
Communauté de Comunnes de Saint Laurent de Neste
– Séance de travail du 16 septembre 2008
La création d’un environnement cognitif.
De nouveaux paradigmes pour la gestion et la diffusion
de contenus pour le développement du territoire.
Laura Garcia Vitoria et
André Jean Marc Loechel,
ARENOTECH - Fondation
Territoires de Demain
Résumé de l'intervention et Plan :
Introduction
1. Un panorama de nouvelles ressources
2. Quelques projets en matière muséale
3. Les nouveaux horizons du tourisme et sa contribution au
développement territorial
Conclusion
Introduction
ARENOTECH, depuis douze années a mis l’accent
sur des expériences qui permettent à chacun de nous : d’annoter
leur environnement, de lui conférer un sens personnalisé,
de se transformer en auteur en se servant de cet environnement et d’être
au départ d’un processus de construction de connaissances.
Bref d’échanger et de partager des savoirs là où
l’héritage culturel est présent. Tout notre environnement
s’apprête à se transformer et à être pourvoyeur
de contenu.
1 – Un panorama de nouvelles ressources
Les nouveaux services de localisation sur mobile
Le téléphone et «l’intelligence
ambiente»: grâce à un GPS et à une analyse de
la circulation en temps réel, vous êtes à un RDV à
onze heures du matin à l’autre extrermité de la ville
et il vient de se produir un accident sur le chemin où de plus
il y a beaucoup de circulation: votre téléphone mobile peut
vous signaler que vous devez appeler à la personne qui vous attend
et que vous serez en retard.
Les futurs services de navigation regroupés sous
l'ombrelle «Nokia Maps 2.0» sont développés
par une équipe internationale de plus d’une centaine de chercheurs.
Il s’agit, par exemple, d’aider à préparer un
déplacement sur Internet et de télécharger l'itinéraire
optimal sur son portable, équipé d'une puce GPS. Ou, à
l'inverse, lors de son voyage, de marquer les lieux les plus remarquables,
et, une fois de retour à la maison, de les partager avec son entourage,
qui pourront à leur tour utiliser ces données. Ces services
doivent répondre aux besoins de toutes les situations de mobilité.
Les plus sophistiqués, tel le guidage vocal, seront accessibles
via un abonnement.
BreadCrumbz (http://www.bcrumbz.com/) figurera sur le Googlephone, ainsi
que les applications suivantes. C’est un logiciel qui permet d'associer
géolocalisation, création d'itinéraires et personnalisation.
L'application permet de créer, puis de partager avec une communauté,
des trajets pour se rendre à une adresse précise. Elle ne
repose plus seulement sur des cartes interactives qui s'actualisent en
fonction de la position de l'utilisateur, mais aussi des images que le
mobinaute aura prises.
CallACab (« appeler un taxi ») (http://www.callacab-android.com/)
Commandro (http://www.commandro.net/), mêle réseau social
et géolocalisation : l’application permet de localiser exactement
ses amis ou les membres d’un groupe grâce aux données
GPS.Il permet également aux mobinautes d'envoyer des alertes et
d’inviter à partager leurs activités, mais aussi de
créer un avatar.
Cooking Capsules (http://www.cookingcapsules.com/). Ce logiciel permet
de visionner, sur son portable, de courtes vidéos de cuisine, puis
de détecter les épiceries ou les grands magasins qui vendent
les ingrédients nécessaires à la réalisation
d'une recette et qui sont situés près du lieu où
l'on se trouve.
Google lance un nouveau service de géolocalisation sans GPS : il
suffit de disposer d’un terminal pouvant accueillir l’application
Google Maps et une connexion haut débit mobile. Le système
de localisation est activé une fois Google Maps lancé et
l’utilisateur peut disposer d’informations de lieux proches
de l’endroit où il se trouve : contrairement au GPS, la localisation
peut être effectué aussi bien en extérieur qu’en
intérieur. Avec ce nouveau service, la zone couverte par Google
sera très étendue.
Outre Nokia Maps, Ovi rassemblera tous les services mobiles : on y trouvera
notamment Mosh, un réseau social destiné à tester
de nouveaux usages.
