LONDRES : une étude du cabinet OVUM

Prospective de la haute technologie européenne

Les trois secteurs de la haute technologie européenne que sont les services informatiques, les services de télécommunication et le développement logiciel vont croître d’ici 2006 de 4,5% par an, soit bien davantage que le produit intérieur brut : les collectivités territoriales européennes, soucieuses du développement économique de leurs territoires dans les années qui viennent seraient ainsi bien inspirées d’en tenir compte et de faciliter bien davantage qu’elles ne le font à ce jour l’installation, l’implantation régionale et le développement des industries de haute technologie.

Constat majeur en termes d’évaluation comparée : la France ne représente que 12% du total, loin derrière la Grande Bretagne (pour prendre deux pays de taille comparable) qui, elle, représente 17%.

Pour ce qui est de la part des télécommunications (dont le marché des services devrait augmenter globalement en Europe de 4 à 5% par an) dans le PIB européen, la France, tout comme d’ailleurs l’Allemagne, reste en dessous de la moyenne du continent européen, aux alentours de 2,8%.

En matière de logiciels, c’est une croissance de l’ordre de 2% qui est attendue d’ici 2006, croissance largement tirée par le domaine de la sécurité informatique, mais également celui des outils d’aide à la décision. Le retard français est ici manifeste, avec une dépense en logiciels par habitant de 100 euros à peine contre 110 pour l’Allemagne et …plus de 130 pour le Royaume-Uni.

La croissance des services informatiques est quant à elle évaluée par le cabinet OVUM à une progression annuelle de 7 à 11%. La Grande Bretagne là encore a su bien mieux accompagner l’évolution de ce secteur qui représente quasiment le quart du marché européen (la part française a été de 17% en 2003). Il s’agira là surtout d’infogérance, alors que le grand retour de la gestion de prochain est attendu pour 2005.