Novatech, Bamako (Mali)
7/8/9 Novembre 2006

Plus de 300 personnes sont attendues et 170 déjà inscrites, pour participer à l'initiative Novatech 2006, Conférence d'investissement sur les TIC et Services e-business en Afrique de l'Ouest - Afrique Centrale, initiée par le CDE-Pro€Invest et l'Union Européenne, qui se tiendra

Novatech propose un programme de conférences gratuites réunissant les acteurs majeurs du secteur.
Quelques grandes entreprises et institutions ont d'ores et déjà décidé de soutenir cette initiative : Lenovo, Cisco, Eutelsat, Blaise Electronics Rohde & Schwarz, Opensysinternational, Africsearch, IZF Investir en Zone Franc, Air Sénégal International, la RAM, le CIAN, le club de Expertadores e inversiones, le CSN...
Vous trouverez le programme de la conférence, les études réalisées sur les TIC et services e-business, la brochure, le formulaire d'inscription sur notre site www.novatech-proinvest-eu.org.

ARENOTECH participe à l'Atelier 5 "L'enjeu humain des TIC"
et
Le RVN au n° 6 "Les rôle des OIs et la constitution de réseaux en Afrique de l'Ouest et Centrale".

« L’enjeu humain des TIC »
Laura Garcia Vitoria, Présidente d’ARENOTECH

Des villes de la connaissance d’hier à celles de demain

La carte de nos territoires se voit caractérisée par une nouvelle économie de la connaissance et le développement d’infrastructures distributrices de savoirs. De la circulation des savoirs à Tombouctou au XIIIème siècle à la gestion des informations véhiculées par les réseaux d’aujourd’hui et de demain, l’innovation naît de la gestion de l’identité. Est-ce à dire que cette nouvelle société de la connaissance véhicule pour l’Afrique la promesse de nouvelles formes de richesse humaine et culturelle et peut lui permettre de renouer réellement avec son passé ? L’évolution relative en ce début de siècle aux rapports entre les territoires et les savoirs et l’impérative nécessité pour les collectivités d’en assurer la gestion et la transmission peut en tout cas s’en faire le vecteur. Quelles seront donc, très concrètement, les actions des villes, grandes et petites, en faveur de la formation de ses habitants ? Quels sont de même les outils et les connaissances qu’il convient de mettre à leur disposition pour aider les responsables au choix et à la gestion des projets ? Quelles sont les technologies qui permettront leur apport à de nouvelles formes de développement économique - le tourisme de la mémoire par exemple - ? L’heure est ainsi venue pour de tous nouveaux projets afin de prévoir des cours de formation pour les jeunes en difficulté et leur permettre d’accéder aux infotechnologies, multiplier les cours de formation aussi pour l’ensemble des cadres du personnel municipal, créer des programmes d’apprentissage tout au long de la vie mené - même de manière très modeste - par les municipalités, développer de la sorte de petits institut municipaux de formation, miser sur les nouvelles interfaces avec l’information pour développer des stratégies d’intégration sociale et culturelle…L’ONG ARENOTECH (www.arenotech.org) entend en tout cas y participer largement.

« Le rôle des organisations intermédiaires et la constitution de réseaux en Afrique de l’Ouest et centrale »
André Jean-Marc Loechel, Président du Réseau européen des Villes Numériques

La création d’un nouvel espace de réflexion commune et de collaboration
entre les décideurs économiques et territoriaux européens et africains

Comme notre Réseau a pu le souligner dans le cadre de son message à la journée NOVATECH de Douala, nous avons pu mesurer combien les élites africaines - qu'elles se trouvent dans leurs pays ou en Europe - n'ont guère à leur disposition de think tanks qui puisse leur permettre de recouper leurs réflexions et de mieux les faire connaître, et ceci tout particulièrement en Afrique centrale et occidentale.

Le morcellement qui caractérise l'action des divers acteurs dans le domaine notamment des futures démarches d'inclusion numérique nuit ainsi gravement à leur portée. Nous nous proposons donc d'appeler à l'occasion du colloque de Bamako à rassembler décideurs économiques et institutionnels au sein d'un groupe de travail qui puisse donner naissance à un tel cercle de réflexion qui soit pour l'Union européenne et les ONG notamment un interlocuteur qualifié au-delà des frontières nationales et qui puisse transmettre plus facilement que les multiples associations et entités aujourd'hui existantes les informations nécessaires à des démarches par exemple de transfert technologique ou à des opérations de formation. "Innovation Afrique" est à ce jour l’intitulé provisoire de ce réseau.

Bien plus encore qu'une fracture technologique, c'est en effet une fracture cognitive qu'il convient d’éviter entre nos divers horizons culturels, face aux défis et enjeux de la genèse d'une société de la connaissance et surtout d'une économie du savoir aux exigences multiples et quasi-immédiates.

Les premiers bénéficiaires de telles démarches devraient être les jeunes entrepreneurs et tous ceux qui ont décidé de créer par eux-mêmes emplois et activités, de contribuer en tout cas à l'attractivité économique de leurs villes et de leurs régions. Notre Réseau souhaite ainsi contribuer à permettre à ces villes - plus audacieuses et nombreuses qu'on ne veut bien le dire - de mieux partager entre elles, mais aussi avec les acteurs territoriaux européens leurs réussites et parfois aussi leurs échecs, leurs espoirs et là encore leurs projets. Aller en ce sens, c'est aussi permettre de créer pour les jeunes entreprises africaines un véritable marché des collectivités territoriales, dans le domaine des télécommunications certes, mais surtout dans celui des nouveaux médias et de manière générale des nouveaux contenus.

Manieurs d'idées nouvelles, porteurs de projets de projets innovants et acteurs territoriaux pleinement ouverts aux nouvelles formes de globalisation planétaire, tels sont les acteurs de demain que nous entendons accompagner et dont l'expérience sera d’ailleurs nécessaire à l'Europe des prochaines décennies si elle entend se renouveler et se retrouver au travers de collaborations telles que celles-ci. Notre nouvelle plate-forme de collaboration internationale (www.villesnumeriques.org) est d’ores et déjà à disposition de tous ceux qui souhaitent nous faire part de leurs difficultés en la matière et des nécessités concrètes qui sont les leurs, en matière de possible mutualisation de marchés par exemple.
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