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Les communautés virtuelles
comme espace créatif. Résumé
Mots Clés: webcrativité, appropriation des TICs, communautés virtuelles, Métaphores/ analogies, accessibilité numérique. Key words : webcreativity, social appropriation ofTIC, virtual communities, metaphors/analogies, digital accessibility. |
Résumé. Le terme “webcréativité” signale des processus créatifs qui ont comme scénario le Web. Ils peuvent se référer tantôt aux échanges ayant lieu dans une communauté virtuelle, pendant lesquels il surgit quelque chose de nouveau, à la création de contenus innovateurs, l’apprentissage collaboratif dans des environnements virtuels, les innovations dan le design du Web et toute autre situation mélangeant l’utilisation de l’Internet et ses technologies associées et l’émergence d’éléments innovateurs. Ce texte, en particulier, se concentre sur les communautés virtuelles comme espace créatif.
Abstract. « webcreativity » is the name for creative processes having web as its scenari. It may concern exchanges taking place in a virtual community, innovations in web design and whatever other situation combining Internet (and related technologies) use and the birthing of innovative elements. This article studies, in particular, virtual communities as a creative space.
“Le chemin n’est pas balisé et il y a toujours des questions à se poser et entrer dans le processus de réponse sans préjudice. C’est cela l’étiquette ”processus ”. De fois les réponses immédiates, d’autres fois sont plus difficiles et fruit d’un débat intense. De fois il n’y a pas de réponses et il reste le doute. Se poser els bonnes questions est très important pour arriver à trouver des réponses.” (Daniel Pimienta, pour la liste de MISTICA)
Le terme “webcréativité” signale des processus créatifs qui ont comme scénario le Web. Ils peuvent se référer tantôt aux échanges ayant lieu dans une communauté virtuelle, pendant lesquels il surgit quelque chose de nouveau, à la création de contenus innovateurs, l’apprentissage collaboratif dans des environnements virtuels, les innovations dan le design du Web et toute autre situation mélangeant l’utilisation de l’Internet et ses technologies associées et l’émergence d’éléments innovateurs. Ce texte, en particulier, se concentre sur les communautés virtuelles comme espace créatif.
La communauté MISTICA (d’où il est surgit ce groupe qui a généré cette série d’articles, rassemblés par un lien commun des processus créatifs qui utilisent le Web) a produit un abondant matériel sur l’appropriation des TICs. Elle part de la prémisse que, pour que les TICs contribuent au développement, il est fondamental d’aller au delà de la simple connectivité : il faut promouvoir l’accès équitable, l’utilisation et appropriation sociale des ressources disponibles.
Dans ce sens, ils considèrent fondamental de penser l’Internet non seulement comme une plateforme technologique, mais surtout de la regarder comme un espace d’interaction entre êtres humains qui se transforme par la interaction même qu’y se développe.
“L’Internet, ne doit pas être entendue seulement comme un réseau de réseaux, d’un point de vue technique, c’est-à-dire des machines connectées. L’Internet doit être vue comme le réseau d’êtres humains se reliant les uns les autres et où les ordinateurs sont seulement une plateforme technologique qui facilite les échanges. Il est clair que ce réseau de personnes fonctionnant sur la base d’une plateforme technologique assume des caractéristiques particulières et nouvelles. Les relations méditées par cette plateforme technologique subissent t une modification de forme et de fond des communications.” [1]
Un autre concept que nous considérons important pour les processus créatifs dans l’Internet, est celui de l’utilisation avec du sens:
“Une utilisation avec du sens signifie pouvoir utiliser effectivement les ressources TICs et savoir les combiner avec d’autres formes de communication appropriées. Une utilisation avec sens inclut la possibilité de produire des contenus propres et d’accéder à des contenus utiles et dans sa propre langue. Les personnes font une utilisation avec du sens des TICS lorsqu’elles combinent de manière adéquate les ressources Internet avec la radio communautaire, les réunions face à face, les publications imprimées et autres ”
Il faut signaler que, au delà de l’utilisation, la véritable contribution des TICs au développement réussit lorsqu’il y a l’appropriation sociale des ressources Internet. Appropriation sociale veut dire que les ressources de l’Internet ont aidé à résoudre des problèmes concrets pour transformer la réalité. L’évidence de l’appropriation n’est pas l’utilisation des TICS mais les changements que celles-ci entraînent dans le monde réel. Seulement si les ressources Internet sont des outils efficaces pour transformer la réalité, les TICS matérialisent son potentiel pour contribuer au développement.
