Qu'est-ce que la nouvelle économie ?
Serons-nous encore des acteurs de l'actuelle réorganisation du tissu socioéconomique ?
Michel Cartier - Octobre 2004

Voici un dossier décrivant la nouvelle économie, c'est-à-dire le théâtre où nous allons développer nos prochaines activités. Le développement d'une économie fonctionnant en temps réel à travers le monde a créé une telle superstructure que personne ne sait aujourd’hui comment ce monstre fonctionne. Elle est imprévisible parce que ses tendances et ses outils sont méconnus, objets de ce dossier.

Il y a encore des pays qui sont centrés sur le Fordisme et le Taylorisme (la France par exemple) et d'autres qui essaient de développer un nouveau modèle économique s’appuyant sur les TIC (L'Irlande, le Suède, le Brésil, le Canada et évidemment les États-Unis). Cette nouvelle économie nous permet, à nous Québécois, de passer du stade de Québec.inc à Québec.com.

La nouvelle économie ne fait pas disparaître l’ancienne mais s'y superpose. Elle n’a rien à voir  avec les dot-coms, les prises de contrôles et les scandales que nous venons de connaître, elle est nouvelle parce que les idées, les méthodes et les clientèles sont nouvelles. Son objectif principal est de développer de nouvelles clientèles pour leur offrir, en temps réel, des produits à des prix plus compétitifs dans un contexte de mondialisation.

Le terme nouvelle économie est peu précis mais il a l’avantage d'être utilisé par tous ; le terme network economy est préféré par les anglophones et économie du numérique par les francophones.

Qu'est-ce qui est nouveau ?

Elle se ramifie à partir de la prolifération de niches de toutes sortes qui ne réagissent plus à des clientèles de masse mais aux exigences de chaque groupe de clients. A cause de son caractère interactif, cette économie est liée à l’attention que doit lui porter le consommateur, c’est une attention economy. C'est aussi une  économie qui fonctionne en temps réel et, parce qu’elle fonctionne en temps réel grâce à des communautés financières synchronisées en trois fuseaux (Amérique, Union européenne et Asie), elle est vulnérable à tout événement négatif lequel fait perdre confiance aux gens. En fait,la nouvelle économie repose principalement sur un facteur intangible, la confiance dans le système, autant des consommateurs et des petits investisseurs que des financiers et des promoteurs (et ce niveau de confiance a été sérieusement ébranlé par les scandales de Enron, WorldCom, etc. aux États-Unis, Vivendi en France et Cinar au Québec).

Cette économie transforme quelque chose d’abstrait, les informations, en produits ; elle deviennent des bits électroniques qui peuvent être copiés et diffusée si rapidement qu’elle déplace les marges des bénéfices. Le développement des NTIC rend possible la mondialisation, la mobilité et l’accélération, qui préparent le nouveau bond ; d'où les liens étroits qui se tissent entre la nouvelle économie et les TIC.

La spirale finance/Internet

Ce dossier analyse la spirale finance/Internet son moteur principal et la valeur ajoutée sa matière principale. Il analyse les raisons qui ont suscité l'implosion de la bulle boursière durant sa première étape de 1995-2000 ; étape qui ne signale pas une récession mais plutôt une réorganisation du tissu économique et la préparation d’un nouveau bond économique. Il analyse surtout les stratégie émergentes derrière le projet 2015, faire d'Internet un espace hors taxe d’ici dix ans.

Le prochain bond se prépare déjà depuis trois ans. Serons-nous parmi ses principaux acteurs ? Quelles sont les tendances que nous devons étudier et les nouveaux outils que nous devons apprivoiser ? L'avenir ne sera-t-il qu’américain ? Sinon, quelles stratégie devons-nous développer? http://www.arenotech.org.

http://www.michelcartier.com/McArticleB.php3?id_article=231