European
Territories of Tomorrow Laboratory La réunion a été présidée par Mme Josette Durrieu, sénatrice et présidente du CG des Hautes Pyrénées qui a chaleureusement accueilli les participants dans l'enceinte du Sénat. La réunion a été dirigée par M. André Jean Marc Loechel, Fondation des Territoires de Demain. Participants: En introduction, André Jean Marc Loechel a rappelé
aux participants les objectifs du réseau des LivingLabs. Les cinq territoires sélectionnés ont fait l’objet
d’une présentation: St. Laurent de Neste (Hautes-Pyrénées) Le réseau d'acteurs comprend les élus locaux, les PME innovatrices, plusieurs groupes de recherche universitaire et des centres de formation. Il s'agit de créer un territoire de projets, avec le CETIR, le Centre Européen des Technologies de l'Information en milieu Rural et la Maison du Savoir comme centres de ressources. Les usagers finaux se trouveront parmi le jeune public, le public scolaire, les touristes de tous publics, les entreprises et universités et les professionnels du tourisme. Deux projets d'envergure nationale, à l'état de conception, ont été évoqués: la numérisation des données des grottes en toute la France ainsi que la numérisation du cadastre et des données des réseaux techniques des collectivités. Le Centre Européen de Nouvelles Technologies
(CENT). M. le Sénateur a évoqué le contexte politique difficile. Le projet connaît les défis habituels des partenariats publics-privés. Avec une certaine durée nécessaire pour sa gestation: il a débuté en 1997 et s'est clarifié depuis 2003. Dans sa présentation M. Vich a aussi mis l'accent sur l'intégration de l'économie numérique, du développement durable et rural et de la recherche (partenariat avec l'ESSEC) et de la formation. Les entreprises qui s'implantent au CENT ne voient plus d'intérêt à se délocaliser, mais elles créeront des antennes à l'étranger ou donneront des licences pour rester ancrées dans le territoire. Déjà plusieurs banques et le groupe international OGER s'y sont intéressés. Le projet d'EUTERTO (European Territories of
Tomorrow Laboratory) Le double ancrage territorial et communautaire du projet se confirme par son intérêt à créer des antennes : Euterto envisage à élargir rapidement son territoire d'intervention afin de créer un réseau international. EUTERTO est un dispositif au service des territoires
et de leurs citoyens, des entreprises - grandes et petites -, des universités
et entités de recherche dans le domaine du haut débit et
de la prospective de ses usages dans tous les domaines de la vie économique
et sociale. Il est porté par la Fondation des Territoires de Demain.
Une question clef posée par ce projet : une fois le savoir créé, comment l'intégrer dans les formations professionnelles, en dehors de la formation universitaire, en suscitant l'intérêt des organismes professionnels? PEIRESC-PEYRESQ. Jakline Eid, de l'association a présenté quelques résultats, comme par exemple une bibliothèque numérisée de la collection de l'Herbarium, liée à des sentiers botaniques pour valoriser auprès du grand public le patrimoine biologique du secteur, un centre de rencontres d'universitaires belges, les entretiens annuels de Peyreisq. Aujourd'hui le projet envisage à mieux impliquer la population locale afin de croiser les savoirs et pérenniser l'activité économique locale. Le Laboratoire de conservation, restauration et recherche
(LCRR) du Centre archéologique du Var. Avec son kit d'intervention en cas d'urgence, stocké en préfecture, il a développé une capacité d'intervention nationale comme internationale. Grâce à sa spécialisation il a trouvé ses contacts en France comme dans les pays méditerranéens. Le projet maitrise la chaîne de création de valeur de la création par la production jusqu'à la formation. Son modèle économique se base sur des travaux facturés et des subventions publiques. Alain Cote (Conseil régional d'Alsace) a insisté quant à lui sur l’appui de la Région Alsace au Projet de la Fondation deTerritoires de Demain. Le cadre communautaire et l’European Network
of LivingLabs (ENoLL). Jean-Pierre Euzen, responsable de LivingLabs au sein de la Commission Européenne, a mis l'accent sur le fait de positionner les usagers au centre des dispositifs de recherche et de développement, comme les documents du programme communautaire i2010 l'attestent. C'est pourquoi les partenariats constituant les LivingLabs ne sont plus de simples partenariats publics-privés, mais intègrent aussi des acteurs civiques, au sein des régions fonctionnelles. Ensuite M Euzen a délinéé les grandes lignes des événements à venir. Fin novembre 2008, les nouveaux membres seront annoncés pour compléter les quatre membres français actuels : l'ICT Usage Lab à Sophia-Antipolis, le laboratoire LEVIER (Laboratoire d’Expérimentation et Valorisation Images Et Réseaux) à Lannion, le Quartier numérique, Paris, et le Normany LivingLabs, Caen. Enfin, M Euzen a souligné que la bonne traduction de «LivingLab» donne plutôt l'expression de «Laboratoire d'usages». Ce qui a été bien accueilli par les participants parce qu'ils se sentent beaucoup mieux définis par cette notion. Roberto Santoro, président d'ENoLL, le réseau européen des Living Labs, a informé sur le réseau qu'il préside. La vocation d'ENoLL est de faciliter les rencontres entre laboratoires d'usage, de créer des pilotes au niveau communautaire, et répondre aux appels d'offre de la Commission Européenne. Conclusions Il existe une tension entre l'innovation technologique qui se présente comme une offre, et la demande - éventuellement cachée - émanant des petites et moyennes entreprises, des administrations, des associations ou du grand public. Afin d'éviter une innovation morte née, il faut très tôt confronter l'idée technique ou de service avec la réaction des futurs usagers et inciter ces derniers à exprimer leurs propres attentes. Une écoute attentive des futurs usagers et leur implication dans la conception de l'innovation consolideront le modèle économique du projet. Un projet d'innovation solide repose aussi sur un véritable ancrage institutionnel. Un tel ancrage vise trois différentes formes d'acteurs : d'abord le noyau dur des proches, les acteurs décisifs du développement économique local, les investisseurs, ensuite les liens plus étendus vers les acteurs qui, comme la presse ou les élus de l'opposition, ne soutiennent pas forcément le projet, mais se montrent indispensables pour accéder à des informations plus stratégiques. La mobilisation de ces acteurs horizontaux est nécessaire pour créer le soutien territorial indispensable. Enfin, il faut les liens verticaux vers les acteurs de pouvoir, les décideurs dans les banques, les élus dans la capitale, éventuellement l'administration régionale, centrale, la Commission Européenne. Un tel dispositif ne se construit que dans la durée.
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