Pour que les TICs contribuent au développement humain, il faut qu’elles s’insèrent dans les pratiques déjà existantes, soit des personnes, des groupes ou des organisations. En partant de ces pratiques concrètes, il est possible de convertir les TICs dans des outils qui renforcent le travail dans le monde réel et concret. Il plus profitable pour le développement d’utiliser les TICs comme moyen qui renforce les pratiques déjà existantes que de promouvoir des actions dont l’objectif principal serait l’utilisation des TICs.” [2]
L’appropriation sociale (et personnelle ) des TICs implique un acte de créativité, celui d’incorporer des aspect propres à la tâche, la combinaison d’éléments auparavant méconnus, la modification des habitudes, coutumes, pratiques; l’interaction avec els êtres humains et objets, laquelle modifie les situations et les personnes qui les réalisent.
Ce qui définit l’appropriation, au lieu d’une simple “greffe technologique”, est, justement, cet acte de modification de l’existant, cette innovation. Dans cette étape nous n’analyserons pas la qualité du résultat final mais seulement nous dirons que pour qu’il y ait appropriation il faut qu’il y ait de la créativité personnelle ou organisationnelle.
Les communautés virtuelles naissent dès lors qu’un nombre suffisant de personnes entrent en discussion publique pendant une longe période, avec assez de sentiment humain, afin de former de réseaux de relations personnelles dans le cyberespace. Des personnes très différentes entre elles, des pays, des professions, cultures, intérêts, âges, tempéraments, très divers, se communiquent entre elles et génèrent une production commune. L’une des définitions possibles de la créativité est l’association, combinaison, mélange d’éléments auparavant déconnectés entre eux. Le web est un terrain très favorable pour ces types d “ associations à distance ”
Il y a plusieurs essais pour caractériser la créativité comme un processus. L’un est celui de WALLAS, G. (1926) qui systématise pour la première fois les diverses phases de la résolution d’un problème décrites comme:[3]
Même si d’autres auteurs ont systématisé les étapes du processus de différentes manières, ce qui est relevant ici, en pensant au processus créatif dans une communauté virtuelle, est ¿Comment nous “ lisons ” le processus? ¿Que se passe-t-il dans les moments où apparemment “ ne se passe rien”? ¿Sont une partie du processus créatif (définies, par exemple, comme des “pauses pour respirer” pendant des moments d’intense production du groupe) ou annoncent des problèmes? ¿Y-t-il des moments de fermeture, de fin, permettant de passer à autre chose? Comment vérifier la pertinence de la solution dans chaque cas? Que veut dire “ pertinente ” dans le contexte de cette communauté particulière ?
Le processus créatif dans une communauté virtuelle, suivant le schéma de Wallas:
Pendant l’étape de la préparation, la communauté (ou l’un des ses membres) se centre sur une question qui saisit l’information, échange des ressources. S’investit dans la présentation de contributions
L’étape de l’incubation (ou son analogue) apparaît comme une étape de productivité lente. Si un membre se réfère à ce moment, il le fait à travers le besoin de prendre quelque distance d’un échange trop intense. Il peut y avoir ou non ce moment pendant les échanges mais à un certain moment les échanges d’information doivent donner lieu à un échange dans la modalité de cet échange
L’illumination n’est pas aussi dramatique comme les processus créatifs individuels mais, à un moment donné, la communauté enregistre particulier a quelque chose de différent, une nouveauté, qu’il ne s’agit pas seulement d’échanger de l’information.
On peut définir comme vérification le moment où le produit des échanges est enregistré comme une solution pertinente, appropriée et nouvelle à un problème, soit celui proposé par l’un de membres soit issu au cours de la discussion pendant le processus. Ici entre à jouer la pensée logique, on analyse le produit critiquement par rapport à son adéquation à la réalité.
Dans les meilleurs de cas, chacun de ces processus de création et les connaissances, stratégies et échanges générés passent à faire partie du patrimoine de la communauté, pour être repris dans l’avenir et mis en pratique pour des nouveaux problèmes. Soit la communauté a appris quelque chose de différent au cours du processus.
Ce processus d’apprentissage s’optimise si la communauté a des outils appropriés d’enregistrement, permettant de réutiliser comme des entrées d’autres travaux les matériels générés par la propre communauté.
Dans le contexte d’une communauté virtuelle, la modalité d’échanges est celle qui permet l’apparition des opinions différentes, où certains de ses membres au moins, sentent qui sont en train de se générer quelque chose de nouveau. Un autre critère possible à utiliser est combien distantes sont les associations, combien l’aspect du problème était éloigné et finalement se sont “noués” pendant le processus d’échange.
La question sur combien de créatif est un produit de la communauté virtuelle est difficile pour plusieurs raisons. L’une d’entre elles est de définir quel type de “chose” peut être considérée comme un produit. Une intervention personnelle qui motive la communauté à produire est un produit créatif? Une discussion enrichissante est elle-même un produit? Pour qu’il existe un produit les résultats doivent être visibles en dehors de la communauté d’origine qui les a fournis ?