Dès Londres à Stockholm et Dublin
en passant par les rues de Bâle…
Proboscis (géographie sonore urbaine) cartographie
l’expérience que font ceux qui parcourent une ville. il nous
rend tout à la fois archéologues de nos environnements,
mais aussi contributeurs à leur développement. Le projet
permet d’annoter son propre territoire virtuelle. Les usagers doivent
ajouter de nouveaux emplacements, des contenus pour ces emplacements et
enfiler les emplacements individuels à des contextes locaux par
des dispositifs mobiles. Il doit sélectionner de tels enfilements
ou au contraire de se laisser conduire.
Le projet Amble du Media Lab Europe ajoute les connotations temporelles
à la carte urbaine se trouvant sur un PDA et nous indiquant les
temps à parcourir. Avec Sonic City, nous traduisons en musique
l’espace que nous parcourons. Le projet Tejp, nous permet de laisser,
anonymement ou non, des tags musicaux et de participer à la
création de communautés locales et à la gestion de
nouveaux types de relation sociale. Texting Glances, permet de nouvelles
formes de construction de la mémoire d’un lieu, espace de
transport ou lieu d’attente, au travers de textes et d’images.
La perception augmentée dans les rues
de Bâle.
Au coeur de la ville de Bâle (projet LifeClipper),
la galerie Plug.in proposait un parcours-promenade dans le quartier Saint-Alban
au cours de laquelle un paysage virtuel se greffait sur le réel.
Il s’agissait d’une marche audiovisuelle dans une réalité
virtuellement augmentée : les visites proposées nous
mettent en présence d’une caméra qui mêlait
tout à la fois images virtuelles, paysages réels et de scénarios
différents suivant les espaces traversés.
Le quartier était divisé en zones : à chaque
fois, nous étions en présence d’un scénario
différent, c’est la position géographique du promeneur
qui le déclenchait. Chaque module du projet est une proposition,
certaines sont des guides audiovisuels, d'autres plus cinématographiques.
Le dispositif porté par le visiteur comportait: des lunettes munies
d’une caméra vidéo et d'un casque audio, un GPS, des
semelles avec de capteurs à glisser dans les chaussures, le tout
relié à un ordinateur portable dissimulé dans un
sac à dos. Les lunettes/écran diffusaient l'image vidéo
de l'environnement, filmé en direct par la caméra. Les images
et sons sont traités en temps réel, projetés dans
les lunettes et diffusés dans le casque. Selon les bâtiments
regardés, un collage d'images différentes s'imprime sur
le paysage et les lunettes permettent de voir à travers ses murs
des vidéos Le nombre d’informations augmente au fur et à
mesure que le pas se fait rapide et les pressions effectuées sur
les semelles déclenchent des bruits de sabots de cheval ou des
clapotis d'eau.
L'expérience immerge le promeneur dans un décor de film
dont il est tout à la fois le déclencheur et le spectateur,
le dispositif permet de prendre des photos et de constituer des albums
d'images . Il s’agit d’un projet où l'expérience
cinématographique par immersion permet la construction d’apprentissages
patrimoniaux.
L’image augmentée. Le Heinrich-Hertz-Institut
à Berlin développe des écrans et des espaces d’interaction
qui permettent à l’utilisateur de communiquer avec l’ordinateur de
manière naturelle : les objets virtuels peuvent être touchés
et appréhendés de façon tactile. Il est possible
de faire des recherches d’images ou de photographies, la tête
de l’utilisateur suit l’écran: les objets visualisés
dans l’espace flottent devant l’écran et l’utilisateur
peut toucher l’objet, le déconstruire, en analyser les différentes
parties. L’interaction entre l’utilisateur et le virtuel se
fait avec la main, sans port de gant.
Les nouvelles applications de la réalité
augmentée. Le logiciel D-fusion de Total Immersion permet
des incrustations d'images virtuelles en temps réel : on peut
incruster des objets virtuels dans la main grâce à un capteur
et faire évoluer ces objets dans un décor. L’image
virtuelle paraisse réelle, le virtuel et le réel se confondent
L’utilisation de l’intelligence artificielle
dans le projet PEACH à Trente
Le projet européen PEACH propose un soutien à l’analyse
iconographique d’un espace patrimonial. L’utilisation interactive
d'un film virtuel réaliste, pour permettre aux scientifiques, aux
restaurateurs et aux visiteurs de voir et d'étudier en réalité
virtuelle un lieu et son décors.
