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Webcreatividad - Webcreativité - Webcreativity

Webcréativité: un défi

Victor Sandoval,
Ecole Nationale des Ponts et Chaussées, Paris, Francia,
Victor.Sandoval@mail.enpc.fr
Karina  Crespo,
Instituto Herman Hollerith,
IIAR Universidad Nacional de Tucumán, Argentina,
kcluna35@yahoo.com.ar, karinacrespo@uolsinectis.com.ar 

“Si te fies trop à la logique, jamais tu seras capable de faire partie du processus vivant de l’existence. La vie est plus que logique: la vie est paradoxe, mystère”
OSHO (2001)
[1]

Résumé. Partant de l’approche de la créativité, évoque l’impact de l’informatique comme aide puis intégrateur et finit par la webcréativité comme construction partagée, possible grâce au web. Propose une figure de synthèse avec multiples combinaisons, fondamento cientifico et applications.

Abstract.  Starting from an approach of creativity, remembering the impact of computation, first as aided then as integrated tool. Then present webcreativity as a shared construction thanks to the web. It proposes an original illustration with many potential combinations, a scientific base and fields of application.

Sommaire

Creativité

Quelques idées:

Le concept de créativité peut être abordé de plusieurs points de vue et selon une diversité d’auteurs. Le point commun de tous paraît résider dans le fait quelle est considérée comme une fonction propre du cerveau humain qui, il faut le dire, n’est pas exclusive des génies, artistes illuminés ou surdoués. C’est un potentiel unique dans son gendre, commun à tous les êtres humains et fonctionne par l’action combinée de bases biologiques, chimiques, psychologiques, énergétiques et sociales pour ne signaler que les principales A son tour ce concept s’enrichit de la perspective philosophique orientale : l’homme total qui participe à l’arrivée du créatif, en faisant référence au “chaos” qui équivaut au sans forme, sans dessin ni contours (on voit ici le web), ce qui est confus et distinctif, diversifié, complémentaire de l’autre, plein de possibilités. 

Du chaos surgit l’amour, le désir, l’univers. Eux portent le feu de l’ébullition, turbulence, puissance destructrice et créatrice, ordre et désordre, désintégration et organisation. C’est un web où l’ordre pré-établi et linéaire se modifie par les avancées technologiques On sait que la pensée fonctionne des manières différentes: ici un accentue le holistique et intégré dans une multitude de facteurs y compris le social.

Depuis la psychologie de Transpersonal (Aluni y Penagos, 2000), [4]affirme que l’acte créatif est le processus de plus grande unicité de la conscience. Pour cela il faut des capacités et connaissances, il faut se rendre compte surtout qu’il résulte quelque chose: un produit. Cela demande l’identité ou soi même, comme dans le cas de la création artistique, où l’artiste défait de son œuvre qui le dépasse dans le temps et l’espace.

Aussi le processus créatif est systématique: ici interviennent des éléments de caractère social, motivationnel, cognitif, entre autres. Mais du point de vue de celui qui crée, la créativité arrive quand il se “rend compte »: qu’il génère, transforme, produit des relations et diversité d’associations. Permet de ré signifier, mobilise de estructures émotives et cognitives, tout notre être dans un processsu – action.

Le concept même de créativité est comme un chemin varié et dynamique ouvert à l’inconnu, à ce qui se découvre, à l’ambigu et complexe réclame de processus distincts aux courants. Dans ce sens Csikszentmihalyi (1996)

[5] propose un modèle plus intégrateur de la créativité, en suggérant que ce sont les transformations qu’une personne fait dans un domaine avec ces changements qui sont acceptés par son environnement.

Nous pouvons nous référer ainsi à la créativité comme un phénomène “psychologique stimulé par le milieu social et fondée sur la chimie et biologie du cerveau humain ». ainsi l’on met en évidence que, historiquement, le facteur clé dans le développement de la créativité est la socialisation, la relation de l’individu né dans un milieu, accueilli et intégré dans un contexte avec des normes, et codes communs qui incorporent, au moyen de processus d’apprentissage, de caractéristiques diverses.

