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Villes numériques : villes de la connaissance Directión
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Villes
et globalité
Victor Sandoval
Ce chapitre étudie la face devant le problème de la globalisation et des nouvelles formes de socété. La technologie de l'information excerce une influence, de fois déterminante, sur des nombreux aspects de la vie urbaine. Par exemple, elle permet la création de ce qu l'on appel l'immeuble intélligent, c'est-à-dire un bâtiment possèdant des réseaux à la fois basés sur l'électronique et interconnectés (cf Actes du 5ème Symposium on Premise Wiring and Lan, Mer Rouge, Eilata/petra, 12-18 mai 1996), les téléports pour les télécommunications, etc. Nous adorderons seulement une approche générale, et plus particulièrement centrée sur l'évolution du cepncpt de ville, puis l'influence directe de la Ti dans la création et récréation de nouvelles communautés et quelques conséquences que l'on peut envisager dès maintenant.
1 Technologie et concept de villes.
Le térritoire affirme P. Veltz est un quelque chose de vivant (VEL, 96). Il participe, donc, activement de l'activité de production et réproduction des hommes. Cette affirmation trouve un prolongement naturel : la ville peut être considérée comme une forme consommation de l'espace, née dès lors que les populations humaines se sédentarisent. La ville, faisant partie du patrimoine culturel (cf chapitre sur la Méd), témoingne du passé. La ville subit ainsi des évolutions et prend des formes très diverses selon les environnements naturels dans lesquels elle s'insère. La ville ne sera donc pas à l'écart des grandes mutations qui s'opérent à l'échelle des comportemnts économiques et sociaux. Il faut donc la regarder dans la perspective de sociétés et des économies globales.
L'implémentation et utilisation des technologies de l'information jouent un rôle fondamental dans la globalisation des activités humaines et, en premier lieu, des activités économiques. Premièrement, la mise en place des réseaux informatiques et télématiques, à diverses échelles, crée l'infrastructure de base qui va permettre l'impémentation, diffusion et utilisation de services informatiques et télématiques visant pratiquement un très large éventail d'activités humaines. Deuxièmement, l'offre de services tels que le courrier électronique, l'accèss aux BDs centalisées, le transfert d'information ou le commerce électronique permet aux utilisateurs (entreprises, administrations, centres de recherche ou personnes) de s'affranchir des dimensions espace et temps. Les activités économiques (commerce, industrie manufacturière, recherche/ développement, etc.) sont parmi les premières à faire une large utilisation de ces nouveaux services.
Les technologies de l'information. seront le vecteur clé qui permettra aux activités financières d'aller vers la globalisation (2), en franchissant la frontière physique (l'espace) et temporelle. Ainsi les capitaux se répandent rapidement et font le tour du monde presque instantanment. Les Etats Unis, le Mexique et autres pays ont dû expériementer ce phénomène sous des formes diverses. Par exemple, les fonds mutuels de pays en développement, qui pompent la valeur de bourses autour du monde, à la moindre hésitation sur le futur, se retirent instantanément, ce qui entraîne une diminution dramatique du capital disponible avec des conséquences imprévisibles. Dans ces conditions la volatilité est à l'ordre du jour.
Cette globalisation financière s'accompagne de la globalisation de l'économie qui, elle, s'appui sur un marché global. Ici global doit être considéré dans sa totalité, dans son ensemble, pris en block, par opposition au partiel (diccionnaire Larousse). On asiste à des mouvements dans plusieurs directions; L'industrie, par exemple, délocalise vers les régions d'un même pays ou vers des pays ou des contrés où les coûts sont plus bas. Les services financiers, en revanche, se centralisent dans les grands centres urbains mais ils circulent globalement, par délà les frontières. L'importance acquise par ce phénomène qui rémodèle des espaces urbains de grandes villes financières du monde a donnée lieu à des analyses qu'on pourrait qualifier d'unique dimension de la globalité (voir (SAS, 94)).
Mais cette l'activité n'est pas la seule qui assume cette caractéristique. On peut citer le cas des échanges commerciaux qui trouvent une nouvelle codification dans l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce) qui remplace le GATT. On a aussi l'industrie manufacturière. Il existe à ce sujet une intérésante recherche proposée par l'IMS et appuyée par l'UE et les Etats Unis et le Canada, appelée Globman (Global Manufacturing) qui montre comment l'industrie manufacturière devient globale (plus des détails dans le chapitre sur l'entreprise). D'autres fonctions économiques se décentralisent avec la population : il existait des firmes opérant globalement, et que le commerce était significatif, mais il manqué l'attribut de la spontanéité, du temps réel, de l'éffacement du temps et de l'espace. Il est au délà de la corporation transnationale opérant dans plusieurs pays, au délà de l'usine globale faisant de composants dans différents pays. C'est plutôt la situation dans laquelle les individus et les firmes autour du monde sont liés par le commerce suivant n'importe quel modèle que leur permet des avantages dans la production et la distribution afin de répondre au marché et à ses niches spécialisés en croissance rapide.