Dans la tour de l'Aquila du château de Buonconsiglio, à Trente
en Italie, les visiteurs peuvent :
* observer et étudier la surface des fresques grâce à
une image virtuelle fidèle à l'œuvre originale,
* obtenir des reconstructions virtuelles exactes des fresques décrivant
la vie à l'époque médiévale, mois par mois,
et une représentation détaillée du paysage, des costumes
et de chaque activité quotidienne.
L’utilisation de grandes surfaces de verre
permettent de se focaliser - au travers de la circulation d’ondes
sonores - sur les détails des œuvres par le déclenchement
d’images-liens, ou de mettre à disposition des informations
complémentaires.
L'interface TouchWall et Plex ressemblent à Microsoft Surface.
Surface est un appareil tactile muni d’un système vision
qui utilise des caméras pour sentir ce qui est sur la table, il
peut par exemple détecter un portable et interagir avec de diverses
façons, comme en extraire des photos. Le hardware de Touchwall
transforme n’importe quelle surface en une interface tactile interactive
et fonctionne avec des lasers infrarouges qui scannent la surface. Nous
pouvons animer des médias avec nos mains, zoomer sur des photos
et dessiner avec un outil spécial.
Une technologie pour intégrer des objets
virtuels dans les vidéos . La startup israélienne
Innovid fournit une technologie permettant d’insérer de manière
interactive des objet virtuels en 3D dans une vidéo, que l’on
peut insérer en post-production et avec une intégration
parfaite avec le décor même de cette vidéo. Il est
possible de cliquer et d’ouvrir une fenêtre avec une description
de l'objet: on pourra passer un accord avec une marque et insérer
un produit dans le clip, l’objet suit les mouvements de la camera
de manière à pouvoir tourner autour et d’en voir toutes
les aspects ainsi qu’une liste des magasins où le produit
est en vente. La cartographie de l’objet en 3D, en fonction de son
environnement, permet d'imaginer des fonctionnalités pédagogiques
Les objets virtuels peuvent être adaptés et ciblés
en fonction de l’audience et personnalisés selon les pays
et le langues.
Les Réseaux sociétaux ubiquitaires
informatisés. L’Institut des technologies de l’information
de l’université de Tokyo a mis en place un laboratoire développant
des tags qui sont reliés à des serveurs Internet sans fil,
font l’office de bornes électroniques et renferment des étiquettes
d’identification par radiofréquence. Le promeneur peut récupérer
leur contenu à travers d’un assistant numérique personnel.
Ce baladeur en s’approchant des bornes obtient des informations
vocales ou visuelles. Les u-codes ont été programmés
en japonais, chinois, coréen et anglais.
2 - Quelques projets en matière muséale
Le grand Versailles, la Modélisation
3D de l’abbaye de Saint-Guilhen-le-Désert (Hérault),
le Forum romain de Bavay: reconstitution en 3D , la visite
de l’abbaye royale de Fontevraud sur PDA et avec
wi-fi, le Musée d’histoire de Nantes (en
5 langues), la Cité des Sciences et ses préparation
des visites, visites personnalisées et site mémoire des
visites culturelles, plateforme mutualisée, le Musée
des Civilisation de l’Europe et de la Méditerranée
qui se veut un musée média avec ses diapositives multimédia
fixes, son site web de l’expo avec un libre électronique
et des présentations multimédias, l e Grand Palais
avec sa billetterie électronique sur son téléphone
mobile et un distributeur digitic commercialise les billets à imprimer
et qui comporte un code barre, le Centre Georges Pompidou
et son exposition "Traces du sacré" met en place les
outils du web 2.0. où les visiteurs sont invités à
enregistrer leurs commentaires via leur audio guide ou leur mobile pendant
l'exposition, et peuvent ensuite accéder à un véritable
réseau participatif sur le site dédié à la
manifestation, le Mussée Branly et sa diffusion
virtuelle des collections, la ville de Saint Denis et
sa visite virtuelle de la ville médiévale...
Le projet Museum Lab du Louvre,
produit de la collaboration entre le Louvre et le Dai Nippon Printing,
met en oeuvre les dernières technologies: puces et images de synthèse,
RFID, réalité augmentée, visites personnalisées,
simulations et manipulations, écrans tactiles, reconstitutions
archéologiques, fabrication virtuelle d’une figurine, diapositives
intelligentes près de vitrines en image 3D. La technologie RFID:
le ticket du visiteur contient une puce active, qui déclenche automatiquement
des dispositifs qui sont liés aux œuvres. Le système
active ainsi des animations qui apparaissent sur les murs qui entourent
l'œuvre.