L’environnement social est un facteur à la fois structurant et générateur de créativité: de là viennent les motifs qui seront élaborés, interprétés et récrées dans des processus internes et externes, interaction. Structurant parce que, par exemple, la personnalité de l’individu, générateur or révélateur de potentiel individuel, donne origine à la naissance comme les fleures s’ouvrent au printemps (par exemple les azahares de Tucuman ou Valencia), le moyen social du printemps de l’individu.

C’est alors par l’intermédiaire de la création de liens et échanges d’information que la créativité peut se développer. Le processus même émerge de l’action individuelle combiné avec l’environnement social grâce à l’utilisation des outils et méthodes appropriés selon les époques et les contextes. L’intervention de ces éléments contribue aussi à la performance de la création humaine. L’individu socialisé mûrit son potentiel dans cette « école sociale » (la famille depuis sa naissance) et, après, il vivra son indépendance créative. La créativité surgit alors comme un phénomène socio culturel comme dans une relation inverse et individualisée chez le créateur, car il ne peut pas exister un sans l’autre, de son interrelation naît la production créative. Si l’on pars alors du concept que la production créative naît de l’interaction d’une personne avec son milieu (et développe ses capacités), on peut inférer qu’il est possible de stimuler le développement de la pense créative à travers de processus stratégiques d’interrelation personnel .  Sur ce point il faut faire une halte avec deux questions :

  1. Est-il possible de stimuler la créativité dans l’interaction sociale
  2. avons nous des outils qui favorisent ces échanges et aident (dans des cas déterminés) au développement de la pensée créative, comme il arrive avec l’utilisation des nouvelles technologies.cas spécifique du « web”

Ces deux éléments forment partie du concept de « webcréativité” développé dans cette article. Ils seront abordés avec plus de profondeur et analysés, en partant de la pratique des auteurs impliqués dans cette expérience.

La créativité s’exprime dans un espace et un environnement qui se modifie d’une part du fait des contraintes externes et d’autres part du fait de l’interaction et des résultats même de la créativité. Par exemple, la créativité engendre des idées dont certaines entrent dans l’amélioration des conditions environnantes de son déroulement.

La créativité a sa propre évolution mais les théories de l’évolution telle que celle de Darwin[6] et au 20ième siècle Stephen Gould[7] ne traitent pas directement de l ‘évolution de la « créativité », très dépendante de l’évolution psychologique ou des théories des comportements.  

Informatique, aide : intégration pour créer

Avec la naissance, le développement et la diffusion de l’informatique pendant la deuxième moitié du 20ième siècle, la créativité s’est trouvée encore renforcée par de nouveaux outils mais à l’aube d’une période nouvelle : elle va décupler ses possibilités et démultiplier ses effets sur notre société.

La créativité semble alors sortir de son environnement millénaire naturel et s’immerger de plus en plus dans un nouvel environnement où les frontières entre les individus, les communautés collaboratives ou virtuelles, les espaces et les outils paraissent de moins en moins étanches et certaines sont de plus en plus en interaction voire en synergie. Nous pouvons dire que nous assistons à la montée des frontières floues et à la recomposition de nouveaux espaces et de nouveaux environnements.

De cette manière nous pourrions nous questionner : Quelles sont les caractéristiques de ces environnements? ¿Pour quoi favorisent-ils le développement de la pensée créative?

Par exemple, la frontière entre le Web et son environnement, qui ne cesse d’évoluer entre des créations individuelles et des échanges collectifs illustre la mouvance de ces frontières.

