Resumé de l'allocution d'ouverture au FORCOM
2006 Monsieur le Conseiller, Messieurs les Ministres, L'économie du savoir et de l'expertise est devenue
une réalité que commencent à vivre au quotidien décideurs
économiques et acteurs territoriaux. A titre d'illustration, je citerai volontiers le concept récemment développé de " laboratoire vivant ", une démarche qui rassemble aujourd'hui une vingtaine de villes européennes qui ont fait de la RDI et de l'innovation en général un mot clef de leur développement et qui ont ainsi officiellement lancé Living Labs Europe, un réseau de laboratoires vivants. Notre Réseau a lui-même travaillé depuis plus d'un an sur ce concept sous l'égide de notre directrice scientifique, Madame Laura Garcia Vitoria, présente ici parmi nous. Un laboratoire vivant est un périmètre urbain où entreprises et instituts de recherche testent techniquement et commercialement de nouvelles technologies et de nouveaux services mobiles. Le Premier ministre finlandais, Matti Vanhanen - la Finlande assure actuellement, vous le savez tous, la présidence de l'Union européenne - a ainsi souligné lors du lancement de ce réseau à Helsinki, que " l'un des objectifs de ce réseau est d'attirer des entreprises du monde entier pour participer à l'effort de recherche et d'innovation européen". Living Labs Europe rassemble Barcelone, Matarò et Sant Cugat en Catalogne espagnole, la province catalane, Budapest, Istanbul, Londres, Salzburg (Autriche), Sophia-Antipolis (France), Stuttgart (Allemagne), Tallinn, Turin (Italie), Copenhague, Helsinki, Oslo, la région suédo-danoise d'Oeresund et quatre villes suédoises (Lund, Malmö, Västervik et Stockholm). Je me rendrai personnellement dans les prochaines semaines
dans une grande partie de ces villes, au titre de l'accompagnement qu'y
assure le Réseau européen des Villes Numériques à
de nombreux acteurs territoriaux. Le premier ministre Vanhanen a ajouté à son annonce un commentaire que nous pouvons - et devons - faire nôtre à l'occasion de ces deux journées et qui nous permettent d'introduire le second point dont nous souhaitons faire état ici : " des mesures nouvelles, concrètes - a-t-il dit - sont nécessaires pour faire de la stratégie de Lisbonne une réalité bien vivante et pour rendre l'Europe plus concurrentielle et innovante, tout en prenant en compte les besoins réels des individus ". La stratégie de Lisbonne - qui désigne la vision européenne relative à notre entrée dans l'économie du savoir - nous permet d'évoquer les enjeux majeurs des programmes de " villes de la connaissance " qui se développent aujourd'hui sur tous les continents et qu'analysera dans son intervention Madame Garcia Vitoria -. De Mumbai à Monterrey, de Saragosse à Fez se construit ainsi sous nos yeux l'avenir de nos villes et de nos régions. De telles stratégies relatives aux territoires de la connaissance également - nous terminerons notre intervention sur ce point - se retrouvent bien évidemment largement dans la nouvelle politique de voisinage de l'Union européenne déclinée à l'échelle du monde méditerranéen. Des moyens matériels existent ainsi pour que dès 2007 le Maroc et l'Europe puissent participer ensemble à une construction réaliste et concrète d'une société de l'expertise et de l'excellence. Le moment est donc bel et bien venu pour que, de part et d'autre de notre Méditerranée, nous puissions ouvrir la grande boîte à outils de la gestion de nos identités, condition indispensable à un territoire - faut-il le rappeler ici, à Rabat - pour développer de nouveaux processus d'innovation économique et sociétale, de nouveaux cadres de pensée et par là même des synergies qui pourront faire à l'horizon 2020 des villes marocaines des bâtisseuses du grand ensemble euro-méditerranéen ouvert sur le monde que notre Réseau appelle de ses vœux. C'est dans cette optique que nous travaillons actuellement
à la création d'une délégation du RVN au Maroc,
une création que je suis particulièrement heureux d'annoncer
ici même. |