La réalité augmentée permet de superposer des images
virtuelles aux environnements réels. Le Louvre remet au visiteur
un dispositif de guidage portatif sous la forme d'un petit ordinateur
doté d'une caméra. Ce dernier permet d'ajouter l'image au
guidage audio classique: lorsque le visiteur filme les lieux avec sa caméra,
un personnage en image de synthèse apparaît sur son écran
en surimpression sur l'image filmée. Il lui délivre alors
des informations complémentaires sur les pièces observées.
Les commentaires sont disponibles en trois langues (français, anglais
et japonais). La visite 2.0 permet aux visiteurs donner leur avis et à
répondre à des questionnaires pour accompagner le musée
du Louvre et DNP dans leur démarche d'évolution technologique.
Le Futuroscope et son voyage «Les
Animaux du Futur»: ses six trains du parcours sont équipés
d'un dispositif informatique de réalité augmentée
et les visiteurs interagissent avec des animaux totalement virtuels. On
y notera un dispositif de réalité augmentée, un décor
réel avec des objets virtuels 3D animés et une interaction
directe, une paire de jumelles immersives avec caméra et écrans
Oled et un bracelet capteur… Dans chaque séquence, une caméra
intégrée aux jumelles des visiteurs filme le décor
observé. Sur le film réalisé, un ordinateur incruste
des animaux virtuels en 3D: le film est alors restitué en temps
réel sur les écrans des jumelles et les visiteurs peuvent
communiquer et interagir avec les animaux grâce à un bracelet,
capteur de mouvements.
L'exposition «Strasbourg 1400»
s'affiche sur téléphone mobile Après notre contribution
à la mise en ligne du premier site internet de l'Académie
de Strasbourg intégrant précisément une visite virtuelle
en 1995, au Forum européen des Nouvelles Images, tenu à
Strasbourg en 1995, organisé par André Jean Marc Loechel
et auquel nous avons participé activement, aux préconisations
du projet européen MOSAIC 1996/97/98, Strasbourg s'affiche en 2008
sur le téléphone au travers d'une exposition d'art. Un dossier
de présentation multimédia mobile est proposé aux
visiteurs de l'exposition, à l'occasion de l'exposition événement
Strasbourg 1400- Un foyer d'art dans l'Europe gothique. Le dossier est
proposé 24h/24 en téléchargement gratuit via une
borne Bluetooth placée dans la vitrine de la Boutique Culture (située
sur le parvis de la Cathédrale de Strasbourg).
Les passants peuvent accepter ou refuser le contenu proposé. L'application
Java est trilingue (français, allemand, anglais). Elle comporte
une présentation de l'exposition, un focus sur deux œuvres
emblématiques et quatre fonds d'écrans artistiques, dont
un détail du Jardinet du Paradis. Les téléphones
ou PDA Bluetooth non compatibles peuvent accéder à un mini
dossier qui comprend deux fonds d'écran et les coordonnées
de l'exposition
Le MAV, à Herculanum, a été
inauguré le premier Musée Archéologique Virtuel (MAV)
Trois années de travail, dix millions d’euros, un espace
de 1.500 mètres carrés, ingénierie logicielle avec
technologies de dernière génération (laser, réalité
virtuelle, scaner, écrans tridimentionnels), pour reconstruire
les villes de Pompéi et Herculanum et tous les chantiers archéologiques
de la Campanie, depuis Cumes jusqu’à Sorrente. Les fouilles
se sont transformées en reconstructions de réalité
virtuelle et augmentée, ont été nécessaires
des années de recherches des archéologues et des spécialistes
du monde entier. Les écrans disparaisent dans des flaques d’eau
cristalines, les lanternes magiques et miroirs oxidés par le temps,
les changements de température et les suggestions olfatives transforment
la visite en la rendant plus réaliste.
