Revista
en Linea ARENOTECH
- Enero 2005© - Revue en ligne ARENOTECH
- Janvier 2005©
Webcreatividad -
Webcreativité - Webcreativity
Arte
en las escuelas: Amerindia
Entrevista de
Luis Troncoso, artiste amerindiano, par V. Sandoval
VS
Quelle est votre vision sur le concept de «America Morena », dans le contexte
de l’art et de ses travaux littéraires ?
L. Troncoso. J’ai appliqué ce concept dans mes interventions pendant les ateliers de sculpture dans les écoles de France. Pendant mon voyage au Mexique en 1981, où j’ai réalisé une exposition à Xalapa-Veracruz et participé à la rétrospection de l’art chilien de l’exile, à l’université de la capital du Mexique, j’ai commencé à écrire mon libre sur « les guerriers telluriques des épopées mayas et aztèques, au Palenque, et dans la pyramide du soleil de Teotihuacan. Entrant dans une pyramide je me suis perdu dans une complexité des laberinthes en cherchant les traces des résistances aborigènes Et que je trouvais dans les ruines de colonnes et jaguars lacérés par des laves? Des serpents à plumes et ses princesses mayas ?
A la Sierra Madre se trouvent les empires enterrés, dénonçant pendant des siècles, comme une mémoire, le trauma collectif profond. Là les pyramides et les soleils aztèques se désintégraient et se pétrifiaient vers les abîmes et vers les socles des volcans, héros qui renaîtront dans une autre époque sidéral
VS Quelle relation mythologique e historique à la Pachamama que fascine encore, en cherchant une meilleure compréhension de l’Amérindia ?
L. Troncoso. Actuellement l’America Morena, les actions des communautés, poursuivant les résistances depuis la révolution mexicaine, continue avec ses rites, ses langues et cultures vernaculaires à maintenir et protéger les territoires de la Pachamama, déesse de la terre.
Le concept de Pachamama s’applique à mon œuvre, et dans des conférences pendant l’art à l’école, dans le sens du magma provocateur des guerriers telluriques, qui construisent géométries, astronomies et révolutions comme je raconte dans mes écrits encore inédits.
Pour nous, les amérindiens, une diversité de peuples indigènes expriment dans une myriade de dialectes (quechua, mapuche…) une action pour défendre leur patrimoine. Cette vérité signifie notre identité et notre affirmation du droit à exister.
A paris mon « Carnaval de la Pachamama », récit en prose, raconte les fêtes et résistances minières, indigènes, paysannes, légendaires qui existent pendant des siècles dans les pays de la cordillère des Andes. Aussi je fais une réflexion sur la culture quechua et sur la présence des momies centenaires et des peuples du haut plan andin qui participent activement au Carnaval de la Pachamama. Ces textes n’ont pas été publiés en France, Canada ou Espagne (les livres sont El Carnaval de las papas, El Carnaval de la Pachamama, America Morena. Mais Mytologie et guerriers de l’Amérique Latine, est publié par mes soins et se trouve à la BNFM).
relation entre l’art à l’école et la Pachamama et America Morena?
L Troncoso Pour commencer « art à l’école » est une méthode pédagogique de dialogue. A la faculté des Beaux Arts de Tours j’ai présenté pour la première fois une conférence débat sur le muralisme mexicain de Orozco et Diego Rivera lié à l’histoire indigène et à la révolution mexicaine. Aussi j’ai montré des projections des monuments de Siqueiros, influencé par le cubisme de Picasso, Braque.
Dans ces ateliers il ne s’agissait pas de refaire avec des instruments des oeuvres aussi monumentales dans une période aussi limitée, au style Rodin. En tant qu’artiste j’insistait dans ces manifestations sur le fait que la sculpture, la poésie, l’art sont dans l’histoire une expression de liberté et apportent des espaces de joie de vivre. Les enfants et les jeunes s’inspiraient dans des images qui, eux-mêmes, codifiaient à leur manière, selon leur perception de la vie quotidienne.
Cette expérience contribue à un formation plus complète y énigmatique de la troisième dimension qui permettrait aux participants de l »art à l’école » d’entrer dans un monde imaginaire. Ainsi pourraient-ils avoir la possibilité de découvrir la pratique des artistes indépendants, ce qui les permettrait d’avoir un contact plus humain et de créer des environnements plus affectifs, les rendant plus capables d’affronter la société de violence de notre temps.
Même si on m’a critiqué en disant que j’essayait de ramener en France le surréalisme latino-américain et de provoquer un débat polémique en milieu scolaire, mon intention était de proposer l’art comme une aide pour éveiller et faire rêver l’enfant des qu’il est petit.
Avec l’art à l’école les enfants s’empruntaient l’imaginaire de la culture du jaguar maya ou des monumentales têtes olmèques. Les fascinaient beaucoup l’abondance d’épopées de l’Amérique Latine, la résistance de l’Auraucania contre le Conquistador. Là bas les « machis araucans » sont l’équilibre de la communauté, les racines fondamentales. Les impressionnaient l’univers de personnages antropo-morphes dans des choques de civilisation de Tiahuanaco, où la mémoire des dieux soleils, condors et jaguars resta dans les ruines de monuments mégalithiques de altiplano andin.
Là entre les monumentales bloques du Cuzco, l’inca Huainca Capac dominait avec ses yeux d’aigle le firmament et il fabriquait des soleils dans le ventre même du magma.
Revista
en Linea ARENOTECH - Enero 2005© -
Revue en ligne ARENOTECH - Janvier 2005©
Webcreatividad
- Webcreativité - Webcreativity