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Intelligence territoriale et gouvernance des pôles
de competitivité La concentration économique et géographique
des activités constitue à l'évidence l'une des tendances
fortes de l'économie de la connaissance. Subrepticement mais de manière non moins pressante,
des interrogations se multiplient ainsi aujourd'hui dans de grandes réunions
internationales, que l'on peut résumer caricaturalement de la manière
suivante : quels territoires compétitifs veut-on pour demain ?
Quels scénarios prospectifs retenir à cet égard et
quels horizons d'actions pour les acteurs territoriaux et leurs stratégies
présentes ? Ce n'est en effet nullement la peine d'évoquer
de récentes mesures de soutien au développement économique
si, comme c'est le cas la plupart du temps, l'on ne s'interroge pas vraiment
sur leur environnement local et sur l'apport de celui-ci à la création
et au développement des entreprises qui s'y trouvent - ou pourraient
s'y trouver au travers d'une boîte à outils efficiente de
l'attractivité et du marketing territorial -. - un système d'externalités technologiques localisées, c'est-à-dire un ensemble de facteurs aussi bien matériels qu'immatériels qui génèrent un avantage compétitif aux entreprises. Les pôles de compétitivité doivent être naturellement accompagnées en ce sens. - un " climat cognitif local ", un système de relations économiques et sociales qui contribuent à la constitution du capital social et du capital relationnel d'un espace géographique donné, l'ensemble donc des liens et réseaux qui unissent groupes et personnes à l'échelle d'une collectivité locale. Les programmes de villes de la connaissance évoquées dans ce séminaire traduisent notamment une telle stratégie territoriale du développement du capital social et le climat cognitif qu'il elle peut ainsi développer. - un système local de gouvernance qui rassemble en toute cohérence une collectivité, un ensemble d'acteurs privés et un système d'administrations publiques locales. Ce système, pour être pertinent dans la production d'un véritable écosystème local, doit notamment exercer un véritable monitorage de l'environnement et notamment produire une vision partagée du futur. On a trop souvent cantonné les territoires à un rôle quasi primaire de redistribution. C'est en réalité une toute autre " redistribution " des rôles que les technologies de l'information et de la connaissance mettent en exergue - c'est là la mutation majeure qu'il nous faut analyser au cours de cette séance -, comme le montre par exemple un projet européen s'inscrivant dans le programme INTERREG IIIC " Strategic Intelligence and Innovative Clusters ", dont les partenaires européens sont le Conseil Régional de Lorraine, le Technopôle d'Oslo, l'Agence Régionale de Développement de Murcie, le cabinet ZENITH de Westphalie en Allemagne, le centre de recherche URENIO de Macédoine Centrale et la Mancomunidad du Nord de Ténériffe. Les stratégies développées par les
réseaux territoriaux de l'innovation que nous suivons éclairent
aujourd'hui à nos yeux de manière bien différente
que l'on aurait pu le faire il y a encore un ou deux ans les exigences
nouvelles de l'économie du savoir.
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