Avec une scénographie minime et l’emploi d’une technologie
immersive, interactive et invisible, le visiteur a la sensation de faire
partie d’un événement qu’il contribue à
déterminer. Tout le musée est géré par un
seul et unique logiciel qui, à partir de l’identité
de visiteurs, reconus à travers d’une plaque eléctronique
qui rassemble son âge, sexe et nationalité, controle plus
de 70 installations, de façon à ce que celles-ci se reconfigurent
en changeant la langue et le contenu.
Dans la maison de tolérance, les images érotiques se cachent
lorsque le programme détecte la présence des enfants. Le
mecanisme s’active aussi dans les thermes, où les visiteurs
doivent nettoyer un cristal embué par des scènes intimes,
tandis que l’on perçoit la forte odeur des parfums. Le mécanisme
de reconaissance fonctionne aussi lorsque le visiteur se promène
dans les rues du marché virtuel, puisque le système acoustique
reconnait le visiteur et lui parle dans sa langue. Grâce à
une technique que l’armée utilise pour tromper l’ennemi,
le son se forme dans un point lointain de son origine, ainsi le public
perçoit des morceaux de conversations qui le plonge dans des conspirations,
des histoires d’amour et des scènes de la vie quotidienne
de l’époque romaine.
Le parcours commence avec une galerie, où les visages des anciens
habitants prennent vie et ils racontent leurs histoires. La reconstitution
du puit permet au visiteur de interagir avec un seul geste du mouvement
de la main sur la surface liquide, tandis que la chute d’une pierre
virtuelle provoque de vrais éclaboussements. Lorsque nous sortons
des souterrains, dans un mur d’eau nébulisé, qui représente
le nuage piroplastique qui tua les habitants, nous pouvons visualiser
des scènes urbaines et rurales avant que les cendres conservent
éternellement ces corps dans la position qu’ils tenaient
alors. Nous pouvons aussi reconstruire mosaiques et visiter les résidences
de patriciens.
Le coeur du musée est le CAVE, une instalation de réalitée
virtuelle qui permet de se promener à travers les maisons et les
jardins de Pompéi, Stabies et Herculanum. On a opté pour
des solutions intuitives et transparentes, on interagit avec la main seulement.
A la différence d’une collection permanente, où le
matériel s’expose selon des régles fixes et inaltérables,
ici tout fait l’objet d’une expérimentation continue.
Un livre virtuel interagit avec les principales fresques de la zone et
une table interactive fournit des informations sur la gastronomie de l’époque.
Au MoMa, l'art se transmet par Wi-Fi.
Le musée new-yorkais, expose le robot-ordinateur Wizkid qui transmet
les commentaires sur les oeuvres par réseaux sans-fil. Les visiteurs
peuvent les télécharger sur leur téléphone
portable. Le musée propose à ses visiteurs de faire de leurs
téléphones portables et autres appareils sans-fil des guides
pendant leur exploration du musée. Les utilisateurs peuvent télécharger
des informations sur les œuvres par réseau Wi-Fi gratuitement.
Une fois entré dans le musée, le visiteur doit taper l'adresse
www.moma.org/wifi dans son navigateur web puis sélectionner les
commentaires qui l'intéressent. En plus des données traditionnelles
concernant une œuvre, et accessibles en tapant un simple numéro
de salle ou de galerie, les utilisateurs peuvent profiter de commentaires
de mécènes ou des artistes eux-mêmes en huit langues.
Le musée propose également un kiosque interactif accessible
depuis une dizaine de Mac . Chaque interface permet de profiter de biographies
d'artistes et d'informations sur des concepts et des courants artistiques.
Des plans sont également à disposition pour permettre au
visiteur d'évoluer dans le musée, ainsi que des informations
sur le calendrier des évènements du MoMa. Il est possible
d'envoyer à ses proches des E-Cards à l'effigie d'un tableau.
Les personnes malvoyantes peuvent modifier la taille du texte et le contraste
de l'écran.
De plus, le musée et sa filiale, le P.S.1 Contemporary Art Center
disposent de leur propre chaîne, accessible par podcast sur iTune:
enregistrements de lectures publiques, interviews d'artistes, catalogue
de commentaires sur les anciennes expositions, ou émissions culturelles
diffusées sur la station radio du MoMa, WPS1 Art Radio.
Les tombes japonaises branchées sur internet:
pointez votre téléphone vers un code QR(Quick Response)
et vous serez dirigés vers une adresse internet où vous
pourrez lire la biographie de la personne.
