations territoriales possibles des stratégies de Lisbonne, nous avons baptisé cette démarche : Le processus de Mataro : La Fondation Tecnocampus Mataró avait organisé il y a trois ans un colloque " usagers et réseaux créateurs de la nouvelle ville " qui évoquait les horizons ouverts par la gestion urbaine en réseau. Avec une équipe d'économistes de l'Université Politechnique de Catalogne, ce séminaire a permis de modéliser des axes de développement de la ville en la matière. La ville de Mataro s'était placée sous l'égide d'un plan directeur qui entend en faire une ville de la connaissance, capable d'exploiter pleinement le capital intellectuel de son territoire comme source principale de richesse, de prospérité et de croissance. A été utilisé à cette fin une modélisation économique qui se traduit par la création et la gestion d'une plate-forme de connaissance, à partir notamment des micro-clusters existants dans la cité. Ce processus se base sur cinq points majeurs :
L'application du modèle amène à
une vision stratégique du développement d'un territoire,
de la cohésion sociale et des possibilités de croissance
économique durable. Les responsables de la collectivité
peuvent juger de l'importance des vecteurs culturels, de la créativité
et de l'innovation, ce modèle implique l'ensemble des micro-clusters
aux côtés de la plate-forme globale des capacités
intellectuelles de la collectivité ; On aboutit à un système
de support décisionnel, un système d'information et d'aide
aux décisions stratégiques des élus et aux choix
de financement, un point de départ pour les investigations ultérieures
accompagnant la stratégie de construction d'un territoire de la
connaissance.
La finalité d’une modélisation globale consiste ainsi à mesurer et gérer le capital intellectuel de chacun des micro-clusters présents sur le territoire, ceci à travers notamment un processus de benchmarking de leur capital intellectuel spécifique qui permet par exemple d’obtenir un index de confiance globale. L’application du modèle amène de la sorte à une vision stratégique du développement du territoire, de la cohésion sociale (où la vie associative est amenée à jouer un rôle de tout premier ordre) et des possibilités de croissance économique durable. Les responsables de la collectivité peuvent ainsi juger de l’importance des vecteurs culturels, de la créativité et de l’innovation, véritables piliers du développement urbain futur et des capacités de compétitivité du territoire du fait même de ses actifs intangibles. Le rôle de tels facteurs se voit naturellement démultiplié par les infotechnologies.Un modèle spécifique implique l’ensemble des micro-clusters (et leurs potentialités face à de nouvelles productions émergentes), aux côtés de la plate-forme globale des capacités intellectuelles de la collectivité ; la gestion commune de ces deux composantes du capital de la ville s’appuie notamment sur des démarches de benchmarking des potentialités d’autres collectivités. On aboutit ainsi à un système de support décisionnel, un système d’information et d’aide aux décisions stratégiques des élus et aux choix de financement, un point de départ aussi pour les investigations ultérieures accompagnant une telle stratégie de construction d’un territoire de la connaissance. On oublie souvent qu’un tel processus concerne - pour ce qui est de la production, la diffusion et l’utilisation des connaissances - plus de 50% du PIB des états membres de l’OCDE.
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