Nous dirons que la frontière du web et de son environnement est caractérisée par la fractalité selon SAMIER, H., SANDOVAL, V. (2001) [8]au sens de la théorie mathématique des fractales de B. Mandelbrot. Plus encore cette idée est reconnu comme un principe fondateur d’une nouvelle ère par TIM BERNERS-LEE (1998) y (2004) [9]L’apparition et la généralisation de l’implémentation des technologies de l’information et en particulier, des technologies liées à l’Internet, mettent encore plus en évidence cette affirmation. Dès lors le web et la créativité iront de paire dans la mesure où l’on peut établir des fondements issus des mêmes modèles théoriques.

Ces développements, relations et analogies nous amène à nous interroger sur la relation de complémentarité, d’interaction, de développement mutuel et de synergie qui peut exister entre la créativité et du web. Cette forte imbrication nous a conduit à proposer la généralisation du terme « webcréativité » pour traiter et embrasser des processus créatifs utilisant le web, ce qui va au delà des simples aspects esthétiques.

La « webcréativité » peut se définir comme étant une activité de création humaine dans un processus, ou tout simplement un processus de création humaine, aidée ou assistée par le Web au sens d’espaces de propagation et au sens technologique, où agissent une diversité de facteurs déterminants dans ce processus.

Or le Web n’est plus un simple espace, un outil, une méthode ou un environnement (simple, enrichi et augmenté) comme nous le montrerons. De ce fait l’expression « assistée ou aidée » prend un sens très différent de ce que l’on entend généralement sous l’expression « assisté par ordinateur ».

SANDOVAL, V. (1994)[10]a remarqué que pour la première fois le mot assisté pour désigner la DAO[11], CAO[12], CFAO[13], etc. devenait « intégré ». Ainsi l’évolution du terme « Computer Aided Manufacturing » c’est transformé en « Computer Integrated Manufacturing ». Une évolution sémantique s’était opérée alors que le monde scientifique n’avait pas pris la mesure et les conséquences du terme « intégrer ». Dans ces temps (1985-1994) des grands programmes de recherche commencent à utiliser le mot « CIM » (par exemple aux Etats-Unis lMANTEC- Manufacturing Technology ; en Europe ESPRIT ou au Japon, IMS-Intelligent Manufacturing Systems). Malgré cela, personne ne regarde clairement la nouvelle signification. Peut être l’une des raisons en est le manque de succès du CIM dans les industries avancées (automobiles, aérospatiale, électronique, construction de sous-marin atomiques, bombardiers supersoniques, etc) et le peu de développement des sciences cognitives appliquées à ce contexte. On dirait que l’informatique est essentiellement liée aux activités, professions et productions peu attachées aux problèmes de pédagogie ou au plus humain de l’individu. Il s’agit généralement des domaines des spécialistes.  

En allant un peu plus loin, sans entrer dans trop de détails, on pourrait dire que l’intelligence humaine est une intelligence informatique qui s’autodétermine. Cette autodétermination[14] est un processus de sélection, classification et valorisation de situations où l’on voit impliqué un être aussi bien dans on individualité que dans sa socialité. Cette habilité d’intérioriser par les systèmes de contrôle (volonté, élection, décision, valorisation, élaboration d’émotions, etc.) produit une importante transfiguration de toutes les facultés de  l’homme, en le rapprochant des processus de libre choix, où le regard se tourne vers ses propres projets « inventés », c’est-à-dire mobilisé par un objectif. Il doit chercher beaucoup dans les alternatives pour arriver au résultat. Cherchera des moyens et commencera un cycle créatif en interaction avec tout cela.

Ici il faut concentrer l’attention, dans le développement cognitif en utilisant le web comme outil validé et enrichissant de processus d’intégration sociale. Ces espaces propres pour construire des apprentissages significatifs et réflexion sur les formes d’apprendre et reconstruire –créer.[15]

En général, on ne conçoit pas l’accès au réseau comme un outil de travail ou relations mais plutôt comme un jeu, un plaisir. Dans le domaine de l’école, certains pays, l’utilisation des ordinateurs est minime, se limitent à des programmes que dans beaucoup de cas servent seulement à faciliter la bureaucratie des enseignants. La relation intégrale du cerveau humain, ses découvertes ou inventions, est importante pour expliquer les relations entre le cerveau et autres mémoires, soit d‘autres personnes, soit l’immense volume d’information cumulées dans les bibliothèques virtuelles.  Ces données étudiées peuvent aider à la création qui surgit de manière subite des personnes.  