Les robots peintres : ITARA, ISU
et RAP créent des oeuvres originales, décident du moment
où elles sont achevées et les signent. Ils interagissent
avec le public: les visiteurs peuvent modifier les paramètres de
l’algorithme, en changeant la couleur, la dimension ou la direction
des signes, l’information est reçue par le robot en temps
réél, de manière à ce que puissent être
observés les changements de comportement. ISU réalise ses
compositions picturales basées sur des mots grace à un système
capteur qui lui permet de créér ses oeuvres selon l’information
reçue de son environnement, mais il ne réalise jamais deux
oeuvres identiques. Son nom vient de Isidore Isou, le créateur
du letrisme, un mouvement qui voyait l’utilisation des lettres comme
base d’une nouvelle forme d’art. ISU a une galerie d’art
qui le représente, la Leonel Moura Art à Lisbonne, où
ses oeuvres peuvent s’acheter pour un prix moyen de 2500€.
La majorité des exemplaires fontionne avec une énergie photovoltaïque,
peuvent se déplacer, éviter des obstacles et ont leurs propres
gardiens: les cursovigilos.
Olga Kisseleva, à la galerie,
on vous prête un téléphone portable muni du logiciel
qui permet de décoder les codes à barres en deux dimensions
disposés sur de petits supports en pierre ou sur un grand panneau
composé de miroirs. Le visiteur photographie le tag, le logiciel
le décode et un petit texte apparaît sur l’écran.
L’une de ses oeuvres est composée de trois appareils de musculation
mis à la disposition du public; une fois actionnés ils déclenchent
la projection d’une vidéo. Un programme informatique lance
les images à la vitesse et à la cadence de l’utilisation
de la machine, si l’on va en arrière avec le stepper, la
vidéo se déroule en sens inverse. On nous donne à
voir des images de révoltes sociales qui ont eu lieu en Ukraine
ou en Palestine, sur lesquelles apparaissent de façon subliminale
des logos de grandes entreprises françaises. Ces logos viennent
flotter sur les images de manifestations.
La préservation de l'héritage culturel
belge dépend de la 3D. Un logiciel de reconstruction des
images en trois dimensions, ARC 3D Webservice développé
par l'université catholique de Louvain (Belgique) utilise les photos
prises d'un objet pour reconstituer numériquement celui-ci. Il
convertit des photos en image numérique 3D. En effet, les étudiants
de l’université peuvent télécharger les photographies
prises vers un serveur où le logiciel les convertira en image tridimensionnelle.
Une image sera envoyée ensuite à ses commanditaires sous
trois heures.
En ce qui concerne son projet de bibliothèque numérique,
l'université utilise un scanner robotique capable de tourner seul
les pages d'un ouvrage même abîmé. Il peut numériser
près de deux mille pages par heure.
Les promenades sur le Second Life… : Doug Anderson,
étudiant au Beaux Arts du Massachusetts College of Art, a validé
sa thèse grâce à un travail sur Seconde Life…
3. - Les nouveaux horizons du tourisme et sa contribution au développement
territorial
Au travers des portails touristiques et des centrales
de réservation, de la géolocalisation des contenus culturels,
des visites virtuelles et de la navigation 3D, le tourisme assisté
par les technologies de l’information et de la connaissance a
changé singulièrement de profil et d’exigences.
Parmi les nouvelles formes de « grands tours » qui
aujourd’hui prennent corps à l’échelle de la
planète, les petites villes et le monde rural en particulier ont
à l’évidence un rôle majeur à jouer dans
la recherche de l’authenticité et de l’identité
des territoires et ce sont ces mêmes technologies qui vont le permettre
aux acteurs qui sont les plus engagés dans la création de
formes inédites de découvertes et d’explorations.
Le e-tourisme n’est-il pas de la sorte en mesure
de contribuer fortement à l’évaluation de l’attractivité
des villes et des régions ?
Les nouveaux horizons du tourisme et sa contribution
au développement territorial
Au travers des portails touristiques et des centrales de réservation,
de la géolocalisation des contenus culturels, des visites virtuelles
et de la navigation 3D, le tourisme assisté par les technologies
de l’information et de la connaissance a changé singulièrement
de profil et d’exigences. Parmi les nouvelles formes de « grands
tours » qui aujourd’hui prennent corps à l’échelle
de la planète, les petites villes et le monde rural en particulier
ont à l’évidence un rôle majeur à jouer
dans la recherche de l’authenticité et de l’identité
des territoires et ce sont ces mêmes technologies qui vont le permettre
aux acteurs qui sont les plus engagés dans la création de
formes inédites de découvertes et d’explorations.
