Bouchra Boulouiz, présidente du FORCOM

Laura Garcia Vitoria, Présidente d'ARENOTECH

FORCOM 2006 - Rabat, Maroc

Reportage photographique

L'ECONOMIE MEDITERRANEENNE DU SAVOIR :
un nouvel environnement cognitif pour les territoires et les savoirs

PPT de la Conférence, Intervention de Laura Garcia Vitoria

Introduction

Depuis un an, nous avons présenté de nombreuses villes méditerranéennes - d'Alexandrie à Marrakech, de Tunis à Fez... - les axes de développement qui caractérisent l'écosystème économique et technologique méditerranéen.

L'évolution de ce dernier présente en effet un certain nombre de défis que nous aurons à rappeler ici. Serons-nous - nous autres méditerranéens - à la hauteur de ces enjeux ? Saurons-nous réellement mettre de côté un certain nombre d'intérêts immédiats pour développer une fois de plus ce que l'histoire nous a si bien appris à faire, la vision aussi ambitieuse que concrète d'un espace euro-méditerranéen du commerce des savoirs ?

D'autres espaces économiques de la planète ont en effet déjà entamé une telle démarche, en Amérique latine notamment, mais également en Asie au travers de réelles synergies mises en place entre l'Inde et la Chine par exemple.

Pour ce faire, il nous faut notamment et impérativement récupérer la dimension prospective que nous avons si souvent mis en œuvre dans notre histoire des dix derniers millénaires, bien avant d'autres donc.

Il nous faut donc rappeler combien s'avèrent primordiaux pour les collectivités territoriales et les entreprises les programmes de " villes de la connaissance " - nous l'avions longuement expliqué à l'occasion de la journée consacrée ce printemps à " Fez, ville du savoir " -. Des programmes en liaison très étroite, on l'oublie bien trop souvent, avec la genèse de polarités de compétences et de compétitivité, des " réseaux de compétences " selon la formule allemande. Sans de tels programmes, on risque en effet - et nous l'avons observé à de multiples reprises - de recopier des modèles de parcs technologiques datant de quarante ans et qui n'ont évidemment plus aujourd'hui la moindre pertinence dans le cadre d'une économie du savoir qui englobe tous les acteurs de la société.
Il nous faudra donc évoquer également quelques exemples de technologies et de pratiques qui font de notre écosystème économique un véritable écosystème cognitif.

De nouveaux cadres institutionnels et mentaux, on l'aura compris, s'avèrent aujourd'hui indispensables pour accompagner le développement des petites et moyennes entreprises d'une part, pour assurer de nouvelles formes de développement économique territorial d'autre part.

Nos territoires savent parfaitement produire, de par leur histoire même, on l'a dit, des visions amples et généreuses pour leurs populations et donc de tels cadres d'action. Nous nous rendons donc bien compte au fond que les mutations contemporaines et la globalisation économique et sociale qu'elles entraînent et confortent peuvent à cet égard constituer aujourd'hui une réelle opportunité pour le monde méditerranéen, comme le montre bien une anecdote toute récente.

Une personnalité évoquait ainsi récemment à l'occasion de son inauguration une nouvelle exposition de la Bibliothèque Nationale de France en parlant d'exposition consacrée à la mondialisation, lorsque l'un de ses voisins lui en fit remarquer le titre exact : la Méditerranée à l'époque d'Ulysse…C'était il y a deux mille huit cent ans.
Je vous remercie de votre attention.