Le concept “intégré” signifie aussi pluridisciplinaire, appuyé su plusieurs domaines scientifiques, travail coopératif en équipe, ce qui va dans le sens de la créativité.    Des équipes qui ont les plus de succès sont les équipes pluridisciplinaires. Certains secteurs industriels passent à une nouvelle étape de l’évolution des systèmes industriels en utilisant de cybertechnologies comme nous l’avons montré dans RICHIR, S., SAMIER, H., SANDOVAL, V. (2003)[16]. Ces technologies sont très liées au travail en équipe et à l’exploitation à fonde la créativité de ses membres.

Dans un tel contexte les mots « aidé », mieux encore « intégré » prennent une toute autre dimension et en ont une portée qui dépasse largement la simple sémantique.

Web et webcréativité: construction partagée

« Connaître, manger l’arbre de la sagesse. Essayer des transgresser l’ordre établi.Laisser surgir l’âme de la passion qui cherche la vérité. Oser  ». [17]

Le Web apporte une évolution majeure que n’importe qu’elle polysémie sémantique ne saurait suffire à représenter et il ne ressemble à aucune autre invention humaine faite par le passé. L’intégration de tan de diversité, logiciels, idées, cultures, etc produit un grand saut.

Le Web permet de créer des situations identiques à celles de l’environnement de la créativité individuelle et collective connues depuis toujours et, encore mieux, il permet en plus de récréer les nouvelles situations issues de sa propre utilisation créative. Il y a ainsi un effet de rétro- action qui pose la question de la nature « créative » du Web lui-même. Le web permet de créer, mais aussi amplifie le fait d’être créatif de part les nouveaux espaces qu’il offre et des outils qu’il permet d’utiliser.

Ceci amène l’individu à entrer dans un monde différent, plein d’alternatives, imprévisible. Le premier motif d’apprentissage est la curiosité comme l’affirme Bruner [18] : pousse à l’exploration d’alternatives et sert de base à l’esprit scientifique. L’incertitude générée par les nouvelles technologies peut devenir un moteur pour l’apprentissage, recherche de solutions nouvelles, et force de motivation du processus de création.

Il faut des créateurs pour répondre aux changements rapides, s’appuyant sur des besoins. Il faut partager, ouvrir, se nourrir des dynamismes de l’information et des équipes pluridisciplinaires, Dans chaque cas l’on travail, réfléchit et crée en commun avec les autres.

La synthèse est le résultat intégrateur des expériences et apprentissages antérieurs. Quand une personne ou groupa canalise une idée dans un projet ou invention, il se produit une découverte, une réalité distincte apparaît.  Surgissent ainsi des nouvelles constructions intellectuelles. D’une certaine manière nous sommes en train de ré créer la réalité par une combinaison de langages différents des niveaux différents d’interprétation.[19]

Tout est connecté, nous créons en mettant en relation des éléments existants. Les groupes créatifs ont une énergie particulière qui peut se représenter par des cycles. Ils sont motivés par des défis, pour transformer les réalités. Essaient de récupérer les ressources et souvent s’identifient en un mouvement permanent de rôles, consensus, différences et accords. Le concept effet – action dans ces processus renferme une communication. Nous pouvons percevoir et prouver une structure de base de fonctionnement et production dans le processus de la webcréativité.