Le e-tourisme n’est-il pas de la sorte en mesure de contribuer fortement
à l’évaluation de l’attractivité des
villes et des régions ?
Les nouveaux e-services touristiques de la ville
de Zaragoza. La mairie de Saragosse, à travers de “zaragoza.es”,
a mis en place de nouveaux services pour les touristes: "Planifica
tu visita", “Zaragoza Blue”, “Callejero en el móvil”
On se limitera à cet exemple, même si d’autres modèles
existent (se reporter à notre REVUE VIRTUELLE ARENOTECH 2008: “Les
territoires de demain”).
"Planifica tu visita" est une application web
où les usagers peuvent personnaliser leurs parcours à travers
la ville en fonction de leurs goûts et interêts. L’aplication
utilise des technologies sémantiques utilisant l’information
existante dans les bases de données municipales pour générer
des réponses de visites qui s’adaptent au profil du visiteur.
Celle-ci génère dynamiquement des itinéraires touristiques
personnalisés pour chaque visiteur. Le touriste peut détailler
son profil en incluant les motifs de son voyage, ses préférences
en détaillant ses restrictions horaires et l’application
lui propose la route la plus adéquate. Le résultat obtenu
peut être modifié en selectionnant des monuments "de
obligada visita" ou en éliminant les lieux qu’il ne
souhaite pas visiter. L’application en plus offre une description
de chaque monument selectioné, suggère des restaurants,
montre les événements de l’agenda municipal et permet
d’explorer la route sélectionée à travers Google
Maps et le service cartographique de IDEZAR (Infraestructura de Datos
Espaciales de Zaragoza).
“Zaragoza Blue” permet de recevoir gratuitement
une information touristique et des services à travers son mobile,
avec téléchargement à partir de points instalés
avec la tecnologie bluetooth: il apporte des informations sur les routes
touristiques, les problèmes de trafic, coupures d’eau, des
nouvelles, informations sur l’Expo et les monuments de la ville
L’usager doit se trouver aux alentours d’un point d’accès,
à une distance maximale de 70-80 m pendant une minute avec le téléphone
allumé et la connexion Bluetooth active. Au moment où le
téléphone se trouve détecté et après
qu’ait été acceptée la demande d’autorisation,
on reçoit une image de bienvenue Celui qui ne souhaite pas accéder
à cette plateforme doit la refuser une seule fois, le mobile sera
reconnu lorqu’il passera devant d’autres bornes et ne recevra
plus aucun message Celui qui aura téléchargé l’application
reçoit une actualisation automatique spécifique, imperceptible
par l’usager Une fois souhaitée la bienvenue, il reçoit
l’application java Zaragoza BlueTooth qui permet d’accéder
à tous les services de la plateforme au travers de menus graphiques.
Au “Callejero en el móvil”, on a incorporé
des signaux sur : Administration publique, culture, temps libre, protection,
santé, consommation, transport, trafic, tourisme, hôtelerie
en anglais et français Ce service permet de chercher une adresse
et visualiser une carte ou une photographie de cette adresse. Dans le
cas où il existerait une ambiguité, on offre la liste complète
des rues analogues. L’usager peut visualiser la rue dans la carte,
la déplacer dans n’importe quel sens, augmenter ou diminuer
le zoom, accéder aux données textuelles pour connaître
le début et la fin des rues et obtenir une info sur les lignes
et arrêts d’autobus. De plus, ce service permet de garder
les recherches réaliser en un historique et la conservation automatique
du dernier plan. L’application Java nécesaire pour utiliser
ce service est disponible sur zaragoza.es, et se télécharge
en envoyant par SMS le texte "Z CALLE" au 5010 depuis des mobiles
compatibles et avec accès internet.
Tourisme 3.0 : approches cognitives
de l’économie touristique
L’état des lieux :
1. le développement des moteurs de recherche verticaux, des moteurs
réellement spécialisés dans le domaine du tourisme.