C'est dans ce contexte qu'il faut situer le problème de l'urbanisme et de la ville, en particulier. L'urbanisation se développe avec la révolution industrielle quand les usines entrainent la croissance de concentrations ouvrières. Les villes grandisent alors comme centres de production de l'industrie et comme centres de consommation et entretien de la force de travail. Ce processus s'accentue avec le développement des services qui entraînent l'apparition des couches moyennes qui vient grossir les villes. Il se produit un dépérissement des campagnes. Dans les pays les plus anciennement industrialisés, comme l'Angleterre ou les Etats Unis, la population rurale était en dessous de 7% déjà dans les années 1960. Aux Etats Unis actuellement elle represente moins de 3 % de la population totale. Cette tendance lourde affecte tous les pays industrialisés et se manifeste maintenant à l'échelle globale comme le démontre la conférénce HabitatII (Istambul, Juin, 1996) : plus de la moitié de la population mondiale (soit plus de 3 milliards d'êtres humans) vivront dans les villes au début du 21ème siècle.
Mais le modèle urbain lui-même a subit des changements importants depuis les années 1960. Et sans doute il subira encore des adaptations avec la domination des industries de l'information à l'échelle des nations les plus avancées et de la planète.
Un premier problème pour changer le modèle urbain est de changer les préférences sociales motivées par la croissance du revenu et la technologie de l'information. L'utilisation de la voiture a conduit et conduit encore des nouvelles villes, surtout les grandes villes des pays nouvellement industrialisés (voir Sudeste asiatique), à une occupation continue de l'espace, créant des problèmes d'accesibilité dans les régions urbaines. Face a cela, il se produit un mouvement qui transforme les régions monocentriques en régions policentriques. Aux Etats Unis, par exemple, la majorité de emplois ne sont pas localisés dans les centres mais ils sont éparpillés dans les espaces qui se créent entre ces centres. Les Etats Unis tendent à vivre certains de ces changements plus tôt que d'autres pays; ils ont moins de contraintes sur le marché urbain de la terre et l'utilisation de la voiture. Ce phénomèe atteitn aussi des villes anciennes comme Tokyo où il se produit une répolarisation de la ville autour de quartier comme Marounouchi, Shinjuku, Kanagawa, etc.
Afin de mieux cerner le coccept de cette globalité de la ville, il est intéréssant de faire appel à un certain nombre de concepts qui sont souvent utilisés par les analystes de l'urbanisme. Les paragraphes suivants font état de certains de ces concepts.
L'idée de "ville régionale".
Explorations Into Urban Structe '63, par Mel Webber et un groupe d'universitaires américains est l'une de toute première, remarquable et claire explication, de l'idée qui emerge un nouveau mode de peuplement humain. L'idée est que la croissance de la richesse et des nouveaux moyens de transports et la technologie de la communication, en particulier, conduit aux changements dramatiques dans les pratiques sociales et économiques dans la ville région, et à une relation très différente entre les individus et la ville de ce que fut au 19ème et au début du 20ème siècle (The Urban Place and The Non-Place Urban Realm, par Webber). Certains de ces pratiques ont lieu dans des lieux urbans dispersés et autres ne sont pas basés sur aucun lieu précis.
L'idée de la région urbaine faisait son chemin. La région metropolitaine marque une réorganisation de la vie sociale et économique : représente une nouvelle forme de civilisation, avec ses propres possibilités et problèmes. Une nouvelle forme de peuplement humain se fait jour comme résultat du niveau de développement, considéré généralement comme le standard de vie, obtenu par un pays donné. C'est, par exemple, le cas des certaines régions aux Etats Unis. Ce peuplement centralise alors l'investissement d'infrastructure, avec une mobilité et une flexibilité croissantes qui résultent de la localisation des industries dans les banlieus. Il se centralise dans la différentiation de qualifications, les changemnts dans le loisir se poursuivent,
Tout cela change la nature de l'environnement construit et les relations des individus envers celui-ci. De nouveaux concepts sont alors nécesaires pour le saisir. L'amélioration des transports et des communications a créée des nouvelles conditions qui contrédissent les théroies hiérarchisées de l'espace urbain centralisé autour d'un centre et avec une périphèrie. La frontière entre espace urbain et non-urbain tend à s'estomper. Avec l'amélioration des communications et des transports, avec les trends d'industrialisation couvrant toutes les activités y compris l'agriculture, avec l'impact de l'éducation et de la culture de masse, nous entrons dans une société urbaine et les citoyens deviennent membres de celle-ci.
