L’ANALYSE
DU RESEAU EUROPEEN DES VILLES NUMERIQUES Laura Garcia Vitoria La promotion d’une politique de développement durable des territoires exige pour les années à venir un renforcement conséquent de leur compétitivité dans le contexte d’une économie de la connaissance : tel s’avère être à juste titre l’objet majeur de la future action régionale que la Commission européenne sera amenée à développer dans les années 2007 - 2013. Le Réseau européen des Villes Numériques (www.villesnumeriques.org), inscrivant lui-même sa démarche dans une telle optique, se propose de formuler présentement sa lecture de la communication proposée à ce sujet par la Commission. Certes, sa mise en oeuvre sera clairement amenée à évoluer de manière très conséquente : - en fonction des caractéristiques propres des territoires d’une part : il s’avère à l’évidence non seulement nécessaire la prise en compte de la nécessaire et indispensable gestion de l’identité des territoires et de leurs horizons culturels, mais également la matérialisation de cette prise en compte, comme sont amenés à l’illustrer d’ailleurs les sujets abordés à l’occasion des deux prochains séminaires du RVN à Rome le 14 octobre et à Ivry le 17 novembre 2005. - en fonction du contexte des prévisibles évolutions technologiques d’autre part : plus que du contexte institutionnel évoqué, il est essentiel en effet de tenir compte des éléments de prospective technologique dont nous savons le rôle majeur qu’ils seront amenés à jouer à l’échelle des territoires. Le « calendrier » des mutations technologiques de la décennie à venir - et qui fait l’objet d’un certain consensus parmi les prospectivistes - laisse prévoir, on le sait, de vraies révolutions sectorielles à l’échelle de certaines économies territoriales et il apparaît fort curieusement que fort peu pris en compte dans le texte qui nous est soumis. Il nous semble donc essentiel d’en tenir compte, ce d’autant qu’il s’intègre cette fois-ci parfaitement - contrairement à un passé récent - dans les grands axes définis.
On le sait, les actions menées à l’échelle étatique apparaissent dans bien des cas comme constituant autant de freins et d’obstacles en matière de réactivité et de respect du « temps des entreprises ». A cet égard, les initiatives d’une région comme l’Alsace doivent être prises en compte afin de continuer à tout faire pour faciliter le libre-arbitre des collectivités. On retiendra ici dans cette synthèse les trois points qui sont semblent essentiels :
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