Multiples combinaisons

Nous pourrions même développer l’axe philosophique et épistémologique de la créativité, mais cela déborderait du périmètre de cet ouvrage. C’est un phénomène que nous qualifierons de fractal. C’est le deuxième élément intégrant la notion de « webcréativité ». Ce qui amène à dire qu’il faut définir, étudier, comprendre une utilisation créative du web. C’est l’une des ambitions de cet ouvrage. La figure n°1 donne une première illustration de la « webcréativité ».

La figure 1 est une synthèse de bas, artisanale presque, de comment nous voyons l webcréativité. Une vision primaire. Vous pouvez la regarder et vous en inspirer, dire ce que vous voyez, pensez. On peut distinguer plusieurs choses ici. Commençons par le centre  ou la périphérie. Cet espace n’est pas simple : il contient la fin (réel ou 3D si quelqu’un préfère) et l’autre virtuel. Ce n’est pas une image de la caverne platonienne ! C’est une image d’images.

Prenons quelques directions. Intérieur. Prenons l’ellipse: une tête créative (mienne, la votre), une autre webcréative (celle de tous, celle de certains, celle d’un ou une, celle d’aucun). Entre ces deux ellipses il y a des chemins ; voies, communication, échanges, enrichissements, connaissances, création partagée, aidée, Aller de la tête qui pense au web et passer par un chemin plein de métaphores, approximations, interactions, etc. Aller du web à la tête qui pense, c’est un chemin inversé, avec ses homologies, symbioses, inspirations, replis, ordre et désordres,…il y a pas un mais beaucoup d’aller et retours! Chacun peut maintenant s’y prendre au jeu !

C’est la surface qui émerge, derrière il y a des couches et des couches...et mélanges et interactions. Pensons un instant : Pouvons nous mesurer la vrai portée ? Que penser si nous croissons avec un autre groupe webcréatif ?  

Fondement scientifique

“La vérité es comme un manteau qui laisse les pied froids. Quoique l’on fasse il (elle) ne suffira jamais. Jamais à tout couvrir. Dès qu’en pleurant arrivons jusqu’à ce que mourrons, seule couvrira la figure pendant que tu pleures ou cris” .CRESPO, K (2003) [20] De cette conception on comprend que la vérité ne recouvre totalement personne, même si pour elle nous bagarrons, nous voudrions tous nous y envelopper mais elle ne recouvre que notre figure et encore. Ainsi s’exprime notre intérieur, nous reconnaissons nos besoins et Dès lors, la  « webcréativité » apparaît comme un phénomène ayant un caractère universel en ce sens qu’il correspond à tout environnement ayant recours au cerveau humain et aux ordinateurs connectés à l’Internet et qui constitue une source et un facteur de créativité. Nous ne parlerons pas de super cerveau, d’homme numérique NEGROPONTE, N. (1995)[21]ou symbiotique de ROSNAY, J. (1995)[22]

Nous parlerons de la « webcréativité » concernant des espaces, des processus, des cycles, des boucles de pensée, des outils et des méthodes.  En ce sens la  « webcréativité » est une approche théorique fortement liée à une pratique.

Mais on sait qu’il existe des écueils pour forger et voir apparaître une nouvelle théorie. Par exemple, elle ne se fait pas « ex-nihil » ou en un jour, elle se construit de l’échange, du partage, de la discussion pour infirmer ou confirmer ses hypothèse de travail, comme nous les apprends l’épistémologie de FOUCALT, M (1966)[23], (1969)[24] y POPPER, K. (1982)[25]. Nous parlerons alors d’une simple vue théorique, un essai de réponse pour surmonter un autre écueil : chacun pourrait créer sa propre vision théorique ce qui, en fin de comptes, n’arrangerait personne car pas simple unifier, harmoniser, afin d’avoir quelque chose de commun, que nous puissions partager, développer, utiliser, appliquer. Une théorie par définition doit avoir ces propres caractères ou marques. Or de la pratique de l’utilisation faite par les internautes mêmes émerge le besoin d’une approche théorique pour mieux comprendre et agir : pour mieux se servir du web.