L'idée de "ville information". ( informationnée, selon nous).
Il existe plusieurs similarités dans les arguments de Manuel Castells dans The Informational City '89 et le travaux de David Harvey. Ces deux auteurs croient que les sociétés occidentales sont entrés dans une nouvelle ère de la production qui change profondeent la ville et sa région. Si Harvey fait de la nouvelle technologie de l'information et de la communication le responsable de l'éffacement de la dimension "espace/temps", Castells se centre sur l'impact sur les décisions de localisation et les relations développées dans les moyens de production dans les entreprises du secteur de services et industrielles, basées sur l'information.
Lorsque la nouvelle technologie de traitement et de communication de l'information est développé cela devient possible, et même nécessaire, pour les entreprises d'agir dans un aire géographqiue élargi dépassant constanment les frontières nationales. Paralèllement, cela met les entreprises dans une situation de compétition aiguisée avec les autres qui opérent à une échelle simailaire dans des térriroires de plus en plus larges pour compétir. Elles ont besoin de situations de travail flexible qui maximise leur capacité à adopter des nouvelles procédures et elles sont donc besoin des travailleurs flexibles, capables de participer dans une invention de nouveaux produits et, particulièrment, de nouveaux processus de production.
En même temps, les entreprises doivent réduire les coûts de production en termes de salaires. Lorsqu'il existe une main d'oeuvre meillieure marché, ou de bases plus efficaces peuvent être fondés ailleurs, les entreprises doivent être capables d'aller très rapidement dans cette direction. Cela fait partie, du phénomèe actuel connu comme la réactivité des entreprises (des détails sur celui-ci sont données dans Concurrency Enterprise Theory (SAN,96)). Comme elles agissent dans un aire géographique de plus en plus vaste, elles ont des alternatives de localisation à choisir. Seulement une chose les contraint : elles doivent être capables de se connecter au réseau global d'information que l'on peut appeler "espace de flux". Se servant de la disponibilité de main d'oeuvre bon marché avec une qualification d'information potentielle, la connexion à l'espace de flux est une contrainte clé de localisation pour une entreprise et elle déborde de manière croissante la dépendance de l"espace de lieu", c'est-à-dire une ville, village ou pays particulier. Dans la dernière section, nous verons certains aspects de cette relation entre ville nouvelle et l'espace de flux". Tout cela met les gouvernements locaux devant une limite de lieu qui peut les desavantager dans ses relations avec les entreprises du secteur industrielle et de services, basées sur l'information. Les gouvernements auraient alors besoin des entreprises plus que les entreprises des gouvernements.
Certes toutes les personnes ne traivaillent pas pour un secteur d'information ou une entreprise industrielle. Afin de compétir avec les produits importés à bas prix de pays NI, les entreprise sont obligées de s'engager dans une course à la chasse aux coûts qui doivent devenir comparables à ceux pratiqués par leurs concurrents d'outremer. Plusieurs de ces méthodes fleurissent au début de l'ère industrielle moderne des économies, aujourd'hui, avancées. Les emplois dans le secteur informel sont temporaires (même si pas toujours mal payés), en raison de la nature ménaçante des industries concernées et parceque les entreprise sont constanment au fil de la légalité et sous la ménace de fermeture. De telles entreprises peuvent même se localiser près de centres urbains en raison du besoin de liens serrés avec une variété de clients, services, travailleurs, etc. Incapables de compétier avec les industries de loisir dans les vieux centres à succès, ces entreprises tendent à aller aux centres de villes qui ne sont pas encore occupés par les entreprises d'information.
La prémise de base de Castells est que les entreprise afin de rester compétitives sont obligés de rédessiner leur produits et, surtout, leurs processus de production. Cela amene à une dépendance croissante des entreprises du secteur de services et des entreprises industrielles de l'information. Les travailleurs d'information sont necéssaires afin d'avoir une relation rapidement différente avec les moyens de production afin de créer des innovations dans le produit et les procèdures. Selon Castells, elles représentent une nouvelle classe, représenant un peu moins de la moitié de la population (à comparer avec les résultats donnés dans les parties 1 et 2) et elles ont des besoins rapidement différents et des expectatives sur leurs relations à travailler l'environnement et leur environnement urbain large aussi. En d'autres termes cela a un impact profond sur le caractère de l'environnement urbain et, plus important encore, sur la manière comment il est géré. Certains des idées de Castells sur ce processus de gestion se recoupent avec les idées des modèles "reflexifs" de l'organisation social attribués à Giddens et Beck.
