|
Le verre intelligent
Autant les nouveautés attendues dans le domaine
des standards de l’image sont souvent évoquées, autant l’évolution future
des interfaces l’est fort peu. Laurent Boissin, membre du Conseil scientifique
d’ARENOTECH, nous a montré ce que peut permettre dès aujourd’hui une simple
plaque de verre, support dont toutes les possibilités sont loin d’avoir
été toutes exploitées.
L'scanner laser intelligent pour une interface
homme-machine
La meilleure illustration de leur évolution
à long terme nous est fournie par trois chercheurs de l’Université de
Tokyo qui ont précisément essayé d’imaginer, dans le cadre du laboratoire
ISHIKAWA NAMIKI KOMURO, ce que sera l’IHM - l’Interface Homme-Machine
- de demain. Ils ont ainsi mis au point le SMART LASER SCANNER
FOR UMAIN - COMPUTER INTERFACE.
Celui-ci utilise des petits miroirs, une diode
laser et surtout un photodétecteur qui scanne en temps réel les coordonnées
tridimensionnelles du bout des doigts de l’utilisateur : celui-ci,
sans gants, capteurs ou caméras sréréoscopiques peut ainsi manipuler une
page web sans écran ni clavier : les premiers test ont ainsi permis
de surfer sur Internet du bout des doigts ou encore de manipuler une double
hélice d’ADN d’une seule main.
Si certaines sociétés proposent de travailler
aujourd’hui au travers d’images de réalité augmentée - sujet de l’un de
nos récents séminaires -, se profile ainsi surtout à l’horizon la possibilité
de manier simultanément plusieurs objets ou encore d’écrire « dans
le vide ».
Les Réseaux sociétaux ubiquitaires informatisés
Le mois de mai a vu le jour à Tokyo la conférence sur l’Ubiquité du
réseau, organisé par L’Union Internationale des Télécommunications (UIT).
L’Institut des technologies de l’information de l’université de Tokyo
du Professeur Ken Sakamura, a mis en place un système d’exploitation qui
régie les fonctions de trois milliards d’appareils électroniques. En effet,
le Ubiquitous ID Center, le laboratoire de Sakamura, développe les u-tags
ou étiquettes électroniques et leurs applications. Ces tags sont reliés
à des serveurs Internet sans fil, qui font l’office des bornes électroniques
et qui renferment des puces préprogrammés ou étiquettes d’identification
par radiofréquence, et le promeneur peut les lire et récupérer leur contenu
à travers d’un assistant numérique personnel : le « Te-Engine ».
Ce baladeur en s’approchant des bornes obtient, en temps réel, des informations
vocales ou visuelles : le Té-Engine interroge un serveur et reçoit,
via le réseau, les informations demandés par son détenteur. Les u-codes
ont été programmés en japonais, chinois, coréen et anglais.
Les premiers tests ont été réalisés dans le parc d’Ueno, où se trouvent
les principaux musées d’art traditionnel et contemporain, à Tokyo et à
Kobe, avec l’intention d’établir des infraestructures sociales du futur
pour aider en principe les aveugles et les paralysés, mais ensuite aussi
pour aider les touristes et les voyageurs grâce à ces bornes électroniques
miniatures disséminées dans les rues. Kobe abrite, des nos jours, 40
000 bornes et Tokyo 80.
L’écran sous la peau
Grâce aux nanotechnologies, Robert A. Freitas Jr est en train de mettre
au point un écran implanté à quelques millimètres sous la peau au travers
du "programmable dermal display", technologie qui consiste à
implanter une population de trois milliards de robot-pixels sur une surface
de peau de 6cm*5com. Les photons émis par ces pixels produisent une image
à la surface de la peau. L'écran pourrait être programmé pour afficher
des d'informations, et notamment des informations médicales. L'écran devrait
aller chercher l'information pour ensuite l'afficher avec la possibilité
d’être activé ou désactivé par un tapotement du doigt sur la main. Les
capteurs insérés dans l'écran pourraient permettre ainsi de surveiller
par exemple la santé de chaque individu.
Les nouvelles formes de TV
TV en situation de mobilité UniversyTV est une télévision communautaire
de l’Université Roma3, un réseau né en janvier 2004 qui est dirigé
par une équipe d’étudiants et professeurs de Roma3. Les étudiant sont
tout à la fois le public, les auteurs, les metteurs en scène et les programmeurs
de cette chaîne. Elle fonctionne à l’intérieur de la structure universitaire.
Elle est un laboratoire d’expérience pour les étudiants qui prétend s’ouvrir
au territoire de la ville de Rome.
|