Un autre problème est celui de la valorisation des produits. Qui décide sur ce qui est créatif ou pas ? et avec quel critère va-t-on évaluer cette production ?
A l’intérieur de chaque communauté, on peut établir certains critères. Une intervention, thème, proposition, discussion, est créative si:
a) A le pouvoir ou la capacité de générer de nouveaux produits créatifs dans sa communauté virtuelle à un moment donné. “ Syntonise ” avec la communauté et ses besoins. Génère de l’enthousiasme. Mobilise les échanges. Génère accroissement dans la quantité et extension des échanges.
b) A le pouvoir de transformation ou ré-formulation. Produit un certain changement pour de mieux, mobilise, motive. La fin du processus est très différente du début. Produit une surprise.
c) Degré d’originalité. C’est nouveau; au moins, pour ce groupe en ce moment. Une intervention qui n’est pas original en soi peut “tirer” un processus de création collective très intéressant; un thème nouveau peut ne pas être pris par la communauté à un moment donné, un thème peut passer inaperçu à un moment donné et être repris après dans une autre intervention.
d) Relevance. Il est pertinent pour les objectifs et intérêts de la communauté, résolve des problèmes (pratiques ou conceptuels) Réponds à des questions. Il est relevant pour ceux à qui il s’adresse. Orienté vers l’avant. Se trouve en étroite relation avec la réalité
e) Complexité. Il est riche, dense avec beaucoup d’arêtes possibles. Il est harmonieux.
f) Condensation. Il réunit, condense des aspects dispersés, des questions qui étaient “tournées” dans cette communauté. Concerne un large secteur de la communauté.
Dans une communauté virtuelle, le “climat” de groupe qui se génère peut favoriser ou entraver les échanges créatifs.
Entre les situations qui inhibent la créativité, on peut signaler:
En revanche, facilitent :
(Vicente Huidobro, tomado de http://www.uchile.cl/cultura/huidobro/poema6.htm)
(Pedro Gori, tomado de http://estacionpoetica.perucultural.org.pe/pgorip4.shtml)
(Jorge Luis Borges, tomado de http://www.poesi.as/jlb0425.htm) [4]
- [5]
Beaucoup de techniques de créativité se servent des analogies pour potencier la créativité. L’analogie, la métaphore ou la comparaison. “Cette chose est comme telle autre” sont des outils de valeur pour éclairer les concepts. Mais chaque analogie utilisée, fait ressortir certains aspects du problème, et en même temps en cache d’autres. Les analogies concernant le processus de créativité sont utiles pour essayer de comprendre le concept qui se présente de manière assez diluée et paraît difficile de définir et adapter comme élément de créativité. Parmi les analogies les plus utilisées, certaines sont utiles que d’autres pour réfléchir en termes de webcréativité. Ce sont celles qui mettent l’accent sur les processus associatifs et d’interrelation plutôt que celles qui accentuent les processus individuels.
Pendant l’échange qui donne lieu à cette publication, plusieurs analogies sont apparues rapportées au processus du groupe.
Cette analogie n’as pas éveillé l’intérêt du groupe, car considérée trop orienté vers le processus individuel avec peu de vision sur le processus. Mais elle sert pour faire émerger des questions sur le “quand” et le “comment”, dans une communauté virtuelle, se produit un cycle créatif et pour quoi, dans d’autres moments, les interventions provocant peu de réponses de la communauté ou bien elles sont de routine. .
l‘idée de bulle surgit, dans un premier moment, pour définir la relation avec la liste mère MISTICA, mais après sert à définir les échanges dans le groupe. On met l’accent sur les aspects spontanéité, éclatement d’idées, débordement, plaisir (bulle de champagne) de la célébration de la compagnie mutuelle. Aussi la métaphore de la bulle est liée au caractère d’eau, mou, sans bords, de l’Internet et la commodité (non commodité) produites par le caractère de cet espace.
La métaphore des réseaux, qui sert à définir les échanges à travers de l’Internet, est complémentaire de l’idée de tissu, de tapis, brodé, échaudage, dans laquelle chaque participant contribue avec quelque chose de propre, en même temps prend quelque chose des autres pour construire un “tissu” dont le dessin est produit par tous. Comme limites de cette analogie, on peut signaler ne pas pouvoir discriminer clairement entre trames de groupe qui favorisent la créativité et celles qui sont de routine ou bien directement dis fonctionnelles pour le groupe.
