Mataró, ville de la connaissance
André Jean Marc Loechel

Laura Garcia Vitoria

Sous l’égide de la Fondation Tecnocampus Mataró, a été organisé en novemre 2002 à Mataro un séminaire intitulé "Ciudad del Conocimiento : usuarios y redes creadoras de la nueva urbe" qui s’adressait aux chercheurs et planificateurs urbains, architectes, responsables des services d’information et informaticiens et de manière générale à tous les preofessionels préoccupés par les nouvelles tendances de la gestion urbaine en réseau.

Avec une équipe d’économistes de l’Université Politechnique de Catalogne, ce séminaire a par la suite permis de modéliser un certain nombre d’axes de développement de la ville en la matière.

La ville de Mataro a depuis placé le début de ce siècle sous l’égide d’un plan directeur qui entend en faire une ville de la connaissance, capable d’exploiter pleinement le capital intellectuel de la ville et de son territoire (GCIM - Gestió del Capital Intel-lectual a Mataró) qui est pour toute ville la source principale de richesse, de prospérité et de croissance future.

A été utilisé à cette fin le modèle CICBS (Cities’ Intel-lectual Capital Benchmarking System). Celui-ci se traduit par la création et la gestion d’une plate-forme de connaissance (Plataforma de Capital Intel-lectual), ceci à partir notamment des micro-clusters existants dans la cité.

Le processus de CICBS se base en effet sur cinq points majeurs :

La finalité du modèle CSICM (Model General de Capital Intel·lectual de les Ciutats) consiste ainsi  à mesurer et gérer le capital intellectual de chacun des micro-clusters présents sur le territoire, ceci à travers notamment un processus de benchmarking de leur capital intellectuel spécifique qui permet par exemple d’obtenir un index de confiance globale (Global Reliability Index).

L’application du modèle à Mataro amène de la sorte à une vision stratégique du développement de la ville, de la cohésion sociale (où la vie associative est amenée à jouer un rôle de tout premier ordre) et des possibilités de croissance économique durable. Les responsables de la collectivité peuvent ainsi juger de l’importance des vecteurs culturels, de la créativité et de l’innovation, véritables piliers du développement urbain futur et des capacités de compétitivité du territoire du fait même de ses « actifs intangibles ». Le rôle de tels facteurs se voit naturellement démultiplié par les infotechnologies.

Le MECIC (Model Específic de Capital Intel·lectual de les Ciutats) implique l’ensemble des micro-clusters (le secteur textile par exemple et ses potentialités face à de nouvelles productions émergentes), aux côtés de la plate-forme global des capacités intellectuelles de la collectivité ; la gestion commune de ces deux composantes du capital de la ville s’appuie notamment sur des démarches de benchmarking des potentialités d’autres collectivités.

Cette gestion, pour les autorités de la ville, s’est notamment appuyée sur la Fondation Tecnocampus.

Le CICBS prétend ainsi être d’abord un DSS (Decisión Support System), un système d’information et d’aide à aux décisions stratégiques des élus et aux choix de financement, un point de départ aussi pour les investigations ultérieures accompagnant une telle stratégie de construction d’une ville de la connaissance. http://www.arenotech.org

Références

Gestion de l'identité : Mataró antique (http://www.viaavgvsta.anonai.com/VVTLL2fr.html)