Il existe plusieurs autres idées qui se développent autour du développement de la TI et son impact sur la ville région. Voci une liste non exhaustive :
- les media deviennent une caractéristique importante du "public realm" des villes régions;
- il se produit une ère de collapse du espace/temps avec des conséquences profondes pour les processus de globalisation aussi bien en termes de capacité des institutions à opérer à l'échelle globale qu'en termes d'impact sur les valeurs culturelles (ce point sera repris dans le chapitre sur le citoye,);
- les media ont créé le besoin de nouveaux types d'institutions qui n'existaient pas auparavant, certains héritant des institutions formelles de l'ère ancienne.
Lidée de la "ville globale ou mondiale".
Le concept fondamental ici est qu'une nouvelle classe de système productif, global par son caractère, emerge. Quelque par entre 1970 et 1980 cela est arrivé : le passage d'une forme ineternationale vers une forme globale d'économie (Amin and Thrift, 1992). Certains villes se trouvent alors aux postes de commande de ce processus de nouveau type de système économique. En effet, elles peuvent être considérées comme une manifestation socio-espaciale de celui-ci.
L'un des thèmes des travaux de Saskia Sassen, par exemple dans The Global City (1991), est le fait que la caractéristique majeure de ce nouveau système est que la relation entre les secteurs financier et industriel a changé, le secteur financier devenant le parténaire dominant. C'est donc à travers les secteur de services financiers du monde que les villes trouvent ses fonctions les plus contraignantes. Cela contraste avec la période précédente lorsque l'industrie était le partenaire dominant et alors la ville se développait autour des besoins de l'industrie. Pour comprendre comment le secteur financier affecte les autres caractéristiques de ville, il faut considérer ce secteur comme un producteur qui génére un réseaux complexes de producteurs et souscontractants reliés, plusieurs d'entre eux necéssitant un contact face à face et son la base de nouveaux emplois dans les villes.
L'idée de "villes mondiales" vient du livre du même nom de Peter Hall (1966). John Friedmann dans son article World City Formation '82 avec Wolff G et The World Cities Hypothesis '86, cependant, est considéré comme le créateur du terme. Il définit la fonction de la Ville Mondiale comme
- des villes qui articulent les économies régionales, nationales et internationales à l'économie globale. Elles servent comme noeuds organisateurs du système de l'économie globale.
- il existe un espace d'accumulation du capital global mais il est plus petit que le monde entier. Les régions majeurs du monde et leurs populations sont, actuellement, virtuellement exclue de cet espace, vivant dans une économie de subsistance permanente
- les villes mondiales forment des espaces très urbanisées avec une interaction économique et social très intense. Elles sont aussi des villes régionales.
- les villes mondiales peuvent se ranger hiérarchiquement selon la puissance économique qu'elles commandent. Ces villes permettent l'articulation des économies locales, nationales et internationales à l'accumulation globale du système capitaliste. La capacité des ces villes à attirer l'investissement global déterminent en dernier ressort, son rang dans le ranking de villes mondiales. Mais leur comportement pour absorber les chocks des innovations technologiques et les changements politiques sont variables. Les villes peuvent avancer dans leur rang de ville mondiale, peuvent sortir de ce rang ou même revenir à ce rang.
- le strate de la ville mondiale de contrôle constitue une classe sociale appellé "classe capitaliste transnationale". Ses intérêts sont le fonctionnement soupple du système d'accumulation globale : sa culture est cosmopolite, et son idéologie est consumeriste; sa présence donne lieu à des conflits entre elle et les classes de sousestrates qui ont des intérêts définis plus localement et dont la croissance est bloquée par la classe transnationale. Cette même idée se retrouve dans (COM, 93) qui établit une hièrarchie mondiale en fonction de langues parlées par les managers.
Le concept de ville globale ou mondiale peut être utilisée dans deux sens: soit comme classe de villes soit comme caractéristiques de villes.
La ville de la "consommation organisée".
la ville est aussi considérée comme un centre de consommation organisée dans la définition de Sharon Zukin (Landscapes of Power 1992), avant elle était un centre de prodution organisée. Le mot organisé se réfère ici à l'intention des gouvernements et du secteur privé de ranger ces zones et les publiciter aux touristes régionaux, nationaux ou internationaux. Une caractéristique importante de ce rangement est de conserver et ajouter au caractéristiques 19ème siècle des ces zones. Les bâtiments et les rues deviennent des produits de consommation. Des domaines deviennent un emporia vendant de produits aux riches venant de l'extérieur et restreignant l'accès au cntre aux gens locaux. Diffférence entre les cenre villes et les zones de parques en déhors de la ville, Disneylmand étant le cas typique.