2. l’explosion de la cartographie interactive dont les interfaces
de programmation permettent de démultiplier les couches informationnelles
au point de changer radicalement notre approche des espaces que nous appréhendons
au travers des connaissances qui nous en sont données en temps
réel.
3. la concrétisation des visions prospectives issues du développement
d’un web sémantique qui permettra d’échanger
de plus en plus des données issues de systèmes hétérogène.
Celles-ci s’ouvrent par exemple aux services et aux attractions
locales tenant compte des centres d’intérêt des touristes.
On aboutit à une systématique informationnelle enrichie
de conseillers de voyages virtuels et bien sûr d’un marketing
territorial axé sur les outils de la mobilité.
Les moteurs de recherche verticaux
1. « Fabsearch » (www.fabsearch.com) : on a pu dire très
justement que c’était là le style de vie (bobo) appliqué
au marché de la recherche en ligne. Si vous cliquez sur Barcelone,
il vous rappellera ainsi qu’en choisissant tel hôtel, vous
épousez l’avis d’une chroniqueuse du magazine «Elle»
et si vous vous rendez dans tel restaurant c’est bien sûr
en fonction de la chronique gastronomique d’un journal financier.
2. « Kayak » se veut plutôt « dénicheur
de tarifs » (www.kayak.com). Mais au-delà de la comparaison
de prix, il va vous donner par exemple à visualiser la courbe des
prix sur les trois mois qui précède votre départ
et le graphique prévisionnel des prix pendant le mois en question
: vous saurez ainsi s’il vaut mieux réserver au dernier moment
ou vous y prendre au plus tôt.
3. « Farecast » (www.farecast.com) s’inscrit dans la
«recherche intelligente de voyages», en soignant plus particulièrement
par exemple l’envoi d’un fil RSS ou d’un email.
La carte interactive et la multiplication des couches informationnelles
NUVIFONE. Au-delà de l’adresse que l’on peut trouver
avec tout GPS, celui-ci fournit un établissement par son nom ou
une destination par sa catégorie grâce à une base
de données comportant plusieurs millions de points d’intérêts
: l’utilisateur se trouve ainsi guidé aussi bien graphiquement
que vocalement par un dispositif qui se trouve capable d’indiquer
tout au long du trajet l’ensemble des rues.
La mise en œuvre du standard de flux RSS géotaggés
permet de faire figurer aujourd’hui sur toutes les cartes en ligne
les informations que l’on souhaite : les conditions météorologiques,
les événements qui se déroulent sur votre territoire,
votre menu du jour, votre offre tarifaire spéciale…
Les travaux en matière d’applications en matière de
réalité augmentée sont en train de faire en sorte
que lire un menu en chinois ne soit plus un problème : il suffira
de filmer les caractères avec la caméra de son téléphone
3G pour qu’une voix livre aussitôt la traduction. Le principe,
on l’a compris consiste présentement à utiliser la
fonction de visiophonie du téléphone pour transmettre à
un serveur une image - une photo ou un son, souligne l’entreprise
de la région parisienne dont nous suivons les réalisations
depuis plusieurs années - dont la reconnaissance déclenchera
en retour l’envoi de données. Des personnages peuvent ainsi
surgir d’un guide touristique ou d’un dépliant.
Conclusion
Tout un agenda d’applications, de la commercialisation
la plus rapprochée à la plus lointaine, émerge ainsi
des laboratoires. N’importe quelle donnée ou image pourra
ainsi être dans les années qui viennent superposée
au monde réel, comme par exemple la lentille de contact truffée
de circuits intégrés créée par des chercheurs
de l’Université de Washington. Elle permettra ainsi de lire
la notice d’un guide sans baisser la tête ou encore de zoomer
sur une image. Sans le moindre danger pour nos rétines (les expériences
sur l’homme commencent l’année prochaine), le tout
fonctionne grâce à d’infimes diodes électroluminescentes
et à des nano-capteurs de fréquences.
Mais ce n’est pas dans ces applications que résidera la difficulté
majeure, que nous connaissons déjà : c’est dans la
conservation bien sûr et la structuration des informations et des
connaissances qui permet tout acte touristique et singulièrement
l’itinérance cognitive.
http://www.arenotech.org - http://www.villesnumeriques.org
- http://www.territoires-de-demain.org
André Jean Marc Loechel et Laura Garcia Vitoria
|