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Les nouvelles technologies concernent des domaines dynamiques
et divers de la technologie. Elles concernent d’une part toute la
haute technologie, d’autre part les technologies de l’information
et de la communication (TIC). Les TIC regroupent essentiellement l’informatique,
l’internet et les télécommunications, les hautes technologies
quand à elles, font référence aux technologies au
sens du terme, par exemple les panneaux solaires, les engins motorisés.
Dans les pays du nord, on croit que les nouvelles technologies sont inaccessibles
dans les pays du sud, et pourtant elles sont présentent même
dans les endroits les plus reculés de l’Afrique. Toutefois
il faut rappeler qu’elles ne sont pas répandues. En Afrique,
les projets et programmes concernant nouvelles technologies sont conduits
par les gouvernements, les entreprises, les ONG, les instituts de recherches
nationaux ou internationaux, etc.
Notre travail va se consacrer aux questions relatives aux nouvelles technologies
dans le monde agricole en Afrique subsaharienne. Ainsi nous allons souligner
les apports des nouvelles technologies dans l’agriculture subsaharienne.
Nous avons catégorisé ces apports en trois points :
- Contribution à l’amélioration de la
qualité, à la protection des activités agricoles
et pastorales
Les nouvelles technologies comme les GPS, les images satellites permettent
de projeter l’agriculture et de prendre les mesures adéquates
en termes de sauvegarde des espèces agropastorales.Les images
satellitaires par exemple ont permis de repérer les zones de
reproduction ou l’itinéraire des criquets pèlerins
en 2005 au Sénégal. Cela avait permis de circonscrire
les zones à risque et d’amoindrir les conséquences
néfastes sur les récoltes. Au Mali également,
grâce à un programme de l’ONG ACCIO CONTRA EL HAMBRE,
les peulhs et les touaregs (populations nomades et pastorales) ont
prévenu les crises alimentaires, dans ce cadre, ACCIO CONTRA
EL HAMBRE les a aidé dans leur choix stratégique par
exemple l’orientation des troupeaux dans le désert vers
les points d’eau, les zones végétales….
- Information et Mise à niveau par rapport aux cours
mondiaux des produits, aux localisations des produits agricoles…
De nos jours, on remarque que dans les villages africains les plus
éloignés, les agriculteurs peuvent avoir facilement
une idée sur les prix des marchés mondiaux, par exemple
un agriculteur malien peut s’informer sur le prix de la tonne
de coton fixé au Mali ou à New York via des SMS reçus
à partir de leur téléphone portable ou à
partir des informations reçues grâce à leur poste
magnétophone. Selon Noël Kouable, chargé du système
d’information sur les marchés de l’Afrique de l’Ouest,
« grâce aux nouvelles technologies, nos exploitants
sont informés en temps réels de l’actualité
relative au monde agricole » dans neuf pays Africains (Bénin,
Burkina, Cote d’Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Nigeria,
Sénégal et Togo). Avec ces systèmes d’information,
les agriculteurs comme les operateurs économiques sont mieux
informés, cela leur permet d’avoir un gain de temps,
par exemple un commerçant peut facilement être informé
sur le prix et sur la localité où il peut s’approvisionner.
- Contribution à un meilleur rendement, à une
excellente planification des actions
Maintenant grâce aux nouvelles technologies comme les satellites,
il est aussi possible d’avoir les caractéristiques géologiques,
hydrologiques des terres, de localiser et d’exploiter l’eau
des sous- sols désertiques, situation qui va sans doute améliorer
la rentabilité des cultures. Les nouvelles technologies peuvent
permettre aussi de lutter contre les épidémies. En effet,
le fait de circonscrire les niches de moustiques, le foyer d’une
peste bovine constitue pour la collectivité un gain en santé
publique, de préservation de richesse car les troupeaux de
bétail qui constituent des éléments constitutifs
du PIB ont été épargnés. Il faut souligner
aussi l’utilisation des engins motorisés de hautes technologies
dans l’agriculture, l’élevage, ces engins permettent
d’accroitre la productivité. En Afrique l’utilisation
des engins n’est pas très développée, toutefois
dans certaines contrées les agriculteurs s’organisent
en coopérative avec l’aide des ONG, des gouvernements
pour la location des services des engins.
Les nouvelles technologies ont permis une certaine ascension du secteur
agropastoral en Afrique. Elles constituent une solution complémentaire
de l’agriculture dans les pays en développement, dans
ce sens elles permettent de réduire le fossé de la crise
alimentaire. Toutefois il faut rappeler que les nouvelles technologies
risquent de créer des nouvelles dépendances économiques,
elles demeurent quand même inaccessibles à un grand nombre
de paysans et éleveurs. Pour illustration le panneau photovoltaïque
malgré qu’il soit inventé par un africain, en
la personne du Pr Abdou Moumouni, physicien Nigérien, il n’est
pas présent dans le monde agropastoral en Afrique et particulièrement
au Niger. Les éoliennes également ne sont pas répandues
dans le monde rural, dans ce cadre serait –il pas préférable
qu’une grande partie des aides, des pays nordiques et des institutions
internationales soient orientée directement dans le financement
des nouvelles technologiques dans le monde agropastoral des pays en
développement afin d’espérer une «révolution
agricole? ». Manzo Djibo Abdoulazize, chargé de
mission Réseau européen des Villes Numériques
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