L'idée de l"accumulation flexible", de la "haute modernité" et de la "modernité reflexive".
Les sociétés ocidentales entrent dans une période de transformation pendant les treinte dernières années peut-être sans en avoir conscience de ce qui est en train de se produire explicitement. Dans The Condition of Post Modernity '89, David Harvey centre sur les moyes d'organiser la production dan la première phase de la Modernity en occident, assimilé au fordisme, et la manière comment il affecte toutes les formes de la vie sociale. Ces modes d'organisation tombent en désuètude et les crises pétrolières des années 1970 ne font que le mettre en évidence. Une nouvelle forme de production emerge à leur place ce qui l'auteur appel l'accumulation flexible. Ce mode de production a, actuellement, envahi toutes les sphères de la vie sociale et culturelle en occident, créant ainsi de fortes différences dans la pratique sociale et économique des villes. Mais Harvey spécule sur les changements des valeurs et pratiques culturelles qu'il voit comme le résultat du changemnt dans les moyens de production. La populaire expresion de la post-modernité de Harvey se réfère à la culture contemparéenne ayant déjà atteint un point de non retour. C'est exactement ce qui pensent Anthony Giddens et Ulrich Beck.
Ulrich Beck dans The Risk Society: Towards a New Modernitv, (publié en anglais en 1992) et Anthony Giddens dans certains livres y compris The Consequences of modernity '90, arrivent aux conclusions semblables mais pour des raisons diférentes. Le point central n'est pas le mode de production comme générateur de changement mais plutôt le collapse général des institutions de la première phase de la modernité et les processus de les déconstruire (ou détruire) en réconstruisant des nouvelles (nous reviendrons sur certains points dans le chapitre citoyen). De tout cela, l'émergence de la démocratie participative et les partis uniques de résultats sont essentiels pour Beck.
Pour ces deux auteurs, les nouvelles formes d'organisation social se caractérisent par leur capacité à promouvoir la "réflexivité" sociale. Elles sont de mécanismes à travers lesquels un groupe social donné et une société peuvent s'auto réflechir sur des actions appropriées et sur des conséquences des actions passsées. Elles formulent une forme plus sophistiquée de rationalité que celle qui prévaut dans la premièe phase de la modernité qui dépend des vues de théoriciens et professionnels de plusieurs formes de rationnalité privilégiée. Pour Giddens ces nouvelles formes de pratique sociale sont caractéristiques de l'ère de la haute modernité. Pour Beck elles sont la voie pour la nouvelle ère de la modernité reflexive.
La théorie de la strucuration ("Structuration Theory" de Giddens) commence par l'hypothèse, contrairement aux modèles déterministes de la condition humaine, que les gens ont la capacité plus ou mois développée pour une réflexion informée sur leur circonstances de cette reflexion. Ils ne sont pas libres de choisir les circonstances dans les quelles ils se trouvent eux-mêmes, ou l'éventail d'options qui s'ouvre devant eux. Pour réaliser leurs décisions, les gens ont des pouvoirs differents selon les ressources et/ou le contrôle existant sur les autres. Comprendre comment ces différents types de pouvoir, en incluant le pouvoir symbolique, sont utilisés dans les divers établissement sociaux est un autre problème important de ce type de théorie.
Ainsi, de ce point de vue, le processus construire, déconstruire et participer dans les institutions formelles et informelles est l'une de caractéristiques les plus cruciales à étudier si l'on souhaite comprendre un phénomène social particulier. Il n'y a pas de raison pourque l'on ne trouve pas de différences entre les modèles social et économique d'organisation d'un phénomèe apparenment similaire à un autre.
Un thème central est celui des villes régions globales, qui emergent avec leur propre niveau de structures de décision formelles et informelles et de pouvoir différentiés.
Il existe une autre dimension du collapse de la modernité en occident : c'est la faillite à traiter l'épuisemnt des ressources et la pollution. Les institutions en occident sont générés pour gérer la production et la distribution des biens matériels. Il n'y a pas de concept pour traiter la production et la distribution de "réjets". Certes le monde des officiels de la politique et des institutions essaie de trouver des solutions à ces problèmes sans y parvenir; c'est alors que la société est en train de générer de réponses adéquates à travers des solutions poncutelles et des organisations de base. Pour Beck, c'est à partir de l'effort de ces groupes que les nouvelles politiques et institutions vont surgir.
