Le risques de déchets
électroniques pour le développement durable en Afrique
Le flux de déchets électroniques et électriques en Afrique est considérable et posent une menace pour le peuple et pour l'environnement. L'exportation de ces déchets nécessite une bonne gestion de la part des collecteurs internationaux de déchets. Celle-ci nécessite une cohérence forte entre la responsabilité engagée par les collectivités locales africaines avant l'opération et celle des pays exportateurs de déchets EE. Il faut savoir que tous les opérateurs de développement
durable devront mettre une action mettant en avant au moins un des trois
piliers du développement durable : développement économique,
progrès social et protection de l'environnement. A Ghana, la plupart des ordinateurs d'occasion et d'autres instruments électroniques ont été dans les magasines des importateurs pendant plus de deux ans et devenus donc obsolètes Il faut savoir que le réseau d'action de Bâle (BAN) vise à empêcher la globalisation de la crise chimique toxique et selon un étude de BAN, une grande proportion des équipements exportés est des bouts de matériels sans valeurs, finissent en dépôts d'ordures de tous les jours dans les pays pauvres. L'explosion des TIC ne s'est pas faite sans un coût environnemental direct. D'énormes quantités de déchets technologiques très toxiques - de vieux écrans d'ordinateurs, des claviers, des câbles, sont déversées dans les pays du grand Sud. Le volume des déchets électroniques augmente de 3 à 5% par an, ce qui est presque 3 fois plus rapide que l'augmentation habituelle de la masse des déchets traditionnels. Au niveau des lois et réglementations, il est essentiel et fondamental de renforcer encore et de plus en plus les lois de régulation et de gestion de ces déchets toxiques. A titre d'exemple, la réglementation impose déjà le traitement séparé de certains composants, tels que les piles et accumulateurs. Le tri sera effectué en vue de la valorisation : par exemple, on peut pré-trier du matériel susceptible d'être réutilisé, séparer les appareils à forte teneur métallique des appareils contenant un tube cathodique ou majoritairement composés de plastiques etc... Cependant, le meilleur tri reste celui qui sera préconisé par le prestataire, en fonction de ses propres filières de valorisation. Il n'est cependant pas exclu que les appareils électriques et électroniques soient collectés sélectivement avec d'autres appareils pouvant être valorisés ensemble. La solution parallèle sera sans doute l'obligation des fabricants et producteurs de matériels TIC de déveloper de nouveaux matériels non toxiques. Avant d'exporter vers les pays cibles, il va falloir prendre conscience au traitement controlé et écologique des composants électronique usagés pour récupérer les matériaux de valeur. Il faut que les premières préventions viennent des volontés des pays exportateurs de déchets électroniques, ensuite viennent celles des pays d'accueils en terme de régulation de leur importation de déchets. http://www.arenotech.org
|