Pour que la créativité existe, il faut qu’il ait un “saut qualitatif”. Quelque chose doit changer, être vue de manière différente. Il introduit la troisième dimension à la métaphore de la trame, quelque vue au delà du simple tissu. L’idée de trame bidimensionnelle ne distingue pas entre trames routinières et trames créatives. La métaphore du saut qualitatif est proposée pour combiner la meilleure de l’analogie du tissu collectif avec l’idée de rupture apportée par la comparaison de la créativité avec un éclat qui surgit soudain, mettant en lumière des aspects de la réalité auparavant obscure.
La mettre de nutrition, la sensation de se nourrir et nourrir le groupe, est l’une de celles qui est apparue le plus souvent pendant l’échange. La cuisine, la combinaison et transformation d’un ensemble d'éléments connus pou produire un résultat nouveau est l’une des descriptions les plus récurrentes. Faire de la bonne cuisine ensemble en même temps que partager un banquet conceptuel riche entre tous. Avoir la perspective mise dans un résultat final, concret, qui est le but du groupe mais, en même temps, pouvoir déplacer cette expectative de succès assez loin pour vivre encore du processus.
Entre las “recetas” imágenes culinarias generadas por el grupo surgió con mucha fuerza la de una ensalada de verduras varias, muy colorida, muy fragante, muy variada, al gusto de cada comensal, a la que cada uno podía variarle los ingredientes, condimentarla, servirse de ella. Cada uno de los miembros ha podido crear su propio producto, que representa, a la vez, al conjunto. La creatividad, como la cocina, se enriquece con las buenas recetas, implica conocimientos trasmisibles, habilidades personales e institucionales, pero también admite variantes. Puede ser una tarea individual, pero es más divertida si se realiza en conjunto. Hay cocinas regionales, ingredientes exóticos, diferencias culturales. Requiere respetar los tiempos de cada proceso, aunque toda masa sabrosa pasa por una etapa de engrudo. El producto final puede ser muy sabroso o quedar crudo o quemado, responder o no a las expectativas iniciales... pero representó algo muy nutritivo, al menos para este grupo.
Parallèlement au travail avec les analogies, métaphores et comparaisons pour caractériser le processus créatif, il se propose dans le groupe d’échanger de descriptions personnelles. Cette tâche a un sens devant la problématique de comment transmettre les enregistrements sensoriels dans le contexte de l’Internet. On parle du besoin de rappeler certains critères d’accessibilité comme, par exemple, l’étiquette des images et surgit le doute de comment une description peut “attraper” les sensations que transmet une image. Presque tous les membres du groupe sont capables de se décrire eux-mêmes, en se servant des valorisations objectives (taille, poids) comme subjectives. Les descriptions comprennent aspects physiques comme caractère, goûts personnels, histoire vécue, la voix.
On fait de commentaires sur le rôle de l’imagination dans ce type d’échanges: l’autre qui est de l”autre côté” est imaginé avec une figure, une voix, une histoire…de fois, arrive une rencontre présentiel qui permet de comparer cette image avec la réalité. Cette ligne d’échange a une relation avec la définition de la créativité comme “acte de rencontre” soutenu, par exemple, par Rollo May.
Cette analogie sert à caractériser les moments où la production du groupe est trop abondante: les membres ont besoin de “prendre distances” pour “digérer” tellement de matériel et être en conditions de continuer à “intégrer” et participer dans le processus. Ces moments sont vécus comme une partie nécessaire du processus créatif, qui comprend aussi des moments de beaucoup d’ouverture comme de fermeture, fermer et conclure des étapes partielles du processus et aussi fermer l’entrée de l’information, afin de pouvoir la traiter.
Certains membres du groupe pratiquent disciplines artistiques. On souligne les différents types de connaissances, habilités, compétences et styles pour transmettre l’information afin d’enrichir l’échange du groupe. L’art, la science, la poésie sont formes de connaître également vécues. Cela est liée avec le rôle d’enseignant de chacun de membres du groupe et les diverses formes de l’être créatif (et de promouvoir la créativité) que chacun trouve dans sa pratique quotidienne, dans des environnements aussi bien virtuels que présentiels.
Devant la demande d’un membre du groupe de rendre accessible ce que se produit, on discute sur le rôle et la place des images (réelles et mentales) dans les échanges virtuelles, le rôle des différences (de capacités physiques, de styles d’apprentissage, culturelles, technologiques) dans le processus de créativité médiatisé par le Web. Parmi les critère de évaluation du produit créatif, on inclut prendre en considération à qui s’adresse le dialogue lui-même, pour ne pas générer des exclusions. Ce “retour” au concret ” qui renferme le cercle d’où nous étions parti. L’utilisation avec du sens et l’appropriation de la technologie demande qu celle ci serve à résoudre des problèmes concrets de personnes.
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en Linea ARENOTECH - Enero 2005© -
Revue en ligne ARENOTECH - Janvier 2005©
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