2 Internet, nouvelles communautés et villes.
Cette section aborde un exemple plus précis sur les conséquences de la TI sur les villes. Les idées principales sont inspirées d'un projet présenté par l'auteur à l'ONU dans le cadre de la préparation de la Habitat II, appelé, GlobalCity, dans le but de mettre la technologie de l'informaiton au service de la solution de problèmes dans les villes, quelque soit leur position géographique, leur état de développement, leur langue ou culture. L'idée consiste à se servir de l'Internet. Le lecteur intéréssé pourra trouver hébergé, à l'adresse Internet du Département du Logement des Etats Unis, un serveur Web de l'UN-CHS (ONU) dont certains aspects recoupent notre idée originale, en particulier, ceux correspondant aux "best practices" (les meillieures pratiques de développement urbain souténable qui pourrait servir d'inspiration aux villes ou pays qui le souhaitent).
Il existe actuellement dans le monde beaucoup d'applications basées sur la technologie Internet cocncernant les villes, en espécial en Amérique, en Europe et au Japon. Pour le montrer, les trois applications suivantes sont données, à titre d'exemple :
1) certaines applications son simplement des réseaux d'échange de news (participation au forums ou envoi de certains types de messages). Come exemple de ceci on peut signaler NYC.GENERAL (New York City), l'une des expériences actuelles les plus concrêtes;
2) d'autres applications sont conçues comme un clone d'une ville. Comme exemple de ceci on peut signaler DDS (Der Digital Stad) qui représente Amsterdam et anticipe la future DDNL (Der Digital Neederlands);
3) d'autres applications sont conçues comme une simple simulation des activités d'une ville. Dans ce cas, on peut signaler Netropolis fournit par DASH (Denver Area Super Highway), une zone d'information expérimentale (une métaphore de loisirs et du shopping de l'avenir). Comme Netropolis "simule" une ville, elle a ses propres distrits et peut conduire un utilisateur vers plusieurs autres. On peut aller du centre ville ou du quartier d'affaires vers les galléries d'art ou le NetroMall qui offre les mêmes services que la ville réelle. Mais il faut savoir que les choses grandissent et changent constanment, et garder donc à l'esprit qu'il faut contrôler, par exemple, les nouvelles additions dans les différentes places offertes (Indian Nations. Les nouvelles, la météo, l'éducation ou les jeux) à partir des meillieurs de la ville ou d'autres sources sont parmi les facilités électroniques.
Mais la question se pose naturellement, comment aller au délà des expériences ponctuelles afin de pouvoir exploiter plus largement les possibilités offertes par l'Internet. Cette question est très liée à la dissemination de la technologie. De ce point de vue, Internet doit être considéré comme un outil puissant pour la dissemination de la technologie. La dissemination de la technologie peut avoir plusieurs interprétations : l'une d'entre elles concerne, par exemple, la technnologie elle-même; une autre concerne la dissemination d'autres technologies en se servant de l'Internet comme véhicle de cette dissémination.
En général, comme point essentiel, nous supposons que plus des gens connaissent sur cela, mieux sera pour le futur de ces gens. C'est une question essentielle d'humanisme technologique. Or l'Internet apparaît comme outil idéal pour attendre un tel objetif. L'Internet est, probablement, un grand inconnu pour la plupart de gens de par le monde, en particulier en déhors du domaine de la recherche dans les pays du tiers monde, peut-être même les gens qui en auraient les plus besoins pour se servir de la technologie de l'information. Il se pose ici une double question : d'une part, on peut atteindre le maximum de gens en se servant de l'Internet, ce qui est possible grâce à la nature du réseau de réseaux; d'autre part, ce qu'il faudrait faire afin d'inciter les gens à prendre connaissance de cet outil et se servir. Quelque soit la réponse à ces questions, il faut faire en sorte de ralier le maximum de personnes à ces technologies en croissance explosive.
Comme nous l'avons signalé, principalement, dans les chapitres de la première et deuxième partie, nous entrons dans une nouvelle ère du développemnt humain, fondée sur les infrastructures de l'information. Mais cela ne fait que la moitié du chemin; l'autre moitié est formée par l'importance croissante de la conniassance. Les villes font face à de très nombreux problèmes et dans chaque ville il existe des expériences de solution ou non solution de ces problèmes. Cela fait partie du patrimoine de connaissances de la ville. Or les villes des pays développés disposent de grands moyens informatiques et d'une très grande richesse de données qu'elles pourraient mettre à la disposition des autres villes du monde grâce à la technologie de l'information. Il n'y a pas de coût de production à supporter : elle est déjà produite, elle est stockée dans des bases de données. Le seule coût à supporter est celui de l'ouverture du réseau. Mais cela dépend plus de la volonté politique que d'un quelconque budget municipal. ...
