Le Réseau européen des Villes
Numériques, un carrefour de l'innovation L'économie du savoir et de l'expertise est devenue une réalité que commencent à vivre au quotidien décideurs économiques et acteurs territoriaux. C'est en grande partie pour cela que nous nous retrouvons ici. Nos vieilles démarches ont ainsi en effet définitivement vécu, avec ses clubs à l'ancienne et ses associations vouées à ne plus produire d'autres analyses que celles relevant de rhétoriques traditionnelles, avec ses acteurs et ses pratiques d'un autre temps. A titre d'illustration, je citerai volontiers le concept récemment développé de " laboratoire vivant ", une démarche qui rassemble aujourd'hui une vingtaine de villes européennes qui ont fait de la RDI et de l'innovation en général un mot clef de leur développement et qui ont ainsi officiellement lancé Living Labs Europe, un réseau de laboratoires vivants. Notre Réseau a lui-même travaillé depuis plus d'un an sur ce concept sous l'égide de notre directrice scientifique, Madame Laura Garcia Vitoria, présente ici à nos côtés et qui évoquera certains aspects de cette question ce matin même. Un laboratoire vivant est un périmètre urbain où entreprises et instituts de recherche testent techniquement et commercialement de nouvelles technologies et de nouveaux services mobiles. Le Premier ministre finlandais, Matti Vanhanen - la Finlande assure actuellement, vous le savez tous, la présidence de l'Union européenne - a ainsi souligné lors du lancement de ce réseau à Helsinki, que " l'un des objectifs de ce réseau est d'attirer des entreprises du monde entier pour participer à l'effort de recherche et d'innovation européen ". Living Labs Europe rassemble Barcelone, Matarò et Sant Cugat en Catalogne espagnole, la province catalane, Budapest, Istanbul, Londres, Salzburg (Autriche), Sophia-Antipolis (France), Stuttgart (Allemagne), Tallinn, Turin (Italie), Copenhague, Helsinki, Oslo, la région suédo-danoise d'Oeresund et quatre villes suédoises (Lund, Malmö, Västervik et Stockholm). Je me rendrai personnellement dans les prochaines semaines dans une grande partie de ces villes, au titre de l'accompagnement qu'y assure le Réseau européen des Villes Numériques à de nombreux acteurs territoriaux. Nous espérons donc que très vite Bruxelles et les villes belges voudront partager une telle démarche - pourquoi pas dès les prochains mois ? -, c'est en l'occurrence l'une des principales propositions que nous aurons à vous faire très concrètement dans les jours qui viennent à l'ensemble de nos interlocuteurs belges et à vous-mêmes. Notre Réseau est en tout cas prêt à y apporter toute sa contribution. Le premier ministre Vanhanen a ajouté à son annonce un commentaire que nous pouvons - et devons - faire nôtre à l'occasion de ces deux journées et qui nous permettent d'introduire le second point dont nous souhaitons faire état ici : " des mesures nouvelles, concrètes - a-t-il dit - sont nécessaires pour faire de la stratégie de Lisbonne une réalité bien vivante et pour rendre l'Europe plus concurrentielle et innovante, tout en prenant en compte les besoins réels des individus ". La stratégie de Lisbonne nous permet d'évoquer les enjeux majeurs des programmes de " villes de la connaissance " qui se développent aujourd'hui sur tous les continents et que mentionnera brièvement dans son intervention Madame Garcia Vitoria -. Le RVN regroupe ainsi tous les acteurs de l'innovation sans exception. Je souhaite d'ailleurs que notre plate-forme de collaboration internationale puisse accompagner tous ceux qui aujourd'hui développent à l'échelle des territoires expérimentations et réalisations innovantes. |