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Programme
"Le e-gouvernement territorial
"
La
problématique de la défiance fait aujourd’hui l’objet en Europe de débats multiples :
au-delà de propositions souvent basées sur une sémantique creuse, elle
illustre l’épuisement de pratiques de gouvernance développées au cours
des deux derniers siècles de l’histoire européenne. Au même moment, le
développement de réseaux collaboratifs et d’expertise qui sont amenés
à créer une nouvelle ingénierie de l’être ensemble commencent à
peine à émerger, souvent difficilement d’ailleurs face à des responsables
que le système représentatif a habitué à se penser en représentant
du peuple et qui pensent le web surtout en termes « de comptoir
à brochures ou de guichet automatique » devant une personnalisation
qui modifie profondément le tissu sociétal.
Un
récent rapport canadien relatif à la gouvernance électronique
et remis en 2004 à la section de la planification stratégique de la municipalité
de Gatineau souligne que dans ce
domaine, tout reste à inventer : « il y a bien ça et là, quelques
projets pilotes de gouvernance locale en ligne, mais rien qui permet de
construire une municipalité dotée d’une véritable gouvernance électronique »,
et ce à l’heure où « le principal défi pour les élus et les administrateurs
est la gérance du changement grâce au développement de stratégies d’innovations »
et la grande difficulté « un manque de vision de l’ensemble des mutations
socioéconomiques ». Les auteurs de ce rapport - René Barsalo, Michel
Cartier et Michel Dumais - soulignent que pour cette nouvelle ingénierie
du territoire, « deux outils s’offrent aux gouvernants : la
veille et l’aide à la prise de décisions », le premier afin de
« recueillir des informations pertinentes sur un problème donné et
à les synthétiser de façon à développer des scénarios d’actions possibles »
amenant les décideurs à réorganiser leur vision du présent. Le second
illustre « le courant actuel des knowledge societies…qui
s’édifient actuellement sur le traitement du savoir ».
A
cette fin, c’est toute une ingénierie des besoins qui est à construire
en étroite collaboration avec les collectivités locales. C’est même une
condition majeure pour concrétiser le concept même de Knowledge Zone.
Les acteurs technologiques en ont en tout cas besoin afin de formuler
des offres pertinentes, ce qui souvent est bien loin d’être le cas, mais
les acteurs locaux bien davantage encore afin de mieux participer au nécessaire
renouveau des territoires et de leur gestion.
Programme animé par Eunika
Mercier-Laurent
Pour tout renseignement : info@villesnumeriques.org
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