Est-ce possible cela? Oui, c'est possible, ce n'est pas du rève. Un exemple pour le confirmer : le serveur Web de l'Association pour le Progrès de l'Homme dont le siège se trouve à Paris. Il s'agit d'une association à but non lucratif qui met à disposition de milliers de villes dans le monde un stock d'information sur divers sujets qu'elles pourront utiliser pour se servir ou pour s'inspirer afin de trouver des solutions à leurs problèmes.
Les nouvelles communautés émergeant des villes.
On sait que l'Internet permet de développer divers types de communautés selon leurs propres intérêts. Les villes qu'utilsent Internet ne sont pas une exception à cette règle. Mais il faut souligner que dans une ville le mot même de "communauté" a une signification propre. Pour mieux comprendre ceci, voici l'expérience du vecu par les utilisateurs Internet de la ville de New York.
La notion de communauté est interprétée au sens traditionnel comme un collectif de personnes ayant des caractéristiques communes et résidant dans un lieu déterminé (espace physique).
Grâce au développemnt de la technologie, le concept de communauté entre dans une étape de son évolution. Les gens sont, en effet, en train se communiquer entre eux à la fois localement et globalement dans des Forums de discussions publics telles que les groupes de News (Usenet) ainsi que grâce à une liste de courrier électronique et au courrier électronqieu privé. Selon Michael Hauben (Computer Mediation Magazine/Vol2, n° 5/May 1, 1995), les réseaux de relations entre plusieurs personnes se forment rapidement, changent leurs objetifs, se dispersent et forment à nouveau d'autres groupes pour des nouvelles collaborations. Il existe donc à la fois une plus grande volatilité et une plus grande flexibilité pour former des communautés d'intérêt entre personnes diverses. La fluidité de telle dynamique de groupes conduit à une percée de la création d'idées nouvelles. Les groupes peuvent discuter une idée centrale ou l'élargir et la reformuler pour l'ajuster aux nouvelles idées qui résultent du processus.
La structure technologique est une garantie pour l'existence de ces communautés. Internet, combinaison de réseaux plus petits, fournit la glue qui connecte ces réseaux dans un ensemble. IBM parle à ce sujet de résotique et fait de cela son nouveau cheval de bataille dans le monde de l'informatique (voir conférence IBM-Lotus au CNIT, juin, 1996, Paris). L'on peut envoyer un courrier de sa propre ville à quelqu'un qui se trouve sur un autre réseau ou à plusieurs personnes se trouvant tous sur des réseaux différents par l'intermédiaire de son propre réseau local. Le réseau de communications globales consiste de réseaux plus petits d'ordinateurs (et de personnes qui sont derrière) connectés entre eux (pour les réseaux voir partir 3 chapitre 2).
Dans ces nouvelles formes de technologie de communications, la distinction entre un étranger et un ami devient difficile. Les étrangers ne le sont pas pratiquement du moment qu'ils sont des gens qui ont les resources pour se connecter au réseau. Dans ces conditions des exemples montrent des gens qui ont avant tout des intérêts communs et seulement secondairement un localisation; ils sont ainsi disponibles pour être utiles aux autres qui ont le même intérêt : la notion classique de ville centrée sur un térritoire disparaît au profit de cette nouvelle notion de communauté. Cela ne veut pas dire que la ville ne puisse pas être un point d'intérêt commun entre personnes d'une communauté, c'est-à-dire devenir un objet de communauté. Mais la communauté ne sera pas définie par un endroit physique commun mais par un intérêt commun.
Les personnes se sentent appartenir à une communauté, et elles dovient devenir participer à la discussion sinon ce qui est en discussion sera moins utile et la communauté peut alors se desintégrer. Selon M. Hauber, NYC General favorise la convivialité à New York et fournit un forum aux gens différents qui se retrouvent sur le même terrain. Les communautés en ligne aident à enrichir la communauté locale et les relations dans cette communauté plutôt que annuler cette capacité. Le réseau Compuserve (réseau qui permet des aller-retour sur Internet) montre aussi des expéreinces très riches de commuanutés, par exemple, dans des pays avec des difficultés éthniques comme la Belgique.
