De " l'intelligence territoriale " aux " villes numériques " :
Un nouveau dispositif pour une interface numérique des savoirs.

1. Vitres interactives : l'objet comme interface du savoir.

Pourquoi faire évoluer la muséographie ? Tout simplement parce que les Musées n'ont jamais cessé d'évoluer. Ce qui ne change pas c'est le rapport du visiteur à l'objet (le regardé et le regardeur).
La naissance de la notion de Musée dans la Grèce antique est liée à un épisode tragique : l'effondrement d'une maison lors d'un tremblement de terre, anéantit les participant d'un banquet. Les survivants retrouvent les noms des victimes ensevelies grâce aux souvenirs qu'ils avaient de la position des convives autour de la table. Cette prise de conscience de la mémoire photographique va les amener à la création d'un théâtre d'objets. Dans chaque loge on place un objet ainsi qu'une notice retraçant son histoire ainsi que les liens éventuels avec les autres objets.
En mémorisant la position des objets dans ce théâtre on retrouve l'histoire de chacun et les liens entre eux. La mémoire photographique devient "scénographie mémorielle"
Cette "muséographie mnémotechnique" évolue jusqu'au XVIème siècle en cabinet de curiosité que tout érudit se doit de constituer. La présentation des oeuvres devient support de la mémoire et du savoir reflétant une époque.
A partir du XVIII le musée se démocratise avec son ouverture à un public de plus en plus large.
Ainsi le visiteur se rend dans un musée pour profiter de la beauté des pièces originales qu'il renferme et de la symbolique historique qu'il représente.
Le verre interactif transforme l'objet en interface donnant accès à l'information qu'il renferme. Le lien entre l'objet et le visiteur prend une nouvelle dimension qui est propre au XXIème siècle (observation, sollicitation, information).

2. Valorisation d'un site ou d'un monument architectural.

Le monument se visite de l'intérieur. Donc sa valorisation par la vue 3D temps réel en vue subjective s'adapte parfaitement à la découverte du monument dans ses différents états antérieurs.
En octobre 2005 l'exposition " Imaginare Roma Antiqua " présentait dans le forum Trajan des travaux de restitution d'une grande qualité souvent diminuée par une interface trop compliquée. Cette déception m'a amené vers une réflexion sur l'utilisation d'une simple manette de console de jeux (Playstation).
Son ergonomie est largement diffusée et permet pour un large public de l'utiliser directement sans mode d'emploi. De plus pour un jeune public sa présence déclenche une réaction compulsive qui amène le visiteur à ce saisir de cet objet familier et a jouer. Ce n'est que dans un second temps qu'ils perçoivent la logique de cette installation (ce qui est au bout du fil).Par ce véhicule ludique, le savoir leur est proposé et non imposé. Par une sorte de double jeu, ils jouent ainsi le jeu de l'acquisition du savoir et de celui qui sait.

3. Inventaire informatique des Collections "Gratuit"

Sa création est une réaction à la loi Musée qui demande aux Musées de France de posséder un inventaire informatisé de leur collection en complément de l'inventaire réglementaire papier. Le prix des solutions logicielles qui sont proposées dans le commerce, place les petites structures dans une impasse. D'où la création d'un petit logiciel gratuit mis à leur disposition (Ville d'Hyères, association Hormigas).