En somme, on ne peut pas construire la « webcréativité » sans rapport à une vue théorique : la « webcréativité » contient sa propre théorie ne serait-ce que par son fondement pluridisciplinaire. Théorie et pratique en même temps.  On ne peut pas parler de la « webcréativité » sans savoir ce qui se passe, ce qui se fait, au jour le jour par les millions d’internautes qui utilisent le web et « créent » ainsi de nouvelles idées, de nouvelles valeurs en partant des données, des informations et en allant jusqu’au processus plus abstrait de création de connaissances. On pourrait citer de tas d’exemples mais un dernier est un cas d’école, une illustration éloquente de ce propos : le virus Sasser, créé et lancé sur Internet par un jeune allemand de 18 ans, qui voulait simplement aider sa mère consultante. Ici interviennent tous les niveaux de créativité classiques (biologie, social…), nouveaux (informatique, logiciels, hackerisme…) et le web contribue à la diffusion à grande échelle de ces résultats. Sasser emerge d’un et de bueacoup (web...).

La « webcréativité » s’assied donc sur une base scientifique assez large qui va des sciences dites « naturelles » (exemple la biologie, des sciences dites humaines (exemple la sociologie, la psychologie, ou les sciences dites exactes (exemple la physique, les mathématiques, etc.). Nous retrouvons les bases scientifiques du cerveau et de l’un de ces produits « la créativité ».

Cet exemple montre plusieurs choses: pour être webcréatif on n’as pas besoin d’un diplôme universitaire (ce qui ferait sourire, par exemple, J. Derrida! “déconstruction” des universités), ce n’est pas propriété exclusive  d’artistes confirmées, n’as pas besoin d’une entreprise informatique ou marketing, peut se trouver n’importe où dans le monde,pas besoin d’avoir les stations de travail super puissantes du MIT…il suffit des habilités cognitives, avoir été « socialisé ».

La «webcréativité» s’appui ainsi sur  une base scientifique large qui av des sciences appelées “naturelles” (exemple biologie), celles appelés “humaines” (exemple psychologie, sociologie) ou sciences appelées « exactes » (exemple la physique, les mathématiques). On retrouve ainsi les bases scientifiques du cerveau et de l’un de ses produits : la créativité

« webcréativité” est une sorte de synthèse, une interaction de résumé de l’histoire ». H. SAMIER et V. SANDOVAL proposent une étude d’ensemble de l’ouvrage WEBCREATIVITE (2005). [26]

Thèmes et applications

Parmi les thèmes qui touchent directement le domaine de la wébcréativité, on peut signaler entre autres: les fondements historiques et théoriques (exemple constructivisme, connexionnisme, théorie biologique de la création, théorie téléologique et énergétique), fondements sociologiques, modèles sociologiques, modèles neuronaux, méta et méso modèles, méthodes et outils de la créativité (classiques, informatiques), les environnements de créativité (organisations, individuels et collectifs, espaces traditionnels de créativité), cycle web vers la créativité (webcréateur, cyberinnovateur), cycle créativité vers le web (modèles, pratiques, évolutions), outils et logiciels de la webcréativité etc, méthodes de la webcréativité (chemins, processus, pratiques etc).

Pour connaître mieux l’utilisation de la créativité et le web nous pouvons faire un exercice d’application et répondre aux questions suivantes:

Vous pouvez rajouter, enlever, corriger, inventer, créer des questions. Adaptez à vos besoins et inspirez vous de cela.

Conclusion

La webcréativité corresponde apparaît dans un environnement d’utilisation du web. Elle s’applique à pratiquement toutes les activités humaines. C’est un élément clé de l’humanisation du web. Elle réponde parfaitement à cette phrase dite dans une conférence (il y a  12 ans), dictée à l’université de Stockholm, “man must learn from man in an open world” (“l’homme doit apprendre de l’homme dans un monde ouvert”), SANDOVAL, V. (1992)[27]

Bibliografia.


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