Partant de ce constat, il est souhaitable qu'il se produisse une exploitation accrue des possibilités de l'Internet. Mais pour cela, il faut aussi aider à créer les conditions pour démarrer et que chacun puisse y trouver son bénéfice. L'une de ces conditions est l'accessibilité universelle aux réseaux pour toute communauté de tout pays quelqu'il soit. Cela suppose un engagement des pays avancés afin que les autres pays puissent profiter de cette technologie. C'est l'une des voies d'acès aux progrès des pays en développement (voir chapitre BBB). Ensuite, il faut établir un certain nombre de priorités sur le contenu de la communication qui pourraient prendre la forme d'un accord dans le cadre d'un partenariat global. On retrouve ici le concept de réflexivité de Giddens.
Le processu de partage de l'expérience.
suivant les raissonnements précédents, il est possible d'avancer sur le voie de dégager un contenu pour faire une démonstration de comment les pays peuvent bénéficier en utilisant la technologie. A présent, chaque ville peut atteindre cette possibilité si elle dispose d'une implémentation minimale de technologie pour faire ceci. C'est là une première approche. Plus intéréssant encore, c'est l'enrichissement de cette approche avec un véritable partage d'expériences et de connaissances avec des gens concernés dans des aires de plus en plus vaste. Le partage de l'expérience devient alors une étape très importante dans la dissémination à la fois de la technologie et des expériences et connaissances entre les villes partenaires. Pourquoi, par exemple, les villes jumélées ne pourraient pas se servir d'Internet dans leurs relations ?
Prenons deux exemples : l'un thoérique et l'autre pratique. Le théorique : il existe la croyance, bon ou mal grè, qu'il faut laisser aux seules forces du marché le soin de décider de la dissémination de la technologie. C'est une conception à court à vue, pour la simple raison que l'essence même de systèmes basés sur des TI est le partage de l'information et de la connaissance (cf Masuda). Pourque les gens soient plus productifs, il leur faut, donc, avoir la TI : c'est de l'intérêt des entreprises et il est aujourd'hui bien connu que pour commencer les grandes entreprises se doivent de mettre en place des systèmes de partage de connaissance (on appel cela capitalisation de connaissances) si elles ne veulent pas périr. Donc toutes les routes conduissent au même endroit.
Cas pratique. L'associaition mondiale Metropolis a réalisée une étude très intérésant sur l'automobile dans la ville (voir actes de la présentation de résultats, DREIF, Novembre, 1995, Paris). L'étude a durée quelques années et elle est très complète. Seulement la même chose, et peut être beaucoup plus riche, aurait pu se faire par Internet. Pourquoi? Parceque toutes les villes enquêtées ont ou peuvent avoir une connection à l'Internet. Nous estimons que le temps de l'étude serait de quelques mois au plus et les coût financiers divisés par un facteur très important, avec en prime une expérience grandeur nature pour vivre déjà dans la SGI!
Certains pensent que les villes remplaceront les Etats-nations au 21ème siècle comme centres de production, de consommation et pouvoir; en revanche, d'autres pensent que les campagnes se répeupleront. Quelque soit le cas de figure, une chose apparaît plus claire actuellement : rien de tout cela ne sera plus possible sans investissements, implémentaiton, dissémination et maniement de la TI. La ville ou la campagne du 21ème siècle dépendra lourdement des telecommunications, des ordinateurs, des logiciels, de l'électronique, des médias, etc.
D'autres pensent encore que les villes deviendront plus intélligentes dans le sens de l'utilisation de devises électroniques partout. Il ne reste pas moins cette question : Est-ce est cela réservé seulement au monde développé (à New York, Paris, Londres ou Tokyo) ? Comment les mégapolis du Sud pourraient-t-elles bénéficier aussi de cela? Si Le Caire ne deviendra pas Paris grâce à l'Internet, il est néanmoins possible d'affirmer que toute bonne expérience de développement souténable d'une ville quelqu'elle soit pourrait servir au Caire et cette ville ne devrait pas attteindre la prochaine Conférence Habitat III, dans 20 ans, pour le savoir : grâce à l'Internet elle peut le savoir dès maintenant. C'est cela une valeur ajoutée qui n'a pas de prix!
La ville va donc passer de la ville régionale à la ville information et de là à la ville globale ou mondiale. La ville informationnée offre, donc, un terrain favorable pour l'acumulation flexible et des nouvelles formes de consommation organisé. Finalement dans cette évolution, l'entrée fracassante de la TI la plus avancée montre un nouvel enricchissiment de la ville. Les conditions sont ainsi posées pourque la ville participe de plus de la globalité. Dans le chapitre suivant nous aurons l'occasion de voir le comportemnt d'un actuer central de cette transformation : le lieu où les hommes créent les richesses, l'entreprise. Nous aborderons la question principale du nouveau paradigme d'entreprise.