Séminaire
"Aménagement numérique du territoire"
Espace Congrès du Sofitel Paris Forum Rive Gauche, 30 juin 2004.
« Vous
êtes tous des pionniers »
(Gilles de Robien, 30 juin 2004)
Rares sont les réunions à réunir un public aussi homogène et convaincu que celle consacrée à l’aménagement numérique du territoire le 30 juin 2004 à Paris [1], sous l’égide du Conseil général de l’Oise et Didier Loth qui a annoncé à cette occasion une initiative permettant la mutualisation des pratiques juridiques des collectivités territoriales françaises [2].
De
retour d’un déplacement en Asie, Nicolas Jacquet (DATAR) a eu à cœur
d’évoquer les 20% du PNB coréen consacrées aux technologies de l’information
(dont le quart, on le sait, aux jeux vidéo), ainsi que les pôles de compétitivité
de ce pays tels que Digital Media City, Daedeok Techno Valley, Songho Inpia
- le seul pôle de Cristal Valley autour de Samsung et de ses écrans plasma coûtant
à lui seul 17 milliards de dollars -. Pour ce qui est de la Chine, c’est l’exemple
du Cyberport et de ses espaces mis à la disposition des entreprises en matière
de réalité virtuelle et de captation des mouvements qui fut évoqué, ou encore
celui de Shanghai au travers d’un très haut débit très largement disponible
pour un coût modique (80 méga pour 18 euros).
Pour ce qui est de l’Europe, le délégué a mentionné notamment les huit méga clusters nationaux danois où 40% des PME pratiquent une large coopération interentreprises ou encore l’université suédoise dédiée exclusivement au haut débit et à la téléphonie mobile.
10 000 bâtiments français bénéficient ainsi du haut débit, contre 200 000 en Italie, 230 000 en Suède, un million au Japon ; quant à la Corée 15 millions d’immeubles sur 18 millions sont raccordées par fibres optiques.
Après un rappel des positions de l’ART par Gabrielle Gauthey, Serge Bergamelli (Caisse des Dépôts) a fait le bilan de la carte de France numérique, évoquant 130 projets (144 dira par la suite le Ministre), dont une trentaine notamment devrait pouvoir être menée à bien [3].
Après l’intervention de Sabine Bourdy (Commission européenne), Gilles de Robien a conclu la réunion en reprenant notamment lui aussi, après le Ministre des Finances [4], la question des pôles de compétitivité, soulignant avant tout à ce sujet qu’on ne saurait les limiter aux très grandes métropoles, ni d’ailleurs de manière générale, dissocier les projets d’aménagement numérique des interactions entre organisation de l’espace et développement économique.
[1] « LE L.1425-1 du Code Général des Collectivités territoriales. Après le pourquoi, le comment ? » (Sofitel Paris Forum Rive Gauche).
[2] Y participeront surtout des représentants des conseils généraux de l’Oise, de la Moselle, de la Manche et des Pyrénées Atlantiques.
[3] Loiret, Vanves, Allier, Seine Eure, Hérault, Cher, Sarthe, Pyrénées Atlantiques, Arras, Caen la Mer, Guadeloupe, Dorsal (Limousin), Sicoval, Bordeaux, Aquitaine, Chalons, Agen, Nièvre. Les projets qui ont déjà vu leurs délégations retenues : Yvelines, Creusot Monceau, Pau, Oise, Loire et Nohan. Tout ceci après les grands projets historiques dont on trouvera l’analyse sur ce site, et notamment Besançon, Nancy et Castres.
[4] On se reportera à ce sujet à l’éditorial de la Lettre « Villes Numériques » (juillet - août 2004).
